Quand la gauche juive avait une intégrité (Mitchell Bard) (fr+eng)

Titre original : When the Jewish Left Had Integrity
Date de publication : 19 octobre 2017
Auteur de l’article : Mitchell Bard
Site de publication : The Algemeiner
URL du site : algemeiner.com
URL de l’article : algemeiner.com/2017/10/19/when-the-jewish-left-had-integrity
Traduction : ‘Ami Artsi עמי ארצי
Date de traduction : 20 octobre 2017
Site de traduction : Israëlia ישראליה

 

Manifestation à Tel Aviv

L’un des plus malheureux problèmes dans les campus universitaires aujourd’hui, c’est la façon dont l’extrême gauche a détournéles mouvements des droits civiques et humains, et les ont transformés en bastion de l’hostilité anti-israélienne.

Ces causes étaient traditionnellement défendues par les Juifs, Juifs qui sont, aujourd’hui, exclus s’ils sont identifiés comme pro-Israël. Pourtant, autrefois, les étudiants juifs de gauche ont résisté aux tyrans et avaient préféré claquer la porte plutôt que de se joindre aux ennemis d’Israël.

Je suis récemment tombé sur un article publié dans Newsweek le 1er mars 1971 et qui parlait du clash entre les Juifs radicaux et les étudiants noirs à propos d’Israël. L’article disait :

« Pour les Juifs d’extrême-gauche, le clash avec le militantisme noir s’est produit en 1967 à Chicago, quand un groupe juif a quitté la conférence de la coalition de la Nouvelle Gauche plutôt que de soutenir un large panel de revendications des Noirs, incluant l’appel à une résolution condamnant Israël pour agression impérialiste au Moyen-Orient ».

Pourtant, combien de Juifs ou de non-Juifs sont prêts aujourd’hui à quitter des groupes qui se tiennent du côté des antisémites ?

Cet exemple résonnait en moi après avoir lu sur la façon dont les extrémistes du mouvement Black Lives Matter se sont liés à des antisémites en adoptant une plateforme en 2006 qui soutenait le BDS, déclarait que le soutien des Etats-Unis à Israël les rendaient « complices dans le génocide perpétré contre le peuple palestinien » et comparait Israël avec le régime raciste sud-africain.

Cette plateforme était cosignée, selon le Times of Israel, par Rachel Gilmer, l’ancien membre du conseil d’un groupe sioniste de jeunesse . Ça a été dénoncé par la communauté juive courante (même les extrémistes radicaux à Jewish Voice for Peace (JVP), qui soutiennent le BDS, ont soutenu cette dénonciation.

Après Ferguson, nous avons vu que les étudiants soutenant Black Lives Matter avait commencé à incorporer la propagande anti-israélienne crachée par des groupes comme Jewish Voice for Peace et Students for Justice in Palestine, dans leurs manifestations.

Je pensais, au départ, qu’Israël pourrait avoir une petite lune de miel sur les campus cette année, parce que les étudiants auraient concentré leur ire sur Donald Trump, mais au lieu de cela, les anti-Israël cherchent à pourrir ces manifestations.

A la Tufts University, par exemple, l’aile gauche des étudiants a disséminé un « Guide de Désorientation » qui accusait Hillel de soutenir « un Etat suprématiste blanc ». Hillel s’est également vu reprocher d’exploiter « les voix noires pour ses propres programmes pro-israël » parce que, trois ans plus tôt, les parents de Trayvon Martin, l’adolescent noir tué en Floride, a été invité à s’exprimer au sujet de la violence armée.

Le Jewish Telegraphic Agency a révélé que des guides similaires ont été distribués aux universités de Columbia et de New York. L’ancien guide critiquait l’administration Trump pour « soutenir l’oppression des Palestiniens à la fois par ses investissements et par la suppression des discours anti-Israël des étudiants et de la faculté », le nouveau déclarait que les étudiants participant à l’anniversaire d’Israël étaient « complices avec l’occupation, la destruction et la colonisation de la Palestine. »

Les Students for Justice in Palestine (SJP), à l’université de l’Illinois à l’Urbana-Champaign (UIUC) a organisé un évènement « Smash Fascism » qui a été publié sur Facebook (avec une description disant qu’il n’y a « pas de place pour les fascistes, les suprématistes blancs ou les sionistes à l’UIUC ».

Le terme « intersectionalité » peut être nouveau mais ce qu’il représente est un effort familier des détracteurs d’Israël de tenter de greffer leur campagne marginalisée sur une cause plus populaire. Si la gauche avait une intégrité, les groupes qui sont anti-Trump, anti-fascistes, anti-brutalité policière, etc., éjecteraient SJP et consorts hors de leurs campagnes (et les dénonceraient pour leurs mensonges, leur sectarisme et leur antisémitisme. Les Juifs de gauche doivent également être clairs. Même s’ils sympathisent avec ces causes, ils doivent être prêts à claquer la porte, comme leur prédécesseurs l’étaient en 1967, de n’importe quel groupe qui permet à son message d’être détourné pour promouvoir la haine du Juif et la négation d’Israël.

(Dr. Mitchell Bard est Directeur exécutif de l’AICE (American–Israeli Cooperative Enterprise) et de la Jewish Virtual Library, il a écrit 24 livres, notamment : l’édition 2017 de « Mythes et Faits : Un Guide sur le conflit arabo-israélien », « Le Lobby Arabe », « Mort aux Infidèles : la Guerre de l’Islam Radical Contre les Juifs » et la nouvelle « Après Anatevka : Tevye en Palestine »).

 

(cliquez sur les images pour obtenir leur taille réelle)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Original title : When the Jewish Left Had Integrity
Date of publication : October 19, 2017
Author of the article : Mitchell Bard
Site of publication : The Algemeiner
Address of site : algemeiner.com
Address of the article : algemeiner.com/2017/10/19/when-the-jewish-left-had-integrity

Tel Aviv protest

One of the sad problems on college campuses today is the way that the extreme left has hijacked civil and human rights movements, and turned them into bastions of hostility toward Israel.

These causes were traditionally championed by Jews — Jews who are now turned away if they are viewed as pro-Israel. Yet once upon a time, left-wing Jewish students stood up to the bullies and chose to walk away rather than join the Israel bashers.

I recently stumbled on a Newsweek story published on March 1, 1971, about the breakup of the coalition between radical Jewish and black students over Israel. The article read:

« For Jewish radicals, the break with black militancy came in 1967 in Chicago when a Jewish contingent walked out of a New Left coalition conference rather than support a wide range of black demands, including one that called for a resolution condemning Israel as an imperialist aggressor in the Middle East. »

Yet how many Jews or non-Jews are prepared to walk out today on groups that side with antisemites?

This example resonated with me after reading about how extremists from the Black Lives Matter movement joined hands with the antisemites in adopting a platform in 2016 that supported BDS, claimed US support for Israel makes it “complicit in the genocide committed against the Palestinian people” and compared Israel with the racist South African regime.

That platform was coauthored, according to The Times of Israel, by Rachel Gilmer, the former board member of a Zionist youth group. It was denounced by the mainstream Jewish community — although the extreme radicals at Jewish Voice for Peace (JVP), which supports BDS, endorsed it.

After Ferguson, we saw that students supporting BLM had begun to incorporate the anti-Israel propaganda spewed by groups such as JVP and Students for Justice in Palestine (SJP) into their protests.

I initially thought that Israel might have a bit of a honeymoon on campus this year, because students would be focusing their ire on Donald Trump, but instead, the Israel-haters are seeking to glom onto these protests.

At Tufts University, for example, left-wing students disseminated a “Disorientation Guide” that attacked Hillel for supporting “a white supremacist state.” Hillel was also accused of exploiting “black voices for their own pro-Israel agenda” because, three years earlier, the parents of Trayvon Martin, the black teenager shot in Florida, were invited to speak about gun violence.

The Jewish Telegraphic Agency reported that similar guides were distributed at Columbia and New York University. The former criticized the Trump administration for “supporting the oppression of Palestinians both through its investments and by suppressing anti-Israel speech by students and faculty.” The latter declared that students participating in Birthright Israel are “complicit in the occupation, destruction, and colonization of Palestine.”

The SJP at the University of Illinois at Urbana-Champaign (UIUC) held a “Smash Fascism” event that was publicized on Facebook — with a description that read that there is “no room for fascists, white supremacists, or Zionists at UIUC.”

The term “intersectionality” may be new, but what it represents is a familiar effort by Israel’s detractors to try to piggyback their marginalized campaign onto a more popular cause. If the left had any integrity, groups that are anti-Trump, anti-fascist, anti-police brutality etc., would throw SJP and their ilk out of their campaigns — and denounce them for their lies, bigotry and antisemitism.

Jews on the left must be equally unequivocal. Even if they sympathize with these causes, they must be prepared to walk away, as their predecessors did in 1967, from any group that allows its message to be hijacked to promote Jew-hatred and Israel denial.

(Dr. Mitchell Bard is the Executive Director of AICE and Jewish Virtual Library,  has written 24 books including:  the 2017 edition of “Myths and Facts: A Guide to the Arab-Israeli Conflict,” “The Arab Lobby,” “Death to the Infidels: Radical Islam’s War Against the Jews” and the novel “After Anatevka: Tevye in Palestine.”)

(Click on the pictures to get their full size)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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