A propos de ces chrétiens « en déclin » en Israël (Dexter Van Zile) (fr+eng)

Titre original : A propos de ces chrétiens « en déclin » en Israël
Date de publication : 10 octobre 2017
Auteur de l’article : Dexter Van Zile
Site de publication : Info-Equitable
URL du site : infoequitable.org
URL de l’article : infoequitable.org/a-propos-de-ces-chretiens-en-declin-en-israel/#comment-3778
Traduction : Info Equitable
Edition : ‘Ami Artsi עמי ארצי

De grands médias prétendent souvent qu’Israël est peu accueillant envers ses habitant chrétiens, ce qui aurait pour conséquence une baisse considérable de leurs effectifs. En réalité, c’est le contraire qui est vrai.

L’une des méthodes les plus fréquentes de délégitimation d’Israël est de le dépeindre comme un mauvais endroit où vivre pour les non-Juifs, et en particulier les chrétiens. Souvent, des Palestiniens chrétiens vont décrire le comportement d’Israël de la même manière que le comportement des Juifs de Jérusalem au 1er siècle est décrit dans le Nouveau Testament. Les Juifs en Israël ont maltraité Jésus à l’époque, et maintenant les Juifs maltraitent ses fidèles contemporains.

A l’appui de ce narratif, les antisionistes manipulent les données sur le nombre de chrétiens vivant dans le pays pour affirmer faussement que la population chrétienne d’Israël « périclite », alors qu’en réalité elle a substantiellement augmenté depuis la guerre d’Indépendance de 1948-49.

Souvent, des journalistes font remarquer que les chrétiens composaient 20% des personnes qui vivaient dans la région qui fait maintenant partie de l’Etat juif et qu’aujourd’hui les chrétiens ne sont que 2% ou moins de la population et que, par conséquent, cette population décroît. Cela insinue qu’Israël, l’Etat juif, est inhospitalier envers les chrétiens et qu’il n’est pas digne du soutien des chrétiens.

(dispute foncière entre l’Eglise et Israël : le titre laisse croire à une remise en cause de l’existence des chrétiens en Israël alors qu’il n’en est rien.)

Le prétendu déclin du christianisme dans l’Etat juif est un thème récurrent qui a été mis en avant dans de nombreux médias tels que la Catholic Near East Welfare Agency (CNEWA), l’Associated Press, Sojourners, National Geographic, et 60 Minutes.

Les chrétiens soucieux d’objectivité qui voudraient répondre à la notion qu’Israël est mauvais pour les chrétiens doivent savoir une chose :

Le nombre de chrétiens natifs de l’Etat juif a augmenté de près de 300% depuis la guerre d’Indépendance.

Le relevé des statistiques d’Israël publié par le Bureau central des statistiques d’Israël rapporte qu’à la fin de 2015, année la plus récente pour laquelle des données sont disponibles, il y avait un total de 164,000 chrétiens vivant dans l’Etat juif. Ce même document rapporte que, parmi ce total, un peu plus de 130 000 de ces chrétiens sont arabes.

Le relevé des statistiques d’Israël rapporte qu’en 1949 il y avait environ 34,000 chrétiens vivant en Israël

Ce chiffre n’a pas été décomposé par ethnicité, mais la grande majorité de ces gens étaient des chrétiens arabes.

Le résultat est qu’entre 1949 et 2015, la population chrétienne native d’Israël a augmenté de 282%. Aucun autre pays du Moyen-Orient n’a connu une croissance similaire de sa population chrétienne native. En fait, certains pays ont subi des pertes catastrophiques durant la même période.

Oui, le pourcentage de chrétiens arabes en proportion à la population d’Israël a décliné depuis 1948, mais cela résulte d’une augmentation des populations juives et musulmanes du pays.

Selon le relevé des statistiques d’Israël pour 2016, un peu plus d’1 million de Juifs et 113 800 musulmans vivaient en Israël en 1949. A la fin 2015, approximativement 6,3 millions de Juifs et 1,5 million de musulmans vivaient dans le pays. (La population des deux groupes avait augmenté de 521% et 193% respectivement.)

Ces augmentations contribuent grandement à expliquer pourquoi une population chrétienne en croissance rapide diminue en proportion de la population totale d’Israël. Aussi rapide soit sa croissance, celle des deux autres groupes est plus rapide encore. Cela ne veut néanmoins pas dire que les chrétiens soient en déclin en Israël – comme des journalistes, des « partisans de la paix » et des activistes des droits de l’homme le déclarent souvent.

La bande de Gaza et la Judée-Samarie

Une stratégie similaire est utilisée afin de blâmer Israël pour un prétendu déclin des chrétiens en Judée-Samarie et dans la bande de Gaza. Le message sur les chrétiens dans les territoires disputés est que leur population décline à cause de l’occupation israélienne. Cela insinue qu’à partir du moment où Israël se retirera des territoires disputés et que les Arabes en auront le contrôle, la vie des chrétiens s’améliorera et leur population rebondira.

Il y a trois problèmes avec ce narratif.

Premièrement, la population des chrétiens de Judée-Samarie, de Jérusalem-Est et de la bande de Gaza a baissé entre la guerre d’Indépendance (qui avait abouti sur un contrôle arabe de ces territoires) et la guerre des Six-Jours (qui avait abouti sur un contrôle israélien de ces territoires).

Deuxièmement, la population des chrétiens dans ces territoires s’est stabilisée et a modérément crû depuis la guerre des Six-Jours – malgré le départ de beaucoup de jeunes chrétiens de Judée-Samarie et de la bande de Gaza au cours des années.

En d’autres termes, le contrôle israélien sur les territoires disputés a arrêté puis renversé le déclin de la population chrétienne de ces territoires.

Troisièmement, depuis que le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza après le retrait d’Israël en 2005, la population chrétienne de ce territoire a baissé – elle s’est véritablement effondrée.

Tout ceci s’oppose au narratif selon lequel le contrôle juif d’un territoire est mauvais pour les chrétiens et le contrôle musulman arabe d’un territoire est bon pour les chrétiens. En fait, c’est le contraire qui est vrai.

Voici les nombres de chrétiens vivant en Judée-Samarie, à Jérusalem et à Gaza pour les années 1945, 1961, 1967, 1995 et 2007, tirés d’un rapport produit par le Centre des affaires publiques et de l’État (CAPE de Jérusalem) et publié en 2012.

Les données du CAPE ont été compilées à partir de diverses sources, dont le Comité d’enquête anglo-américain, le gouvernement jordanien – qui contrôlait la Judée-Samarie jusqu’à la guerre des Six-Jours en 1967 – le gouvernement israélien et le Consortium Diyar, une organisation dirigée par le pasteur luthérien Révérend Mitri Raheb – un vif détracteur d’Israël.

Nombre de chrétiens à Jérusalem, en Judée-Samarie et dans la bande de Gaza, par année

1945: 59 160
(note : 1948 conquête jordanienne de la Judée-Samarie et égyptienne de la Bande de Gaza jusqu’en juin 1967. Chute de la démographie chrétienne)
1961: 45 849
1967: 42 494
(note : A partir de juin 1967, libération de la Judée-Samarie et de la Bande de Gaza. Remontée de la démographie chrétienne)
2007: 51 710

Ces chiffres révèlent qu’il y a eu une chute du nombre de chrétiens dans les territoires sous contrôle arabe après la guerre d’Indépendance durant laquelle les Égyptiens ont pris le contrôle de la bande de Gaza et les Jordaniens ont contrôlé la Judée-Samarie. Ce déclin a été renversé dans les années qui ont suivi la guerre des Six-Jours, durant laquelle Israël a pris le contrôle de la bande de Gaza et de la Judée-Samarie. Des chiffres fiables pour les années postérieures à 2007 sont difficiles à obtenir, mais les données ci-dessus réfutent clairement la notion selon laquelle les politiques israéliennes auraient causé une chute de la population chrétienne dans les territoire disputés.

La population chrétienne a baissé de 29% sous autorité jordanienne et égyptienne (musulmane) et augmenté de 22% depuis qu’Israël a pris le contrôle de la Judée-Samarie lors de la guerre des Six-Jours.

Même le Consortium Diyar précédemment mentionné a dû admettre que la population de chrétiens palestiniens dans les territoires disputés avait augmenté, bien que légèrement, sous contrôle israélien. Dans un rapport de 2012, cette organisation antisioniste a déclaré que « l’effectif de la population chrétienne a très légèrement grandi pendant les 50 dernières années. »

Et pourtant, journaliste après journaliste déclare que la population chrétienne dans cet territoires baisse à cause des politiques d’Israël !

La Bande de Gaza

Alors que la bande de Gaza est comprise dans les chiffres ci-dessus, il faut noter que le nombre de chrétiens dans ce territoire n’est pas très élevé. Un recensement israélien mené en 1967 a compté 2 478 chrétiens. En 2014, une organisation caritative anglaise appelée “Embrace the Middle East” a mené une enquête qui a révélé que la population chrétienne de Gaza totalisait 1 313 personnes, indiquant que la population de chrétiens dans cette région avait baissé de 47% au cours des cinquante dernières années.

En fait, le déclin pourrait même être plus prononcé parce qu’en 2006, l’année avant la prise de contrôle du territoire par le Hamas dans une violente guerre civile, le Centre oecuménique de Théologie de la Libération Sabeel a estimé que 3 000 chrétiens vivaient dans la bande de Gaza. L’estimation de Sabeel renforce l’hypothèse selon laquelle la population chrétienne s’est rétablie sous contrôle israélien et le déclin enregistré par “Embrace the Middle East” indique que les populations chrétiennes diminuent sous contrôle arabe et musulman.

(Un article de l’Agence France Presse insinuant qu’Israël fait disparaître les chrétiens du Golan; au moment même où, dans la Syrie voisine, ils font face à des forces génocidaires…) 

 

Les chrétiens dans le reste de la région

Par comparaison, les chrétiens ont vécu des moments terribles dans le reste du Moyen-Orient. C’est particulièrement vrai en Egypte, en Irak et en Syrie. L’Iran est un autre pays dans lequel les chrétiens (et d’autres minorités religieuses) sont brutalement maltraités.

Les deux pires endroits où être un chrétien au Moyen-Orient sont l’Irak et la Syrie. Le 16 mars 2016, le secrétaire d’Etat américain d’alors John Kerry a déclaré que l’Etat islamique en Syrie et au Levant (EI) était coupable du crime de génocide contre les chrétiens, les yézidis et les musulmans chiites dans ces pays. L’EI, a-t-il dit, « affirme lui-même qu’il commet des génocides, des faits confirmés par son idéologie et par ses actions. » Kerry déclarait aussi que l’EI « tue les chrétiens parce qu’ils sont chrétiens, les yézidis parce qu’ils sont yézidis, les chiites parce qu’ils sont chiites. »

L’impact de la violence djihadiste contre les chrétiens dans ces deux pays a été brutal. Un article du New York Times publié le 22 juillet 2015 décrivait la violence de l’EI contre les chrétiens (et les yézidis). Viols, massacres et fosses communes étaient monnaie courante. Les femmes de ces minorités étaient vendues comme esclaves sexuelles par l’EI, dont les actions étaient très similaires aux atrocités perpétrées contre les Arméniens, les Assyriens et les Grecs pontiques dans la péninsule anatolienne entre 1915 et 1922.

Résultat de cette violence, les chrétiens d’Irak pourraient bientôt avoir complètement disparu si aucune aide ne leur vient, rapporte Andrew Walther des Knights of Columbus, une organisation catholique qui s’occupe des communautés chrétiennes en danger au Moyen-Orient. « Le christianisme en Irak est au bord de l’extinction. Ils sont passés de 1,5 million de personnes à moins de 200 000, » a dit Walther en août 2017.

Un déclin similaire s’est produit en Syrie. Avant le début de la guerre civile en 2011, il y avait environ 1.5 million de chrétiens vivant en Syrie. En mars 2016, l’évêque chaldéen catholique Antoine Audo rapportait que ce nombre avait baissé à 500 000.

Dans un effort pour empêcher l’effondrement du christianisme en Irak, des activistes prônent l’établissement d’une province des Plaines de Ninive. Ils espèrent que cette province, qui servirait de foyer aux minorités religieuses et ethniques d’Irak (y compris les Yézidis) jouera un rôle similaire à celui qu’Israël a pour les Juifs au Moyen-Orient – procurer dignité et sécurité à des groupes humains auparavant en danger dans la région.

Il y a aussi le cas de l’Egypte, où les chrétiens ont été la cible de violences djihadistes depuis des siècles. Les choses ont commencé à vraiment mal tourner dans les mois précédant le renversement du président égyptien Hosni Mubarak et son remplacement par Mohammed Morsi, des Frères musulmans, pendant le Printemps arabe qui eut lieu en 2011. Peu après minuit le 31 décembre 2010, des terroristes ont fait exploser des bombes dans l’Église des Deux Saints à Alexandrie, tuant plus de vingt chrétiens coptes qui assistaient à la messe de Nouvel An dans l’église.

Alors que Morsi était installé dans les bureaux de la présidence puis ensuite renversé, les chrétiens devenaient la cible de choix des salafistes ou des musulmans extrémistes dans le pays et la violence se poursuit aujourd’hui même si l’actuel président Abdel Fattah al-Sissi tente de contrôler les djihadistes. Les églises chrétiennes et leurs paroissiens sont la cible de fréquentes attaques à la bombe.

Des chrétiens coptes d’Egypte qui travaillaient en Lybie ont été assassinés en masse en 2015 et, en mai 2017, 28 chrétiens coptes étaient assassinés alors qu’ils voyageaient en bus vers un monastère dans le désert égyptien. Dans les mois précédents, deux églises étaient la cible d’une attaque à la bombe qui occasionnait la mort d’une cinquantaine de personnes.

Les chiffres sont difficiles à obtenir, mais de nombreuses sources indiquent que 100 000 chrétiens coptes ont quitté le pays pour la seule année 2011. « Personne ne compte ceux qui quittent le pays, ni du côté copte ni de celui de nos ambassades à l’étranger, donc tout n’est que suppositions, » a dit Ahmed el-Qoasni, ancien ministre assistant des Affaires étrangères pour les Égyptiens de l’étranger, au journal The Telegraph en 2013.

Les chrétiens et les autres minorités religieuses, comme les bahaïs, sont aussi gravement maltraités en Iran, sans guère de condamnations de la part des institutions qui soutiennent le narratif d’après lequel « Israël est mauvais pour les chrétiens. » Selon un rapport émis en 2016 par le département d’Etat américain sur la liberté de culte en Iran, les chrétiens, et en particulier les évangélistes, sont sujets à des arrestations et des emprisonnements. Des chrétiens utilisant le vin pour la communion ont été arrêtés.

Un traumatisme ignoré
La violence musulmane à l’encontre des chrétiens au Moyen-Orient n’est pas un phénomène nouveau, mais un aspect persistant de l’histoire dans la région. L’une des flambées de violence les plus connues eut lieu dans la péninsule anatolienne entre 1915 et 1922. Les fondateurs de l’Etat moderne de Turquie, les Jeunes Turcs, ont assassiné environ 1,5 million de chrétiens arméniens, 250 000 chrétiens de langue syriaque et entre 450 000 et 750 000 chrétiens grecs. Cela fait entre 2,2 et 2,5 millions de morts.

Ces massacres, qui ont communément été décrits comme le génocide arménien (bien qu’une partie significative des victimes n’étaient pas des Arméniens), ont eu un énorme impact sur les chrétiens du Moyen-Orient, les laissant avec une atteinte psychologique et spirituelle durable qui affecte aujourd’hui les descendants des survivants.

Ces dégâts sont documentés dans un texte très important et qui fait autorité, « Let Them Not Return: Sayfo – The Genocide against the Assyrian, Syriac and Chaldean Christians in the Ottoman Empire » (Ne les laissez pas revenir : Seyfo – le génocide contre les chrétiens assyriens, syriaques et chaldéens dans l’Empire ottoman) édité par David Gaunt, Naures Atto et Soner O. Barthoma (Berghahn, 2017).

Dans ce texte, Önver A. Cetrez écrit que les victimes assyriennes du génocide (appelé « le Seyfo » ou « le Sabre » en assyrien) souffrent de (et transmettent aux générations suivantes d’Assyriens) sentiments de méfiance et de peur. Une partie de la méfiance est motivée par le silence du monde sur le génocide qui limite les capacités des Assyriens à « exprimer et articuler les sentiments traumatiques d’une manière linguistiquement constructive. » Les Assyriens souffrent aussi d’une peur persistante de l’annihilation qui ébranle leur capacité à tisser des liens avec des personnes externes à leurs familles.

Malheureusement, le traumatisme se répète aujourd’hui, un fait que certains journalistes obsédés par Israël préfèrent ignorer.

Dexter Van Zile, analyste des médias chrétiens pour le Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America (CAMERA).

 (Traduction française : © InfoEquitable. Si vous souhaitez reproduire cet article, merci de demander ici une autorisation écrite préalable.)

 


Original title : About those ‘dwindling’ Christians in Israel
Date of publication : September 27, 2017
Author of the article : Dexter Van Zile
Site of publication : The Jerusalem Journal
Address of site : jerusalemjournal.net
Address of the article : jerusalemjournal.net/news-and-views/about-those-dwindling-christians-in-israel
Editing : ‘Ami Artsi עמי ארצי

Mainstream media often alleges that Israel is inhospitable toward its Christian inhabitants resulting in a dramatic decline in their numbers. In fact, just the opposite is true.

One of the most enduring methods of de-legitimizing Israel is to portray it as a bad place for non-Jews, Christians especially, to live. Oftentimes, Palestinian Christians will describe Israel as behaving like Jews in First Century Jerusalem as described in the New Testament. Jews in Israel mistreated Jesus back in the day, and now Jews are mistreating his modern-day followers.

To buttress this narrative, anti-Zionists will play around with the numbers of Christians living in the country to falsely assert that Israel’s Christian population is “dwindling” when, in fact, it has grown substantially since the War for Independence in 1948/49.

Oftentimes, commentators point out that Christians amounted to 20 percent of the people who lived in the area that is now included in the Jewish State and that today, Christians are only two percent or less of the population and as a result, the population is decreasing. The implication is that Israel, the Jewish state, is inhospitable for Christians and is unworthy of Christian support.

The alleged decline of Christianity in the Jewish state is a prevalent theme that has been promoted in number of outlets such as the Catholic Near East Welfare Agency (CNEWA), the Associated Press, Sojourners, National Geographic, and by 60 Minutes.

Fair-minded Christians who want to respond to the notion that Israel is bad for Christians need to know one thing:

The number of indigenous Christians in the Jewish state has increased by almost 300 percent since the War for Independence.

The Statistical Abstract for Israel published by Israel’s Central Bureau of Statistic reports that at the end of 2015, the most recent year for which data is available, there were a total of 164,000 Christians living in the Jewish State. This same document reports that out of this total, a little more than 130,000 of these Christians are Arabs.

The Statistical Abstract of Israel reports that in 1949, there were approximately 34,000 Christians living in Israel.

This figure was not broken down by ethnicity, but the vast majority of these people were Arab Christians.

The upshot is that between 1949 and 2015, Israel’s indigenous population of Christians has increased by 282 percent. No other country in the Middle East has experienced a similar increase in its indigenous population of Christians. In fact, some countries have suffered catastrophic losses over the same time frame.

Yes, the percentage of Arab Christians as a proportion of Israel’s population has declined since 1948, but that is the result of an increase in the country’s Jewish and Muslim populations.

According to the Statistical Abstract of Israel for 2016, there were just over 1 million Jews and 113,800 Muslims living in Israel in 1949. At the end of 2015, there were approximately 6.3 million Jews and 1.5 million Muslims living in the country. (The population of the two groups increased by 521 and 1193 percent respectively.)

These increases go a long ways toward explaining why a fast growing Christian population is declining as a proportion of Israel’s total population. As fast growing as it is, the two other groups in the country, are growing at an even faster rate. This does not mean, however, that Christians are in decline in Israel – as journalists, “peacemakers,” and human rights activists often declare.

The Gaza Strip and Judea & Samaria

A similar strategy is used to blame Israel for an alleged decline of Christians in Judea & Samaria and the Gaza Strip. The message about Christians in the disputed territories is that this population is declining because of Israel’s occupation. The implication is that once Israel withdraws from the disputed territories and Arabs are in control of these areas, life for Christians will improve and the population will rebound.

There are three problems with this narrative.

First, the population of Christians in Judea & Samaria, East Jerusalem and the Gaza Strip declined between the War for Independence (which resulted in Arab control of these areas) and the Six Day War (which resulted in Israel control of these areas).

Second, the population of Christians in these areas stabilized and modestly increased in the years since the Six Day War – despite the departure of many young Christians from Judea & Samaria and the Gaza Strip over the years.

In other words, Israeli control over the disputed territories arrested and reversed the decline of the Christian population in these areas.

Third, since Hamas took control of the Gaza Strip after Israel’s 2005 withdrawal, the Christian population in this area has declined – it truly has dwindled.

All this counters the narrative that Jewish control of territory is bad for Christians and that Arab Muslim control of territory is good for Christians. In fact, the opposite is true.

Below are the numbers of Christians living in Judea & Samaria, Jerusalem and Gaza for the years 1945, 1961, 1967, 1995, and 2007 culled from a report produced by the Jewish Public Relations Council published in 2011.

The JCPA’s numbers are compiled from a number of sources, including the Anglo-American Committee of Inquiry, the Jordanian government – which controlled Judea & Samaria  until the Six Day War in 1967 – the Israeli government, and the previously mentioned Diyar Institute, an organization run by Lutheran Pastor Rev. Mitri Raheb – a fierce critic of Israel.

Number of Christians in Jerusalem, Judea & Samaria and Gaza Strip, by Year

1945: 59,160
1961: 45,849
1967: 42,494
2007: 51,710

These numbers reveal that there was a decline in the number of Christians in Arab-controlled territory after the War for Independence during which the Egyptians took control of the Gaza Strip and the Jordanians controlled tJudea & Samaria. This decline was reversed in the years after the Six Day War during which Israel took control of the Gaza Strip and Judea & Samaria. Reliable numbers for the years after 2007 are difficult to come by, but the chart above clearly refutes the notion that Israeli policies have caused a decline in the population of Christians in the disputed territories.

The population of Christians declined by 29 percent under Jordanian and Egyptian (Muslim) rule and increased by 22 percent since Israel took control of Judea & Samaria in the Six Day War.

Even the previously mentioned Diyar Institute has had to admit that the population of Palestinian Christians in the disputed territories has increased, albeit slightly, under Israeli control. In a 2012 report, this institute, an anti-Zionist organization, declared that “the number of the Christian population has grown ever so slightly in the past 50 years.”

And yet, commentator after commentator declares that the Christian population in these areas is declining because of Israeli policies!

Gaza Strip

While the Gaza Strip is included in the above numbers, it should be noted that the number of Christians in this territory is not very big. An Israeli census conducted in 1967 revealed 2,478 Christians. In 2014, an English charity called “Embrace the Middle East” conducted a survey that revealed that Gaza’s Christian population totaled 1,313 people, indicating that the population of Christians in this area has decreased by 47 percent over the past fifty years.

In fact, the decline might even be more pronounced because in 2006, the year before Hamas took control of the territory in a violent civil war with Hamas, Sabeel Ecumenical Liberation Theology Center estimated that there were 3,000 Christians living in the Gaza Strip. Sabeel’s estimate lends further credence to the assessment that Christian populations recovered under Israeli control and the decline recorded by Embrace the Middle East indicates that Christian populations decrease under Arab and Muslim control.

Christians In Rest of Region

By way of comparison, Christians have had a terrible time in the rest of the Middle East. This is particularly true in Egypt, Iraq, and Syria. Iran is another country where Christians (and other religious minorities are brutally mistreated.)

The two worst places to be a Christian in the Middle East are Iraq and Syria. On March 16, 2016, then U.S. Secretary of State John Kerry declared that ISIS was guilty of the crime of genocide against Christians, Yazidis and Shia Muslims in these two countries. ISIS, he said, “is genocidal by self-proclamation, by ideology and by actions in what it says, what it believes and what it does.” Kerry also declared that ISIS “kills Christians because they are Christians, the Yazidis because they are Yazidis, Shia because they are Shia.”

The impact of jihadist violence against Christians in these two countries has been brutal. A New York Times article published in July 22, 2015 described ISIS violence against Christians (and Yazidis). Rapes, massacres and mass graves were commonplace. Women from minority communities were sold into sexual slavery by ISIS, whose actions were very similar to the atrocities perpetrated against Armenians, Assyrians and Pontic Greeks during in the Anatolian Peninsula between 1915-1922.

As a result of the violence, Christians in Iraq may soon disappear altogether without help, reports Andrew Walther from the Knights of Columbus, a Catholic organization that serves beleaguered Christians communities in the Middle East. “Christianity in Iraq is on the brink of extinction. They have gone from 1.5 million people to somewhere south of 200,000,” Walther said in August 2017.

A similar decline has manifested itself in Syria. Prior to the start of the civil war in 2011, there were approximately 1.5 million Christians living in Syria. In March 2016, Chaldean Catholic Bishop Antoine Audo reported that this number had declined to 500,000.

In an effort to prevent the collapse of Christianity in Iraq, activists are promoting the establishment of the Ninevah Plains Province. It is hoped that this province, which would serve as the home of Iraq’s religious and ethnic minorities (including the Yezidis), will play a role similar to what Israel does Jews in the Middle East – provide dignity and safety for previously beleaguered people groups in the region.

Now onto the case of Egypt, where Christians have been the target of jihadist violence for centuries. Things started to get really bad in the months before Egyptian President Hosni Mubarek was ousted and replaced by Mohammed Morsi from the Muslim Brotherhood during the Arab Spring, which took place in 2011. Soon after midnight on December 31, 2010, terrorists bombed the Two Saints Church in Alexandria killing approximately two dozen Coptic Christians attending a New Year’s Eve mass at the church.

As Morsi was installed in the office of the Presidency and then subsequently ousted, Christians became the target of choice of Salafist or extremist Muslims in the country and the violence continues today even as current president Abdel Fatah Sisi attempts to bring jihadists under control. Christian churches and their parishioners are the targets of regular bomb attacks.

Coptic Christians from Egypt who were working in Libya were murdered en masse in 2015 and in May 2017, 28 Coptic Christians were murdered while traveling in a bus to a monastery in the Egyptian desert. In the previous month, two churches were the target of bomb attacks that resulted in the deaths of approximately 50 people.

Numbers are difficult to come by, but there are numerous reports that 100,000 Coptic Christians have left the country in 2011 alone. « There is no body counting those who leave the country, neither on the Coptic side nor on the part of our embassies abroad, so it’s all just guesswork, » Ahmed el-Qoasni, former assistant foreign minister for Egyptians abroad told The Telegraph in 2013.

Christians and other religious minorities, such as the Bahai, are also badly mistreated in Iran, with little if any condemnation from the institutions that promote the “Israel is Bad for Christians” narrative. According to the 2016 State Department report on religious freedom in Iran, Christians, evangelicals especially, are subject to arrest and imprisonment. Christians who use wine for communion have been arrested.

Trauma Ignored

Muslim violence directed at Christians in the Middle East is not a new phenomenon, but a persistent aspect of history in the region. One of the most notorious outbreaks took place in the Anatolian Peninsula between 1915 and 1922. The founders of the modern state of Turkey, the Young Turks, murdered between 1.5 million Armenian Christians, 250,000 Syriac-speaking Christians and between 450,000 and 750,000 Greek Christians were killed as well. That’s between 2.2 million and 2.5 million deaths.

These murders, which have been typically described as The Armenian Genocide (even though a significant number of the victims were not Armenians), have had a huge impact on Christians from the Middle East, leaving them with lasting psychological and spiritual damage that afflicts the descendents of the survivors today.

This damage is documented in a very important and authoritative text, Let Them Not Return: Sayfo – The Genocide against the Assyrian, Syriac and Chaldean Christians in the Ottoman Empire edited by David Gaunt, Naures Atto and Soner O. Barthoma (Berghahn, 2017).

In this text, Önver A. Cetrez writes that the Assyrian victims of the genocide (referred to as “The Sayfo” or “The Sword” in Assyrian), suffer from (and pass on to the next generation of Assyrians) feelings of distrust and fear. Part of the distrust is motivated by the world’s silence about the genocide which limits the ability of the Assyria to “express and articulate feelings of trauma in a constructive way linguistically. » Assyrians also suffer from a continuing fear of annihilation that undermines their ability to connect with people outside their families.

Sadly enough, the trauma is being repeated again today, a fact some Israel-obsessed commentators would rather ignore.

 

Dexter Van Zile is Christian Media Analyst for the Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America (CAMERA).

 

C'est vous qui le dites

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s