(MàJ : 14/12/2017) Les nazis n’ont pas perdu la guerre même si les Alliés l’ont gagnée… (‘Ami Artsi עמי ארצי) (fr)

ATTENTION : CET ARTICLE EST EN COURS DE CONSTRUCTION. IL SERA DONC MIS A JOUR RÉGULIÈREMENT (plus précisément la liste des nazis, des collaborationnistes et des collaborateurs et ce qu’ils sont devenus).

Objectifs des modifications apportées à la liste d’origine  :

  • Adopter une présentation claire et lisible des profils des criminels nazis
  • Associer des photos aux noms des criminels
  • Vérifier les informations, les compléter et les mettre à jour
  • Développer une fiche détaillée sur chaque criminel détaillant ses engagements politiques avant, pendant et après la Libération

CE MESSAGE SERA SUPPRIMÉ DES QUE LA CONSTRUCTION DE L’ARTICLE SERA ACHEVÉE. MERCI DE VOTRE COMPRÉHENSION.)

(dernière mise à jour : 14 décembre 2017 (ajout d’informations sur la fiche d’André BAUR)

Non, ce n’est pas un article complotiste de plus, c’est la triste réalité objective des faits : Le procès de Nuremberg n’a jugé que 31 nazis… Le 3è Reich comptait 900 000 SS (et je ne parle même pas des collabos !) !

Pourquoi seulement 31 nazis ont été jugés à Nuremberg ?

On sait qu’il y a eu des exfiltrations vers l’Amérique du Sud, mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il y en a eu aussi vers le Moyen-Orient !

Les nazis ayant fuit vers le Moyen-Orient ont occupé des postes parfois prestigieux, parfois stratégiquement importants…

Certains se sont occupé de la propagande antisémite (et anti-israélienne), d’autres ont entraîné les Arabes dits « palestiniens » dans leurs actions terroristes et stratégiques contre Israël, d’autres encore dirigeaient les opérations armées des pays arabes contre Israël…

Les gens parlent peu des nazis qui, à l’aide d’une certaine complaisance de gouvernements et d’organisations, et des réseaux structurés d’exfiltration pour leur venir en aide, ont « échappé » à Nuremberg. Les nazis ont été beaucoup aidé, par beaucoup de monde, pendant la Shoah, et après :

Pendant la Shoah, il y a eu le refus par les Etats-uniens de laisser entrer aux Etats-Unis les Juifs fuyant la Shoah, le refus par les Britanniques de laisser entrer en Palestine mandataire les Juifs fuyant la Shoah, le silence de Pi XII, la complicité et l’entre-aide d’Amin Al ‘Husseyni avec les nazis.

Après la guerre, il y a eu le réseau ODESSA qui leur est venu en aide pour leur permettre de fuir vers l’Amérique du Sud et le Moyen-Orient, il y a eu l’opération Paperclip qui assurait la protection de nazis par les Etats-Unis d’Amérique en échange de leurs « connaissances », il y a eu la Commission de clémence chargée d’alléger les peines prononcées par les tribunaux Alliés, pourtant déjà assez légères, il y a eu la Stille Hilfe (soit disant organisation caritative) qui s’est battue pour empêcher les nazis d’avoir quelque problèmes juridique que ce soit (jamais dissoute et qui existe encore à ce jour !), il y a eu l’Amérique du Sud et les pays Arabes qui ont accueilli à bras ouverts les nazis en fuite et les ont protégé !

La France qui a activement collaboré avec le régime nazi n’a toujours pas fait son examen de conscience. On le voit non seulement par les commissaires aux questions juives et les personnalités politiques ayant soutenu le décret sur le statut des Juifs qui n’ont, ni les uns ni les autres, tâté du cachot, mais aussi en ce qu’il n’a jamais été même esquissé l’idée de rendre aux enfants et petits-enfants de déportés les biens confisqués aux Juifs par l’Etat (la police de Pétain) et pillés par la population alors antisémite, pour l’essentiel ! On n’évoque même pas l’ombre de cette idée en France, pas même aujourd’hui, en 2017 ! Ça fait 72 ans que le sujet n’est pas abordé !

Nous venons d’apprendre, par des documents officiels, que les prétendus « Alliés » étaient informé de l’extermination des Juifs 2 ans et demi avant leur intervention mais ne considéraient pas que sauver des Juifs étaient une priorité ! S’ils étaient intervenus deux ans et demi plus tôt, ils auraient pu sauver 3 millions d’entre nous !!!

De leur côté, les Etats-Unis refusaient de laisser entrer les Juifs fuyant la Shoah, et en Palestine mandataire, les Britanniques renvoyaient les navires de réfugiés juifgs fuyant la Shoah vers l’Europe, dans des camps de rétention européens (y compris des camps allemands !).

Le Centre Simon Wiesenthal recherche les nazis pour les traduire en justice. Le Centre Simon Wiesenthal est une O.N.G. juive, la seule organisation au monde, à ma connaissance, à vouloir retrouver les nazis ayant été exfiltré.

Les nations se contrefoutent de punir les nazis…

Et vu les peines souvent légères dont  ceux jugés à Nuremberg et après ont pu écoper (et tous ceux qui ont été acquittés, qui ont vu leur peine être considérablement réduite par la commission de clémence, ceux qui ont été « dénazifiés » (blanchis), ceux qui ont été inquiétés par la Justice suffisamment tard pour dire après « Laissons-le tranquille, il est vieux et malade » et annuler le procès, et je ne parle même pas du nombre important (exponentiel !) d’anciens nazis qui ont vécu et sont mort de vieillesse sans jamais avoir été inquiétés, on peut se dire que le monde leur est  très clairement complice !

C’est dommage parce que ce n’est pas à nous, Juifs, de combattre les nazis et l’antisémitisme !

C’est aux autres nations du monde de les combattre, parce que ce sont leurs monstres, pas les nôtres ! Ce sont elles qui les ont créé, pas nous !

Efraim Zuroff, du Centre Simon Wiezenthal, a déclaré que son organisation avait permis de retrouver plus de 3 000 criminels nazis depuis 1977 ! C’est beaucoup pour une seule organisation, c’est tout à son honneur et cela mérite d’être salué. Mais sur 900 000 SS, c’est encore très peu…

Et si l’on avance si lentement, c’est à cause de l’inaction (quand ce n’est pas l’explicite mauvaise volonté des nations en la matière) qui confère l’impunité aux plus grands criminels de l’Histoire ! Les nations auraient dû, si elles avaient réellement eu une prise de conscience, créer une multitude d’organisations comme le Centre Simon Wiesenthal et même plusieurs réseaux coordonnées de traqueurs de nazis et considérer qu’un nazi      n’est pas mort tant que l’on n’a pas retrouvé son corps (combien d’entre eux ont été déclarés morts sans que leur corps soit retrouvés !) et poursuivre les recherches jusqu’à ce que le nazi soit retrouvé (mort ou vivant) ! Mais elles n’en ont absolument rien fait !

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Aujourd’hui, même si le 3ème Reich n’existe plus, les nazis n’ont pas, pour autant, perdu la guerre : Les complicités et les complaisances, les exfiltrations discrètes et nombreuses par des réseaux entiers, les grâces, allègements de peine, relaxes, etc. dont ils ont pu, pour la plupart bénéficier, le nombre terriblement faible d’organisations, tous pays confondus, dont la recherche active des nazis qui n’ont pas été jugés est le but (je le redis, à part le Centre Simon Wiezenthal, je n’en connais aucune) prouve bien que punir les nazis de leurs épouvantables atrocités n’est pas dans l’ordre des priorités et que les nazis ont bénéficié d’un soutien d’après guerre effroyablement bien orchestré !

Aujourd’hui, un certain nombre de nazis sont morts de vieillesse sans jamais avoir été inquiété, vivant une vie tranquille sans connaître l’odeur des barreaux.

Est-ce cela la justice ?!

Il aurait fallu tous les traquer, les juger, jusqu’au dernier, sans complaisance et les enfermer à perpétuité sans allègement de peine possible, sauf pour les très (trop, beaucoup trop) rares comme Oskar Schindler qui a tout fait pour sauver le plus de vies possible en prenant la machinerie nazie à son propre piège.

Aujourd’hui, même s’il est très tard, il n’est pas encore trop tard.

Il faut retrouver les nazis et leurs complices, morts ou vivants… tous ! Connaître leurs parcours secrets, inculper ceux qui les ont aidés et les juger sans complaisance.

Il est insupportable et inadmissible que les nazis puissent n’être pas punis pour ce qu’ils ont fait, et une sanction n’est pas censée leur paraître agréable ou même favorable !

Pour autant, morts ou vivants, voici un petit récap’ de ce que l’on a pu trouver sur une infime poignée d’entre eux… Une poignée de 1 421 criminels nazis et collabos, et sur ce qu’ils sont devenus.

Ce n’est pas ça, la justice !

Dans cette liste, vous constaterez que beaucoup de nazis ont bénéficié de beaucoup de clémence de la part des Alliés… Il ne serait donc pas étonnant qu’à la fin vous vous posiez la question : les Alliés, oui… mais de qui ?

(dernière mise à jour : 14 décembre 2017 (ajout d’informations sur la fiche d’André BAUR).





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Abel BONNARD

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AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né le 19 décembre 1883 à Poitiers
  • Se fait connaître des milieux politiques nationalistes à l’âge de 41 ans, à partir de 1925, par sa collaboration au quotidien Le Nouveau Siècle, de Georges Valois, et au Courrier royal avec Henry Bordeaux et Georges Bernanos
  • Est proche de l’Action française, sa pensée politique est celle d’un nationalisme maurrassien, antiparlementariste
  • Préside en novembre 1933, à l’âge de 49 ans, l’ouverture des cours de l’institut d’Action Française, aux côtés de Charles Maurras
  • Signe en 1935 (51 ans) le Manifeste pour la défense de l’Occident et la paix en Europe (Le Manifeste des intellectuels français pour la défense de l’Occident et la paix en Europe est un manifeste rédigé par Henri Massis et destiné à soutenir l’invasion de l’Éthiopie par l’Italie fasciste)
  • Soutient l’Espagne de Franco
  • Publie son œuvre politique majeure, Les Modérés en 1936 (52 ans). Il y critique les parlementaires ainsi que la démocratie
  • En 1937, à 53 ans, se rapproche du Parti Populaire Français (P.P.F.) de Jacques Doriot sans rompre, pour autant, ses liens avec l’Action Française
  • Voyage en Allemagne la même année, en 1937
  • Le quotidien « Le Journal » publie ses impressions et ses interviews d’Adolf Hitler et du théoricien nazi Alfred Rosenberg. La presse nazie souligne ses prises de position en faveur du rapprochement franco-allemand
  • Sympathise avec Otto Abetz et Ernst Jünger et, le 21 janvier 1938, à 54 ans, reçoit Leni Riefenstahl à Cherbourg.
  • Soutient, en juin 1941 (57 ans), la formation de la L.V.F. (Légion des Volontaires Français)
  • Est nommé par Pierre Laval ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse au gouvernement de Vichy, le 18 avril 1942, à l’âge de 58 ans)
  • Est convaincu qu’il n’est « pas bon de répandre aveuglément l’instruction » et qu’elle doit être réservée à une élite. Selon lui, l’instruction n’est bonne ni pour les femmes, ni pour le peuple. Fait l’apologie de l’instinct, de l’élitisme et présente l’instruction populaire comme décadente et responsable de « l’abject érotisme répandu ces deniers temps » et de la « lourde sensualité juive ».
  • Multiplie également les décrets imposant le S.T.O. (Service du Travail Obligatoire) aux étudiants.
  • Est signataire, le 6 juin 1942 du Décret n°1301  réglementant, le statut des Juifs.
  • Est élu membre du conseil municipal de Paris, le 16 décembre 1942, à 59 ans.
  • Co-fonde le 31 janvier 1943, le SOL (Service d’Ordre Légionnaire), embryon de la Milice

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A LA LIBÉRATION

  • Assiste à son dernier conseil des ministres le 17 août 1944 (60 ans)
  • Quitte Paris et la France pour Sigmaringen (Allemagne) le 7 septembre 1944
  • S’envole pour l’Espagne le 2 mai 1945, à l’âge de 61 ans, dans un avion prêté par le diplomate allemand 
  • Est condamné à mort par contumace le 4 juillet 1945, pour « enrôlement pour l’Allemagne, intelligence avec l’ennemi, participation à une entreprise de démoralisation de l’armée et de la nation » et « atteinte à l’unité de la nation »

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APRES LA LIBÉRATION

  • Est libéré le 17 janvier 1946 (62 ans)
  • Séjourne dans un hôtel de Barcelone
  • Est autorisé, le 28 avril 1946, à circuler sur le territoire espagnol et obtient l’asile politique
  • S’installe à Madrid, où il demeure une douzaine d’années (jusqu’à 74 ans)
  • Sombrant dans la misère, change fréquemment de domicile
  • Quitte Madrid pour Paris, le 1er juillet 1958 (74 ans), où il se constitue prisonnier
  • Est conduit à la prison de Fresnes, où on lui signifie le mandat d’arrêt dont il fait l’objet ;
  • Est incarcéré pendant deux heures et trente minutes, et est mis en liberté provisoire
  • S’en suit un procès où, après délibération du jury, il est condamné à dix ans de bannissement avec sursis, avec effet à partir du 20 mai 1945 : la peine (symbolique) est donc déjà purgée.
  • Retourne à Madrid
  • Est terrassé par un infarctus et multiplie dès lors les problèmes de santé
  • Est admis le 6 avril 1968 (84 ans), à l’hôpital Jiménez Díaz pour une thrombose coronaire
  • Meurt le 31 mai 1968 à l’âge de 84 ans.
  • Sont trouvés posés sur sa table, un Coran et un livre de Schopenhauer

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Abel Bonnard

 


Adolf Heinz BECKERLE

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît le 4 février 1902
  • Adhère en 1919, à l’âge de 17 ans,  au « Jungdeutschen Orden », un mouvement anticommuniste et antisémite tout en se prétendant publiquement antifasciste et démocratique (!!)
  • Adhère en 1923, alors âgé de 21 ans, au Parti national-socialiste des travailleurs allemands (le parti nazi) mais le quitte la même année, après le putsch manqué d’Adolf Hitler, plus connu sous le nom de Putsch de Munich, ou encore Putsch de la Brasserie, qui a eu lieu au mois de novembre 1923 (putsch mené par Adolf Hitler qui voulait prendre le pouvoir de force en Bavière et qui était perpétré, outre Hitler lui-même, par des nazis qui devinrent plus tard lugubrement connus : Hermann Göring, Ernst Röhm, Rudolf Hess, Heinrich Himmler et Julius Streicher).
  • Adhère de nouveau, en septembre 1928, à 26 ans,  au Parti nazi  et entre dans la S.A.
  • Devient chef de la S.A. de Hesse et obtient le grade de SA-Standartenführer.
  • Est élu membre du landtag de l’État libre de Prusse en avril 1932 (à l’âge de 30 ans)
  • Est promu, en mars 1933, SA-Gruppenführer
  • Est nommé chef de la police de Francfort-sur-le-Main en septembre 1933 (31 ans)
  • Est promu , en novembre 1937, SA-Obergruppenführer
  • Est nommé représentant spécial auprès du royaume de Bulgarie en juin 1941 (39 ans) et supervise la déportation de 12 000 Juifs de Thrace et de Macédoine à Auschwitz et Treblinka.

A LA LIBÉRATION

  • Est arrêté en septembre 1944 (42 ans) par l’Armée rouge et transféré en URSS. Y est condamné à 25 années de prison.

APRES LA LIBÉRATION

  • Mars 1950 (48 ans) la cour de justice de Hesse confirme dans son rendu qu’il est co-responsable principal de la déportation de Juifs. Sa femme se suicide en 1951, de honte d’être l’épouse d’un criminel de guerre.
  • Est libéré en 1955 (53 ans), mais les tribunaux de la R.F.A. continuent de le poursuivre.
  • Poursuites abandonnées en 1968 en raison de son état de santé (66 ans).
  • Meurt libre en 1976 (74 ans).
Adolf Heinz Beckerle
Adolf Heinz Beckerle

 


Aimé AUTRAND

Peu d’information à son sujet.

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est chef de division des affaires de police à la Préfecture du Vaucluse de juillet 1940 à septembre 1943
  • Y organise la déportation des Juifs du Vaucluse en août 1942
  • Est soupçonné par les Allemands en raison de ses sympathies radicales-socialistes d’avant guerre, est donc arrêté pour gaullisme le 16 septembre 1943 et envoyé au camp de concentration de Linz, en Autriche

A LA LIBÉRATION

  • Est présenté, à son retour en 1945, comme un modèle de résistant (parce qu’il venait d’un camp !)

APRES LA LIBÉRATION

  • Devient représentant du Vaucluse dans le Comité d’Histoire de la Seconde Guerre Mondiale (présidé par Henri Michel, auteur en 1965 du livre Le Département du Vaucluse, De La Défaite à La Libération)
  • Meurt libre en 1980
  • En 2000, une rue d’Avignon a été baptisée en son honneur


Albert BEUGRAS

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né le 23 février 1903
  • Adhère au Parti Populaire Français (P.P.F.) (parti fasciste français) en 1936, à l’âge de 33 ans
  • Devient responsable du service de renseignements du P.P.F. à partir de 1941 (38 ans)
  • Collabore avec le 3è Reich

A LA LIBÉRATION

  • Quitte Paris en août 1944 (41 ans) et rejoint Doriot en Allemagne
  • Refuse d’être un agent américain

APRES LA LIBÉRATION

  • Se livre à la justice française en 1946 (43 ans)
  • Est jugé en janvier 1948 (45 ans)  puis à nouveau en 1950 (47 ans)
  • Est condamné aux travaux forcés à perpétuité
  • Sort de prison en 1954  (51 ans)
  • Meurt libre en 1963 (60 ans)
Albert Beugras
Albert Beugras


 

Albert BORMANN

AVANT LA LIBÉRATION

  • Né le 2 septembre 1902 à Wegeleben (aujourd’hui Saxe-Anhalt) dans le Royaume de Prusse de l’Empire germanique, dans une famille luthérienne
  • Entre en avril 1931 au Nazi Party Relief Fund à Munich
  • Intègre le Kanzlei des Führers (la chancellerie de Hitler) au N.S.D.A.P. en octobre 1931, où il est responsable du parti nazi, de ses finances et des organisations affiliées ainsi que de leurs relations directes à Adolf Hitler. Ce dernier  adorait Bormann et plaçait en lui toute sa confiance.
  • Devient Chef du Bureau Principal n°1 : le bureau des affaires personnelles du Fürher (Persönliche Angelegenheiten des Führers) du Kanzlei des Führers.
  • Collabore avec le 3è Reich

APRES LA LIBÉRATION

  • Change son nom en Roth
  • Est condamné en avril 1949 à six mois de travaux forcés par le tribunal de dénazification de Munich.
  • Meurt libre en avril 1989, à 87 ans, alors qu’il vivait tranquillement à Munich depuis 40 ans !

Albert Bormann
Albert Bormann


Alexandre ANGELI

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Né le 23 mars 1883 à Piedicroce (Haute-Corse)
  • En 1940, alors Préfet régional à Lyon, il applique toutes les directives du régime de Vichy
  • En 1941, le « Mouvement National Contre le Racisme » (M.C.N.R.) est fondé à l’initiative de résistants juifs avec le soutien de catholiques, de protestants et d’athées. Le but de ce mouvement est de combattre par tous les moyens le racisme, le nazisme et la politique de collaboration menée par Vichy. Le mouvement édite de nombreux tracts pour mobiliser l’opinion publique. Angeli collaborant avec le gouvernement de Vichy, lui-même collaborant avec le régime nazi, s’oppose férocement à ce mouvement.
  • Les 16 et 17 juillet 1942, la police française se rend coupable de la rafle du Vél d’Hiv au cours de laquelle plus de 13 000 personnes sont arrêtées (parmi lesquelles, de nombreux enfants et adolescents (4 000).
  • La zone libre est concernée puisque le 4 août 1942 les préfets régionaux reçoivent ordre d’arrêter les Juifs étrangers entrés en France après 1936. L’administration annonce son intention de les transférer en zone occupée avant le 15 septembre. L’ordre, cependant, précise que « les enfants de moins de 18 ans non accompagnés » ne seront pas concernés par ces arrestations ainsi que les « père ou mère ayant un enfant de moins de 5 ans »
  • Le 18 août, un télégramme de René Bousquet (alors secrétaire général de la police) déclare qu’il « ne faut pas laisser les enfants de moins de 18 ans en Zone libre ». Le préfet régional de Lyon, Alexandre Angeli, applique cette directive avec zèle
  • Le 20 août, une rafle a lieu à Lyon.
  • Le 26 août, de nouvelles arrestations ont lieu le 26 août à Lyon ainsi que dans toute la région. Les personnes arrêtées sont, pour la plupart, internées au camp de Vénissieux. Profitant
    du flou juridique (ordres et contre-ordres) concernant les enfants, des membres d’associations tels Claude Gutman (des « Eclaireurs israélites de France »), l’Abbé Glasberg (de l’ « Amitié Chrétienne »), Charles Ledermann (de l’Oeuvre de Secours aux Enfants (O.S.E.)) et d’autres personnalités comme Gilbert Lesage (directeur du service social des Etrangers), le révérend père Chaillet, etc. se mobilisent pour faire évacuer du camp la quasi-totalité des enfants.
  • Le 30 août, le préfet Angeli réclame aux animateurs de l’ « Amitié chrétienne » que les enfants juifs lui soient rendus pour être déportés. L’archevêque de Lyon, le cardinal
    Gerlier, s’y oppose et aurait répondu au Préfet : « Eh bien, monsieur le Préfet, si vous voulez monter à l’Archevêché, montez à l’Archevêché ! Mais les enfants, vous ne les aurez pas ».
    Cette opération permit d’empêcher la déportation des enfants internés à Vénissieux, ils furent dispersés dans différents lieux d’accueil.

APRES LA LIBÉRATION

  • Est jugé et accusé de Collaboration, d’arrestation politiques, de marché noir, de trahison et d’intelligence avec l’ennemi. Le verdict tombe : peine de mort.
  • 6 mai 1946, jugement cassé: Angeli est rejugé à Paris et est finalement condamné à 4 ans de prison et à la privation des droits civiques
  • Angeli meurt libre le 12 avril 1962 à l’âge de 79 ans.
Prefet Alexandre Angeli
Le préfet Alexandre Angeli


Alexander BELEV

 

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né en 1898, à Lom, en Bulgarie
  • Passe de nombreuses années à travailler au Ministère de l’Intérieur bulgare où il devient le protégé du Ministre de l’Intérieur Petar Gabrovski, lui-même un ardent soutien du mouvement fasciste. 
  • Est envoyé, en 1941 par Petar Gabrovski en Allemagne nazie, où il est déjà connu comme l’une des personnalités politique les plus ouvertement antisémites, afin d’étudier les lois de Nuremberg dans l’objectif d’organiser un régime similaire en Bulgarie. 
  • En 1942, le Ministère de l’Intérieur bulgare crée le « Commissariat aux Affaires Juives ». Gabrovski choisit Belev pour devenir président de cette nouvelle organisation.
  • En août 1942, promulgue un ensemble de lois concernant « la manière de traiter » les Juifs de Bulgarie. Se calquant sur les lois Nuremberg, Belev décrète le port de l’étoile pour les Juifs, les regroupe dans des ghettos et restreint leur liberté de mouvement.
  • Devient, à cette époque, un allié politique du SS-Hauptsturmfuhrer Theodor Dannecker, chef de la Gestapo de Bulgarie et adjoint d’Adolf Eichmann.
  • Le 22 février 1943, il signe un pacte avec Dannecker dans lequel il s’engage à livrer 20 000 Juifs à Eichmann, et 12 000 venant des territoires nouvellement conquis de la Thrace occidentale, de la Macédoine orientale  et du reste de la Bulgarie, bien que la déportation de 8 000 Juifs ait été bloquée. Une très large majorité de ceux qu’il a déporté ont été assassinés par les nazis.
  • Est démis, par le gouvernement de Dobri Bozhilov, de son poste de président du Commissariat aux Affaires Juives, le jugeant trop extrême dans ses position et est remplacé par Christo Stomanyakov, réputé plus « modéré » (sic !).
  • Disparaît le 9 septembre 1944. Des rumeurs parlent de suicide, d’autres d’une fuite vers l’Allemagne ou vers les Etats-Unis… 
  • Belev fuit, en réalité, vers Kyustendil (une province bulgare) pour espérer ensuite se cacher en Allemagne. Mais à peine la province bulgare atteinte, il est repéré et arrêté par des maquisards. Ils l’embarquent dans leur véhicule. 
  • A peine après avoir quitté Kyustendil, l’un des maquisards se retourne vers Belev et lui tire dessus. 
  • Belev est mort, jeté sur le bas côté d’une route. Tout ce qu’il s’est passé après sa disparition est découvert des années plus tard.
  • Sa mort est donc datée du jour de sa disparition, le 9 septembre 1944.

A LA LIBÉRATION

  • Est condamné à mort in abstentia, à Sofia, en 1945

 

Alexander Belev


Alexis CARREL

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né le 28 juin 1873 à Sainte-Foy-lès-Lyon
  • Adhère au P.P.F. (Parti Populaire Français, parti fasciste)
  • En 1935, écrit et publie le livre « L’Homme, cet inconnu », dans lequel il développe des thèses eugénistes (livre qui s’est très bien vendu jusque dans les années 50).
  • Rencontre Pétain en 1941 qui le nomme « régent » de la Fondation française pour l’étude des problèmes humains
  • Soutient le parti nazi

A LA LIBÉRATION

  • Meurt le 5 novembre 1944

APRES LA LIBÉRATION

  • Son nom est donné à des rues de villes et à une université de Lyon, un certain nombre d’hommages lui sont rendus dans les années 70 dans différents pays d’Europe

 

Alexis Carrel
Alexis Carrel


Alphonse de CHÂTEAUBRIANT

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né le 25 mars 1877 à Rennes
  • Après avoir visité l’Allemagne en 1935, il devient un défenseur enthousiaste du nazisme
  • En mai 1937, il publie La Gerbe des forces, où il fait l’éloge de l’idéologie hitlérienne, voyant une sorte de compatibilité entre le christianisme, auquel il est attaché, et le nazisme. Il voit, dans le nazisme, un « retour à l’esprit de la chevalerie » mêlé d’une mystique catholique, qu’il a décrite dans son livre « La Réponse du Seigneur ».
  • Rencontre Adolf Hitler, le 13 août 1938, il rencontre même à Berchtesgaden, à qu’il considère comme un nouveau Messie (!!).
  • De juillet 1940 à mai 1941, il crée, préside le groupe Collaboration et dirige, et fonde La Gerbe (journal collaborationniste français), périodique qui se veut un « hebdomadaire politique et littéraire ». Le journal défend l’idée d’une Europe débarrassée du bolchévisme et aryanisée, il est proche des thèses du Rassemblement National Populaire (R.N.P.) de Marcel Déat (parti fasciste et collabo français)

 

A LA LIBÉRATION

  • Se réfugie en Allemagne quand les troupes alliées approchent de Paris, en 1944.
  • Le Comité National des Écrivains (C.N.E.) inscrit son nom sur la liste des auteurs indésirables.

APRES LA LIBÉRATION

  • Après la débâcle de l’Allemagne, il se réfugie en Autriche, et vit à Kitzbühel. Il se fait appeler « Dr Alfred Wolf ».
  • Est frappé d’indignité nationale par contumace et est condamné à mort le 25 octobre 1948 par la sixième section de la Cour de justice de la Seine
  • Le mandat d’arrêt lancé ne l’atteint pas dans le monastère du Tyrol où il s’est retranché.
  • Meurt libre le 2 mai 1951 à Kitzbühel à l’âge de 74 ans

Alphonse de Châteaubriant
Alphonse de Châteaubriant


Alfred ANDRÉ

Peu d’informations précises sur lui.

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est un truand d’Avignon, membre français du G.F.P. (Geheime Feldpolizei – la police secrète allemande dont la spécialité est la lutte contre la Résistance interne et externe et dont l’action et les méthodes lui valent le surnom de « Gestapo de la Wehrmacht »)
  • Organise des rafles de Juifs dans la région d’Avignon, envoie des familles juives entières à la déportation, se sert ensuite dans les appartements et les dépôts de marchandises
  • Rackette les Juifs : promet d’en sauver en échange d’argent et/ou de bijoux et les fait tout de même déporter !,
  • Organise l’arrestation de Juifs de Bollène en mars 1944

A LA LIBÉRATION

  • Fuit le 15 août 1944 avec Charles Palmieri
  • Est arrêté, condamné à mort et fusillé à Nîmes.

Alfred André
Alfred André


Alfred Henri BAUDRILLART

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît le 6 janvier 1859 à Paris 
  • Alors évêque, il déclare au journal Le Matin, le 16 août 1914, au sujet d’une guerre qui s’annonce et qui fera plus de 18 millions de morts (la première guerre mondiale) « Je pense que ces événements sont fort heureux, il y a 40 ans que je les attends. La France se refait, et selon moi, elle ne pouvait pas se refaire autrement que par la guerre qui la purifie ».
  • Est fondateur, en 1919, des Amitiés Catholiques Françaises (à l’époque « Comité Catholique de Propagande Française à l’Etranger »), devenues aujourd’hui Communautés Catholiques Francophones dans le Monde
  • Est élu membre de l’Académie française en 1918
  • Est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1920
  • Le Saint Siège en fait l’évêque titulaire d’Himeria (Italie) en 1921, puis archevêque de Mélitène
  • Accède au rang d’officier en 1931
  • Devient commandeur en 1935
  • Le Saint Siège le fait Cardinal en 1935
  • Soutient le régime de Vichy et la collaboration avec le régime nazi en 1940
  • Devient membre d’honneur du groupe Collaboration
  • Adhère au P.P.F. (Parti Populaire Français, de Jacques Doriot. Un parti fasciste)
  • Dirige la Légion des Volontaires Français Contre le Bolchévisme en décembre 1941 en tant que membre du comité directeur
  • Meurt à Paris, en 1942, à l’âge de 83 ans.
  • Est solennellement enterré à la chapelle des Carmes de l’Institut Catholique

 

Alfred Baudrillart


Algimantas Mycolas DAILIDE 

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né le 12 mars 1921 à Kaunas, en Lituanie 
  • Rejoint en 1941 la police lituanienne (la Saugumas) qui collabore avec le régime nazi en menant des enquêtes pour lui, en procédant à des arrestations. 
  • Jusqu’en 1944, enquête, surveille et collecte des informations sur les Juifs de la région pour le compte du régime nazi
  • Arrête en Lituanie 12 Juifs qui tentent de fuir le ghetto de Vilna ainsi que 2 Polonais qui protégeait des Juifs et les livre aux exécuteurs de la Saugumas
  • Se cache en Allemagne quand l’U.R.S.S reconquiert la Lituanie en 1944.

APRES LA LIBÉRATION

  • En 1950, fuit vers les Etats-Unis
  • Devient citoyen américain en 1955
  • Effondrement de l’U.R.S.S. en 1991. Les Etats-Unis réclame à la Lithuanie les dossiers de la Saugumas.
  • La Lituanie livre au Bureau américain d’immigration et de naturalisation les dossiers de la Saugumas où le nom de Dailide apparaît plusieurs fois. 
  • En février 1997, le tribunal américain de Cleveland le déchoit de sa nationalité compte tenu de son implication dans les persécutions nazies.
  • La cour d’appel américaine du 6ème circuit confirme sa dénaturalisation.
  • S’intalle en Floride en 1999
  • Un juge de l’immigration américain à Bradenton donne l’ordre de son expulsion vers la Lituanie en octobre 2003
  • Une cour d’appel américaine du 11ème circuit annule cet ordre d’expulsion.
  • Est convoqué pour un procès dans un tribunal lituanien en 2006 pour les arrestations des 12 Juifs et des ressortissants polonais quand il faisait partie de la Saugumas. 
  • Est condamné à 5 ans d’emprisonnement, mais les juges décident de ne pas appliquer la condamnation « parce qu’il est très vieux et ne représente pas un danger pour la société »
  • Les Etats-Unis, Israël et le Centre Simon Wiesenthal contestent cette décision.
  • Le tribunal lituanien décide de nommer une commission médicale pour examiner l’état de santé de l’intéressé le 8 juin 2006.
  • Aucune mesure n’a été prise pour exécuter la sentence prononcée à l’encontre de Dailide, qui reste donc condamné sans être emprisonné.
  • Il vit donc libre et a 96 ans cette année

 

 

 

 

 

Algimantas Dailidé
Algimantas Dailidé


Alois BRUNNER

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît en 1912 à Nádkút en Hongrie d’un père et d’une mère très catholiques et viscéralement antisémites.
  • Adhère au NSDAP à l’âge de 19 ans, en 1931.
  • S’inscrit à l’école de police privée de Graz en 1932.
  • Intègre la Légion autrichienne en 1933. Il y rencontre Odilo Globocnik, Ernst Kaltenbrunner, Franz Stangl, Rolf Günther, Franz Novak et Adolf Eichmann.
  • Entre la même année (1933) dans la SS.
  • Intègre le SD en 1939.
  • A partir du 21 décembre 1939, succède à Eichmann à la tête de la Centrale de vienne pour l’internement et la déportation des Juifs d’Allemagne et des pays occupés.
  • Dès octobre 1939, Brunner déporte un millier de Juifs d’Autriche à Nisko.
  • Est nommé Obersturmführer (lieutenant SS) en 1940. Répliquant le modèle du Judenrat imposé aux communautés juives de Pologne, il impose aux Juifs d’Autriche  la création d’une police juive (Jupo) et lui ordonne de participer à la constitution de 5 convois pour Lublin, du 15 février au 12 mars 1941.
  • A partir d’août 1941, interdit l’émigration des hommes juifs entre 18 et 45 ans.
  • Ordonne l’envoi de 5 nouveaux convois pour Lodz du 15 octobre 1941 au 2 novembre 1941.
  • Est promu Hauptsturmführer (capitaine SS) en janvier 1942, quinze jours après la conférence de Wannsee qui enclenche la mise en oeuvre de la « Solution finale au problème juif ».
  • Ordonne, entre le 9 avril et le 14 juin 1942, le départ de six nouveaux convois de Juifs de l’Autriche à Lublin et la déportation de 5 000 Tziganes.
  • Juillet 1942, devient inspecteur de la SIPO-SD.
  • Est nommé à Berlin en octobre 1942. Y ordonne la déportation de 20 000 Juifs les deux mois suivants.
  • Arrive en Grèce le 6 février 1943 avec Dieter Wisliceny, un autre nazi notoire, pour y imposer les lois de Nuremberg aux Juifs de Grèce et préparer la déportation de la communauté juive de Salonique (l’actuelle Thessalonique).
  • Répartit les Juifs dans quatre ghettos fin février 1943 : Vardar, Kalamaria, Agia Paraskevi et Singrou. Les Juifs sont transférés dans un camp de transit du baron Hirsch, situé à proximité de la gare de Salonique d’où les trains les emmèneront à  Auschwitz-Birkenau. Une fois encore, les SS imposent à la communauté juive la création d’une police juive devant les servir.
  • Entre mars 1943 et août 1943, plus de 25 convois quittent Salonique pour Auschwitz-Birkenau. En tout, 45 984 Juifs grecs sont déportés sur ordre de Brunner : 43 850 de la ville de Salonique elle-même, 1 132 des villes mitoyennes et 1 002 de la zone est-Egée.
  • Le 9 mai 1943, Brunner est nommé à Paris et dirige le camp de Drancy, pour intensifier la déportation des Juifs de France.
  • En Grèce, le dernier convoi de Salonique a lieu le 7 août. Parmi les déportés de ce convoi se trouvent 367 Juifs qui sont protégés par leur nationalité espagnole et sont déportés à Bergen Belse. De là, ils sont transférés à Barcelone, puis au Maroc d’où certains sont parvenus à partir pour atteindre la Palestine mandataire.
  • A partir du 10 septembre 1943, l’armistice est signée entre l’Italie et les Alliés, Brunner établit un plan avec Röthke pour la traque des Juifs, plan que suit à la lettre la Gestapo après être entrée dans la ville de Nice. Les rafles sont sans précédent en France dans leurs méthodes : La circoncision vaut appartenance à la « race » juive, des « physionomistes » sont chargés de repérer des Juifs dans les rues d’après de prétendues caractéristiques physiques et de les arrêter. Jusqu’au 14 décembre 1943, 2 500 Juifs sont arrêtés et détenus à l’hôtel Excelsior qui se trouve à proximité de la gare de Nice. 27 déportations sont organisés de Nice à Drancy, de septembre 1943 à décembre 1943, totalisant 1 819 personnes, parmi lesquelles le père de Serge Klarsfeld.
  • A partir de janvier 1944, Brunner ordonne des rafles en région parisienne et en province.
  • Signe le 14 avril 1944, avec Helmut Knochen, chef de la police de sécurité en France, un ordre d’arrestation de tout Juif de nationalité française demeurant sur le territoire : orphelinats, camps de travail, prisons, campagnes sont complètement ratissées… Il en résulte la déportation de 6 000 Juifs (parfois dénoncés pour toucher la prime offerte aux délateurs) de France vers les camps d’extermination de Pologne.

A LA LIBÉRATION

  • Ordonne en juin 1944 le départ d’un convoi de 1 500 personnes. En dépit du débarquement en Normandie, Brunner tient fermement à poursuivre les déportations de Juifs. Cependant, les arrivées à Drancy se raréfient. Brunner se rabat alors sur les enfants détenus dans les centres entretenus par l’Union Générale des Israélites de France (l’UGIF) à Paris et en banlieue. Il rassemble à Drancy 500 enfants âgés de 1 à 15 ans, accompagnés de leurs assistants sociaux et de leurs directeurs.
  • Ordonne, le 31 juillet 1944, la déportation de 1 314 personnes dont 300 enfants de Drancy vers l’Allemagne (convoi n°77).
  • En un an en France, de 1943 à 1944, Brunner déporte 22 427 hommes, femmes et enfants, soit près d’un tiers des déportés juifs de France.
  • Organise avec Josef Witiska, chef de l’Einsatzgruppe H, la déportation des Juifs slovaques. Dans la nuit du 25 au 26 septembre 1944, il rafle 1 800 Juifs de Bratislava, la capitale slovaque et les enferme au camp de Sered. Plus de 13 500 Juifs de Tchécoslovaquie sont, en tout, déportés sur ordre de Brunner.
  • Brunner gagne Prague où se trouve le QG replié d’Eichmann en avril 1945.
  • Prend le nom d’Aloïs Schmaldienst lorsque les troupe soviétiques entrent en Tchécoslovaquie et parvient à leur échapper mais est interné un peu plus tard dans un camp américain à proximité de Vienne.  Suite à une confusion d’identité, Anton Brunner est exécuté à la place d’Alois Brunner, ce qui lui permet d’échapper aux Alliés.
  • Est condamné à mort par contumace, le 3 mai 1945, par le Tribunal permanent des forces armées à Paris.

APRES LA LIBÉRATION

  • Mène une existence tranquille à Essen, en Allemagne, en totale contradiction avec le fait qu’il figure sur la liste n°1 des criminels de guerre établie par le Tribunal militaire international de Nuremberg.
  • De peur d’être repéré, il fuit vers l’Egypte en 1953, où il se fait appeler Ali Mu’hammad. Il est traqué sans relâche par Simon Wiesenthal, et gagne la Syrie en 1954 avec l’aide d’Amin al-‘Husseini, le mufti de Jérusalem. Il y retrouve un autre nazi notoire, Franz Rademacher. Ce dernier l’embauche dans sa société Orient Trading Company (OTRACO), sous le nom de Georg Fischer.
  • L’Allemagne et d’autres pays réclament sans succès son extradition.
  • On le retrouve sur une photo de 1961 où il porte une moustache (ce qu’il n’avait pas fait jusque là)
  • Le 3 septembre 1961, le Mossad (les services secrets israéliens) le localisent et lui envoient un colis piégé : deux agents de la poste de Damas sont tués, Brunner (qui se fait alors appeler « Fisher ») est seulement blessé,  bien que la police syrienne prétende qu’il est mort. Brûlé au visage, il perd son œil gauche.
  • En 1966, après le coup d’État du parti Baas pour prendre le pouvoir, Alois Brunner devient conseiller des services de sécurité syriens.
  • En 1971, il prend encore davantage d’importance après le coup de force qui place ‘Hafez el-Assad à la tête du pays. Brunner forme tous les chefs de renseignement syriens et crée les techniques de torture qui seront appliquées dans les prisons syriennes.
  • En 1980, un autre colis piégé lui est envoyé causant la perte de plusieurs de ses doigts.
  • En 1982, Beate et Serge Klarsfeld localisent son adresse, contraignant la France et l’Allemagne à déposer une requête d’extradition auprès de la Syrie.
  • En 1985, le journal allemand Bunte parvient à le photographier. Cette photographie permet à la police criminelle de Wiesbaden de l’identifier formellement.
  • En 1987, Brunner déclare, dans une interview accordée au Chicago Sun-Times, à propos des Juifs exterminés : « Tous méritaient de mourir parce que c’étaient les envoyés du diable et des ordures humaines. Je n’ai aucun regret et je le referais « .
  • En août 1987, Interpol lance contre lui un mandat d’arrêt international.
  • En 1992, une rumeur prétend qu’il vient de mourir en Syrie. Mais sa fille, Irena Ratheimer, mariée à un député autrichien, n’a jamais confirmé ce décès. L’enquête pour attester la tenue d’obsèques pour lui ou même l’existence d’un enterrement dans un cimetière de Damas n’a pas été concluante.
  • En 1995, le procureur de l’Allemagne promet une récompense de 333 000 dollars pour toute personne fournissant des informations permettant sa capture.
  • En décembre 1999, des rumeurs prétendent que Brunner est mort en 1996. Mais des journalistes allemands ayant fait un séjour en Syrie affirment qu’il est bel et bien vivant et qu’il réside à l’hôtel Méridien de Damas.
  • Le 2 mars 2001, Brunner est à nouveau condamné en France par contumace à la prison à perpétuité pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
  • En juillet 2007, le ministère de la Justice autrichien promet sur son site une récompense de 50 000 euros à toute personne qui fournirait des informations pouvant conduire à localiser ou capturer Alois Brunner et Aribert Heim.
  • En juillet 2011, le gouvernement allemand reconnaît avoir détruit des documents concernant la localisation de Brunner.
  • Fin novembre 2014, le centre Simon-Wiesenthal annonce son probable décès en 2010, à Damas, à l’âge de 98 ans, d’après les informations récoltées par un ancien agent des services secrets allemands qui avait servi au Moyen-Orient.

 

Alois Brunner


Alwin-Broder ALBRECHT

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît le 18 septembre 1903 en Allemagne à Sankt Peter-Ording dans la province de Schleswig-Holstein.
  • Rejoint à 18 ans, en 1922,  la Reichsmarine.
  • Est promu Kapitänleutnant le 1er juin 1934, à l’âge de 30 ans.
  • Devient Korvettenkapitän 3 ans plus tard, le 1er novembre 1937.
  • Est nommé Officier de liaison d’Adolf Hitler à la Marine le 19 juin 1938.
  • Le 30 juin 1939, après avoir découvert qu’Albrecht avait épousé en début d’année une femme « avec un passé », Erich Raeder, le Commandant du Grand Amiral de la Marine, tente de le transférer à Tokyo, puis de l’expulser de la Marine. Hitler s’y oppose et une dispute éclate entre Hitler et Raeder.
  • Est nommé par Hitler NSKK-Oberführer, le 1er juillet 1939, devient un des adjoints de Hitler, travaillant à la Chancellerie du Reich à Berlin.

 

A LA LIBÉRATION

  • En 1945, passe du temps dans le Führerbunker (le bunker de Hitler) en tant qu’adjudant de Hitler. Est vu pour la dernière fois dans le cadre de la bataille de Berlin, défendant la Chancellerie du Reich d’Hitler une mitraillette à la main.
  • Se serait suicidé, dit-on, le 1er mai 1945, à l’âge de 41 ans, mais son corps n’a, en réalité, jamais été retrouvé.

 

Alwin-Broder ALBRECHT
Alwin-Broder ALBRECHT

 


Amédée BUSSIERE

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît le 12 décembre 1886 à Clermont-Ferrand (France).
  • Devient préfet de police de Paris à l’âge de 56 ans, en mai 1942.
  • Sans être sous ses ordres directs, Bussière est un grand ami de René Bousquet.
  • Organise la rafle du Vel d’Hiv’ la nuit du 15 au 16 juillet 1942.
  • Livre, en 1943, des informations Röthke et fait arrêter 37 500 personnes, Juives la plupart, mais également des Résistants non-Juifs.

A LA LIBÉRATION

  • Est arrêté et incarcéré à Drancy, au dépôt de la préfecture de police le 20 août 1944, puis est incarcéré à la Santé.
  • Est révoqué le 25 mai 1945.

APRES LA LIBÉRATION

  • Comparaît devant la cour de justice de la Seine en juillet 1946 où il est inculpé pour renforcement des Brigades Spéciales, collaboration et intelligence avec l’ennemi. Il échappe de peu à la peine de mort, est condamné aux travaux forcés à perpétuité, à l’indignité nationale et à la confiscation des biens. Il est alors détenu à Fresnes.
  • La peine est commuée en 1951 (5 ans plus tard), il obtient alors la liberté conditionnelle la même année.
  • Meurt libre en 1953, à l’âge de 67 ans.

 

Amédée Bussière
Amédée Bussière


André BAILLET, dit « le Colonel »

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est commissaire de police.
  • Adhère au gouvernement de Vichy Sous-directeur des Renseignements Généraux.
  • Devient directeur en 1943.
  • Nommé à la tête de l’administration pénitentiaire, livre de nombreux prisonniers à la Milice.

 

APRES LA LIBÉRATION

  • Est condamné à mort le 20 juin 1945
  • Est fusillé à Montrouge, le 26 juin 1945

 

Andre Baillet
Andre Baillet


André BAUR

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît en 2904

Est vice-président de l’UGIF (Union Générale des Israélites de France ) créée par Philippe Pétain le 29 novembre 1941 (JO DU 2-12-1941) avec un objectif collaborateur comme explicité dans ses statuts :

« Loi du 29 novembre 1941 instituant une Union Générale des Israélites de France

Nous Maréchal de France, Chef de l’Etat français le Conseil des ministres entendu décrétons :

Article premier. – Il est institué auprès du Commissariat aux Questions juives une Union générale des Israélites de France. Cette Union a pour objet d’assurer la représentation des Juifs auprès des Pouvoirs publics notamment pour les questions d’assistance, de prévoyance et de reclassement social. Elle remplit les tâches qui lui sont confiées dans ce domaine par le gouvernement. L’Union générale des Israélites de France est un établissement public autonome doté de la personnalité civile. Elle est représentée en justice comme dans les actes de la vie civile par son président, qui peut déléguer à tel mandataire de son choix tout ou partie de ses pouvoirs.

Article 2. – Tous les Juifs domiciliés ou résidant en France sont obligatoirement affiliés à l’Union générale des Israélites de France. Toutes les associations juives sont dissoutes à l’exception des associations cultuelles israélites légalement constituées. Les biens des associations juives dissoutes sont dévolus à l’Union générale des Israélites de France. Les conditions de transfert de ces biens seront fixées par décret rendu sur le rapport du secrétaire d’Etat à l’Intérieur.

Article 3. – Les ressources de l’Union générale des Israélites de France sont constituées : 1°, Par les sommes que le Commissariat général aux Questions juives prélève au profit de l’Union sur les fonds de solidarité juive institué par l’article 22 de la loi du 22 juillet 1941. 2° Par les ressources provenant des biens des associations juives dissoutes. 3° Par des cotisations versées par les Juifs et dont le montant est fixé par un Conseil d’administration de l’Union d’après la situation de fortune des assujettis et selon un barème approuvé par le Commissaire général aux Questions juives.

Article 4. – L’Union générale des Israélites de France est administrée par un Conseil d’administration de dix-huit membres choisis parmi les Juifs de nationalité française, domiciliés ou résidant en France et désignés par le Commissaire général aux Questions juives.

Article 5. – Le Conseil d’administration est placé sous le contrôle du Commissaire général aux Questions juives. Les membres répondent devant lui de leur gestion. Les délibérations du Conseil d’administration peuvent être annulées par arrêté du Commissaire général aux Questions juives.

Article 6. – Les cotisations fixées par le Conseil d’administration de l’Union générale des Israélites de France sont recouvrées par états exécutoires comme il est prévu par l’article 2 du décret du 30 octobre 1935.

Article 7. – Tant que subsisteront les difficultés de communication résultant de l’occupation, le Conseil d’administration pourra être divisé, le cas échéant, en deux sections dont le siège sera fixé par le Commissaire général aux questions juives. Chaque section comprendra neuf membres et sera présidée l’une par le président et l’autre par le vice-président.

Article 8. – Le présent décret sera publié au Journal officiel et exécuté comme loi de l’Etat.

Fait à Vichy, le 29 novembre 1941

Ph. PÉTAIN

Par le maréchal de France, chef de l’Etat français.

L’amiral de la flotte, ministre Le garde des Sceaux, ministre

vice-président du Conseil secrétaire d’Etat à la justice

AI. DARLAN Joseph BARTHÉLEMY

Le ministre, secrétaire d’Etat à l’intérieur

Pierre PUCHEU 

Le ministre secrétaire d’Etat à l’économie nationale et aux finances 

Yves BOUTHILLIER »

(JO DU 2-12-1941)

 

 

  • Pétain nomme des notables juifs le 9 janvier 1942 pour représenter l’UGIF : le décret nommant les membres du Conseil d’administration de l’UGIF est publié au Journal Officiel de l’Etat français. Les personnes qui rechignaient à capituler sont remplacés (pour la zone sud car en zone nord, la plupart d’entre eux venant du Comité de coordination des Oeuvres de bienfaisance du Grand-Paris où ils avaient déjà fait leurs preuves, ils étaient moins susceptibles de contester les ordres). MM. André Baur, Georges Edinger, Fernand Musnik, Benjamin Weill-Hallé, Marcel Stora, sont donc rejoint par Mmes Juliette Stern et Lucienne Scheid-Haas, Alfred Morali et Albert Weill.Les documents évoquant les enfants, dans les archives de l’UGIF, sont plutôt rares, néanmoins des notes de service sont assez parlantes :

    « Avis important : Nous constituons à l’Union Générale des Israélites de France, un fichier central de tous les enfants juifs dont les parents ont été arrêtés ces jours-ci. Si ces enfants ont été recueillis par un organisme privé ou par des familles particulières et que vous en ayez connaissance, nous vous prions de bien vouloir les signaler immédiatement car il est déjà porté à notre connaissance que quelques enfants se sont trouvés égarés. Tout le service social fonctionne en permanence continuelle et, à cet effet, nous vous prions de bien vouloir établir avec nos services une liaison régulière… »

Cette information publiée dans le Bulletin de l’UGIF du 24 juillet 1942 pouvant sembler, de prime abord, anodine prend tout son sens quand elle est replacée dans son contexte : elle a, en effet été publiée une semaine après la grande rafle des 16 et 17 juillet et est lourde de menaces car elle annonce le rassemblement de ces  » enfants égarés « , dans des maisons où ils seront très surveillés et qui sont tenues à disposition des nazis qui venir rafler ces enfants très facilement. Ce communiqué sera renouvelé pendant plusieurs semaines dans le Bulletin de l’UGIF.

La presse de la résistance juive dénonce l’UGIF :

Notre Voix – 15 février 1943 :

REDOUBLONS D’EFFORTS POUR LES PETITS ENFANTS JUIFS TRAQUÉS

 » … Chaque jour nous apporte de nouvelles preuves de sympathie et de solidarité envers les petits malheureux que l’action des femmes parisiennes a sauvés de la déportation et de la mort. Outre les sommes importantes collectées à Nice, ces jours derniers, 25 familles françaises s’offrent à prendre chacune un enfant juif. Marseille, Nice, Grenoble suivent leur exemple. Voilà les beaux exemples de solidarité française et voilà la honte de l’Union Générale des Israélites de France qui a livré 100 enfants aux agents de la Gestapo pour les assassiner. Leur crime sera impitoyablement châtié. Redoublons d’effort pour les petits enfants juifs traqués. Collectons l’argent et les vêtements pour eux. Trouvons-leur des marraines qui remplaceront la maman perdue. Faisons tout pour que le sourire reparaisse sur leur visage attristé… « 

Notre Voix – 1er juin 1943 :

L’UGIF, FILIALE DE LA GESTAPO

 » A Lyon, un Juif a demandé un secours à l’UGIF or on a exigé qu’il présente sa carte d’identité. Comme elle ne portait pas le tampon  » Juif « , l’UGIF refusa le secours. A Marseille, la Gestapo a exigé de l’UGIF la liste des Juifs assistés. Cette organisation a répondu qu’il n’y avait pas de liste mais que les personnes qu’elle aide allaient se présenter tel jour. Et quand les malheureux arrivèrent, la Gestapo était là pour les déporter. Nous avions déjà mis en garde contre les traîtres de l’UGIF quand ils avaient, à Paris, livré des enfants aux Boches. Les faits rapportés plus haut indiquent à tous les Juifs qu’ils doivent considérer l’UGIF comme une filiale de la Gestapo. Les traîtres seront démasqués. Leur châtiment se prépare. « 


Notre Voix – 20 juin 1943 :

PAS UN SOU POUR LES TRAITRES DE L’UGIF!

 » L’entreprise de mouchardage et de spoliation créée par la Gestapo a besoin d’argent et, comble d’audace, elle impose une contribution à ses victimes dont les contributions volontaires sont insuffisantes et pour cause. L’UGIF ne se contente plus de la part que les Boches lui versent sur les spoliations qu’ils réalisent. Il lui faut davantage. Et cela soi-disant pour secourir les Juifs déshérités. D’abord, les Juifs n’auraient pas besoin de ces prétendus secours si on ne leur avait pas volé leurs biens et si on les laissait travailler librement. Et d’autre part, chacun sait comment l’UGIF secourt les malheureux. Comme à Paris où elle livre à la Gestapo, pour être déportés, les enfants qui lui avaient été confiés ; à Marseille, où les Juifs qui se présentent pour toucher un secours sont aussitôt embarqués par la Gestapo prévenue par cette organisation de traîtres ; à Lyon, où l’UGIF exige que la carte d’identité porte la mention  » Juif « . La solidarité, les Juifs la pratiquent mais entre eux, à l’exclusion des traîtres qui veulent une fois de plus mériter le salaire que leur alloue leurs maîtres de Vichy et de Berlin en organisant un nouveau recensement des Juifs. Car c’est à cela que tend également la nouvelle contribution. En dehors des sommes qu’elle rapporterait elle permettrait aussi de connaître les nouvelles résidences et de mieux livrer les Juifs à leurs bourreaux.

BOYCOTTONS CE NOUVEAU RECENSEMENT DÉGUISÉ. PAS UN SOU POUR L’UGIF… « 

A partir de l’été de 1943, c’est au tour d’André Baur de payer le fait d’être Juif. La Gestapo vient le chercher et l’enferme à Drancy.

Le 17 décembre 1943, elle le met dans le convoi N°63 direction Auschwitz avec 501 hommes et 345 femmes, 99 enfants de moins de 18 ans. Les nazis l’y assassinent.

 

 

 


Andreas BOLEK  

Reichssicherheitshauptamt (RSHA) (Office central de la sécurité du Reich) ; chef de la Police de Magdebourg

  • Se suicide en 1945
Andreas Bolek
Andreas Bolek


Angelo CHIAPPE

Préfet du Gard jusqu’en janvier 1944, puis d’Orléans, refuse toujours d’intervenir en faveur des Juifs, et couvre de nombreuses actions antisémites (frère du préfet de Paris Jean Chiappe)

  • Est arrêté à Paris en août 1944
  • Est transféré à Nîmes où il est condamné à mort
  • Est exécuté le 23 janvier 1945


Anton BROSE

SS au grade de unterscharführer, Gestapo d’Auschwitz

  • N’a jamais été jugé
  • Pas d’autre informations à son sujet
Anton Brose
Anton Brose


Anton BRUNNER

Gestapo de Vienne

  • Est condamné à mort par un tribunal du peuple à Vienne et pendu en 1946.
Anton Brunner
Anton Brunner


Anton BURGER

Commandant de Theresienstadt et expert SS pour les déportations en Grèce

  • S’échappe d’un camp d’internement près de Salzbourg en 1948.
  • Est repris en 1949, détenu dans une prison viennoise
  • S’échappe à nouveau en 1951
  • Vit probablement en Allemagne fédérale
  • Meurt libre en 1984


Armand SJOESTEDT, dit BERNARDINI

Militant antisémite proche du professeur Montandon , crée un fichier méthodique des noms juifs et cherche à « dépister » les Juifs vivant sous un pseudonyme

  • Fuit Paris en août 1944 accompagné par Henry Coston
  • Gagne Wiesbaden puis Constance où il retrouve l’état-major du P.P.F.
  • Est arrêté le 7 mai 1945 à la frontière entre l’Autriche et la Suisse
  • Est condamné le 27 novembre 1946 par contumace à la dégradation nationale, à la confiscation de ses biens et interdit de séjour dans la région parisienne
  • Fait appel
  • Est à nouveau jugé le 6 juin 1947, condamné à la dégradation nationale pour vingt ans sans interdiction de séjour
  • Peine réduite à 14 ans par le Président de la République en 1949
  • Meurt en Belgique en 1972.


Arno BREKER

Sculpteur, devient en 1937 le sculpteur officiel de l’Etat nazi et, à ce titre, reçoit sur ordre d’Hitler, une propriété et un studio avec de nombreux assistants

  • N’est pas inquiété, après guerre et continue à sculpter
  • Les expositions qu’il organise à Berlin et à Paris en 1981 provoquent cependant des polémiques
  • Un Musée Arno Breker est inauguré en 1985 en Rhénanie-du-Nord-Westphalie
  • Meurt libre en 1991
Arno Breker
Arno Breker


Artur AXMANN

Successeur de Baldur VON SCHIRACH en 1940, à la tête des Hitlerjungend (les Jeunesses Hitlériennes)

  • S’échappe du bunker d’Hitler en avril 1945
  • Est condamné en mai 1949 par un tribunal de dénazification à 3 ans et 3 mois d’emprisonnement 
  • Est de nouveau condamné en 1953 à une amende de 35 000 DM 
  • Meut libre en 1996
Artur Axmann
Artur Axmann


Arthur BREITWIESER

Section IV, Auschwitz

  • Est jugé, en 1947, par le Tribunal National Suprême polonais à Cracovie et condamné à mort
  • Peine commuée en perpétuité en janvier 1948
  • Est libéré le 18 janvier 1959
  • Travaille ensuite comme comptable
  • Est Arrêté à nouveau et jugé au cours du procès d’Auschwitz, tribunal de Francfort (1963-1965)
  • Est en détention préventive du 9 au 22 juin 1961
  • Meurt libre en 1978


August BECKER

SS-Obersturmführer (équivalent du grade de Lieutenant, en français) de janvier 1940 à octobre 1941, spécialiste du gazage dans le programme d’ ‘euthanasie’, puis chargé d’inspecter les véhicules de gazage

  • Devient représentant de commerce après 1945
  • En 1960, déclaré incapable, en raison de son état de santé, de subir un interrogatoire ou de purger une peine 
  • Meurt libre le 31 décembre 1967
August Becker
August Becker


August BLEI

Camp de Mauthausen

  • Est condamné à mort à l’issue du premier procès de Mauthausen
  • Est exécuté le 28 Mai 1947 (à 54 ans)
August Blei
August Blei


August BOGUSCH  

Blockfuhrer (directeur de bloc) de Buchenwald puis de Auschwitz de 1941 à 1944

  • Est condamné à mort au procès de Cracovie et pendu en 1948
August Bogusch
August Bogusch





b

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Béla BEREND

Grand rabbin de Szigetvar en Hongrie, proche de l’extrême-droite hongroise dès avant la guerre

  • Est accusé de collaboration après la guerre
  • Est condamné à 10 ans de prison en 1946
  • S’exile aux Etats-Unis où il change de nom
Béla Berend
Béla Berend


Benno VON ARENT 

NSDAP et SS ; Reichsbuhnenbildner en 1936 ; Agent pour la mode en 1939

  • Meurt en 1956 sans avoir été inquiété
Benno Von Arent
Benno Von Arent


BIELAKOW

Garde ukrainien du camp de Sobibor

  • Est condamné par une cour soviétique et est exécuté


Brunhilde POMSEL

Secrétaire du chef de la propagande du régime nazi Joseph Goebbels

AVANT LA LIBÉRATION

  • Travaille comme sténographe pour un avocat Juif et en tant que dactylo pour l’extrême droite nationaliste
  • Rejoint le parti nazi en 1933
  • Est employée au service d’information de la radio du Troisième Reich comme secrétaire
  • Est transférée au Ministère du Reich à l’éducation du peuple et à la Propagande en 1942 sur la recommandation d’un de ses amis
  • Y travaille jusqu’à la fin de la guerre sous la direction de Joseph Goebbels, comme membre de l’équipe restreinte de secrétaires et sténographes à son service.

 

A LA LIBÉRATION

  • Est condamnée par les Soviétiques à cinq ans de prison en 1945

 

APRES LA LIBÉRATION

  • Est libérée en 1950
  • Travaille pour des radios allemandes jusqu’à sa retraite en 1971
  • A prétendu en 2016, dans un documentaire intitulé « A German Life » (Une vie allemande), n’avoir rien su des crimes nazis, ni sur les camps de concentration et d’extermination qui furent au cœur du génocide juif. « Dois-je me reprocher de ne pas avoir été intéressée par la politique ? » dit-elle dans ce film, « Nous ne savions rien (des camps). Nous étions nous-mêmes dans un gigantesque camp de concentration. Je ne pouvais pas résister, je fais partie des lâches » (…)  « Serait-ce mal, serait-ce égoïste que de vouloir essayer de profiter d’une position même si l’on sait que cela peut nuire à d’autres ? » (…) « À titre personnel, je ne veux pas me voir comme une coupable… Non… On peut finir par penser que c’est le peuple allemand qui a permis l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Voilà, c’était nous tous. Moi, y compris, certes ….. Mais nous tous. » Cette criminelle nazie (car elle n’est rien d’autre) prouve qu’elle ne ressent pas le moindre remort pour ce à quoi elle a activement participé.
  • Meurt libre en Allemagne, à Munich, le 27 janvier 2017, à l’âge de 106 ans
Brumhilde Pomsel
Brumhilde Pomsel


BIENEMANN, dit PINNEMAN

Gardien SS du camp de Treblinka

  • Est exécuté par les Soviétiques 


Bruno BEGER

AVANT LA LIBÉRATION

  • Né le 27 avril 1911 à Francfort-sur-le-Main
  • Commence à travailler, en 1934, à mi-temps au RuSHA, bureau racial des SS, il y obtient un poste à responsabilité.
  • Doit partir en expédition à Hawaï, mais est invité à participer, à la place, à l’expédition au Tibet organisée par Ernst Schäfer, dont l’objectif est, entre autres, de valider les thèses de l’Ahnenerbe sur les origines de la « race aryenne »

  • Propose le programme du cadre de l’expédition : « étudier la situation anthropologique et raciale actuelle au moyen de mesures, de l’examen, la photographie et le moulage des traits, recueillir des informations sur la place, les origines, la signification et le développement de la race nordique dans cette région ».

  • Tient un journal de voyage, au cours de cette expédition, conçu pour être publié 60 ans plus tard : Mit der deutschen Tibetexpedition Ernst Schäfer 1938/39 nach Lhasa (Avec l’expédition allemande d’Ernst Schäfer à Lhassa, au Tibet en 1938/39) (Wiesbaden, 1998)

  • S’efforce de gagner les faveurs de l’aristocratie tibétaine en distribuant des médicaments et en soignant des moines ayant une maladie vénérienne, en échange de la possibilité d’effectuer ses recherches. Photographie et prend les mesures anthropomorphiques, craniologiques et chirologiques, ainsi que les empreintes digitales de 376 individus appartenant à divers peuples du Sikkim ou du Tibet, et fait des moulages de la tête, du visage, des mains et des oreilles de 17 autres.

  • Travaille avec August Hirt à l’Université du Reich de Strasbourg (université d’occupation, créée en 1941 et gérée par le parti nazi, à Strasbourg en Alsace)
  • Est chargé par l’Ahnenerbe de fournir au médecin nazi des détenus de différents types ethniques, provenant des camps de concentration, et servant aux différentes expériences raciales
  • Sélectionne à Auschwitz, en 1943, 115 individus vivants et les fait gazer, au camp de Natzwiller, puis, après leur mort, les transfère à la Reichsuniversität où officie Hirt, qui doit transformer les dépouilles en squelettes afin d’établir une collection macabre servant à l’identification des membres de la « race juive ». Les individus en question sont bien gazés, mais l’Ahnenerbe omet de les transformer en squelettes
  • Beger déclare, dans une lettre datée au du 13 avril 1943, et adressée au secrétaire particulier d’Heinrich Himmler, son soutien à « l’extermination des Juifs en Europe et, au-delà, dans le monde entier si possible »

 

 

APRES LA LIBÉRATION

  • Est exonéré par un tribunal de dénazification, en février 1948, ignorant, apparemment, son rôle dans la collection de squelettes juifs
  • Est incarcéré le 30 mars 1960, suite à une enquête effectuée autour de cette collection
  • Est relâché 4 mois plus tard dans l’attente d’un procès.  lequel commença le 27 octobre 1970
  • Son nom est mentionné lors du procès d’Adolf Eichmann à Jérusalem, en 1961, Eichmann ayant participé à l’organisation du recensement effectué par Beger à Auschwitz
  • Affirme qu’il ignorait que les détenus d’Auschwitz dont il a pris les mensurations étaient destinés à être tués.
  • Est condamné à 3 ans de prison (ce qui était la peine minimale) par le tribunal de Francfort, le 6 avril 1971, pour complicité dans le meurtre de 86 Juifs dans des camps de concentration
  • Peine commuée en appel à 3 ans de prison avec sursis
  • N’effectue donc aucun séjour en prison
  • Publie aux éditions Schwartz, en 1986, un fascicule intitulé Meine Begegnungen mit dem Ozeam des Wissens (« Mes rencontres avec l’océan de sagesse »). Victor et Victoria Trimondi écrivent que des rencontres entre Beger et le dalaï-lama ont eu lieu en 1983, 84, 85, 86 et 94
  • Cosigne avec l’alpiniste Heinrich Harrer (qui vécut au Tibet de 1944 à 1951) et Kazi Sonam Togpyal (ancien interprète auprès de la mission indienne au Tibet), Robert W. Ford (ancien officier radio de la mission britannique à Lhassa, puis du gouvernement tibétain), Ronguy Collectt (fille de Sir Charles Bell), Joan Mary Jehu (séjours au Tibet en 1932), Archibald Jack (visite de la garnison britannique à Gyantsé), Fosco Maraini (séjour au Tibet en 1937 et 1948), un document affirmant la « conviction que le Tibet était un état pleinement souverain avant 1950 », et pose pour une photographie de groupe aux côtés du 14e dalaï-lama, en 1994, à Londres
  • Meurt libre à Königstein le 12 octobre 2009, à l’âge de 98 ans.
Lachen, Beger als Zahnarzt (anthropologische Messung)
Bruno Beger





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c

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Camille BORIONE

Cabinet du Commissaire Général aux Questions Juives sous Xavier Vallat

  • Poursuit sa carrière après la guerre sans être inquiété
  • Dirige jusqu’en 1963 une affaire de commissionnaire à la Bourse de commerce de Paris et de négociant de sucre en gros
  • Fait son entrée au Who’s Who en 1969
  • Devient président d’honneur du Comité Privé et des Ardèchois de Paris
  • Meurt libre en 1976


Carl CLAUBERG

Médecin expérimentateur à Auschwitz

  • Est libéré par les Soviétiques en 1955
  • Meurt d’apoplexie en attendant d’être jugé à Kiel en 1957


Charles-Francis ANDRÉ, dit « Gueule tordue »

Membre du PPF (Parti Populaire Français), chef d’un groupe d’indicateurs du SD de Lyon travaillant pour Klaus Barbie

  • Jugé en 1945 
  • Fusillé en 1945
Charles-Francis André
Charles-Francis André

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Cegielski , voir son véritable nom : Kasimir RYDZEWSKI

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Corneliu CALOTESCU (gouverneur de Bucovine,  a créé plusieurs décrets hostiles aux Juifs en 1941 et a collaboré avec les nazis)

  • Est condamné à mort par un tribunal en Roumanie, mais a aussitôt été amnistié par le roi Michel à la demande du Premier ministre Groza et du ministre de la Justice Patranascu.

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d

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August Eduard Ernst Dietrich Allers
August Eduard Ernst Dietrich Allers

August Eduard Ernst Dietrich ALLERS (Chancellerie du Führer, avocat)

  • Après la fin de la guerre, devient ingénieur de l’organisation Todt et se cache en Autriche.
  • Est arrêté aprèsdénonciation en août 1945 par un militaire britannique
  • Est envoyé au camp d’internement Neuengamme en jusqu’en février 1947
  • Travaille comme bûcheron, automobiliste et devient même chef d’entreprise
  • Est à nouveau arrêté en avril 1948 par l’armée américaine
  • Est remis à la justice allemande
  • Bien que sa participation à l’action T4 soit connue, il est mis en détention préventive
  • Est relâché en septembre 1949
  • Est « dénazifié » en octobre 1949
  • Se présente en 1951 aux élections de la région de Basse-Saxe comme candidat du parti impérial socialiste
  • Après l’interdiction du parti, devient conseiller juridique du chantier naval allemand et le dirigea à partir de 1958
  • Est mis en détention préventive à Hambourg en août 1962
  • Est relâché en mai 1963
  • N’a plus pu reprendre ses fonctions de conseiller juridique ensuite
  • Le tribunal de grande instance de Francfort / Main le condamne à 8 ans de réclusion le 20 décembre 1968 en raison de sa participation à l’action T4 en tant qu’assistant dans le meurtre d’au moins 34 549 personnes
  • Peine alourdie à 10 ans de réclusion après le réexamen de son dossier qui faisait état de son implication dans la mort de 70 273 personnes.
  • Est privé de droits civiques pour cinq ans
  • Jugement confirmé le 11 octobre 1972 par la Cour de cassation
  • N’effectue aucune nouvelle peine car les détentions préventives et autres effectuées ainsi que le paiement des amendes versé ont débouché à la conclusion qu’il a déjà purgé sa peine
  • Meurt libre en 1975


Dorothea BINZ (gardienne en chef de Ravensbrück, amante d’Edmund Brauning)

  • Est capturée le 3 mai 1945 par l’armée britannique à Hambourg
  • Est déférée au procès de Ravensbrück
  • Est condamnée à mort par pendaison 
  • Est exécutée le 2 mai 1947 à 9 h 01, cagoulée et cravatée par le bourreau anglais Albert Pierrepoint
Dorothea Binz
Dorothea Binz

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e

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Edinger ANCKER (chancellerie du parti nazi où il s’occupe des affaires juives, il y discute de la stérilisation forcée de ce que les nazis appelaient les « demi-Juifs » ou de leur déportation)

  • L’accusation américaine enquête sur son cas en 1945
  • Poursuites aussitôt abandonnées (sous prétexte que le dossier semblait « trop marginal pour l’inculper »)

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Edinger Ancker
Edinger Ancker

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Edmund BRÄUNING (commandant adjoint du camp de Ravensbrück, SS-hauptsturmfuhrer, 1940-1941 à Neuengamme, 1941-1943 à Auschwitz, 1943-1944 à Ravensbruck, 1945 à Buchenwald)

  • N’a pas été jugé
  • A disparu sans laisser de traces en 1945

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Eléonore BAUR (l’une des rares femmes à avoir participé au Putsch de 1923 ; membre des SA ; supervise les expérimentations médicales de Dachau)

  • Est arrêtée et condamnée à 5 ans de prison 
  • Meurt en 1981

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Eleonore Baur
Eleonore Baur

 


Elie CARIS

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est membre du parti fasciste le PPF
  • Devient directeur à la Direction Générale de l’Aryanisation Economique du Commissariat Général aux Questions Juives

 

APRES LA LIBÉRATION

  • Dossier introuvable dans les Archives

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Emil BEDNAREK 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est arrêté par la Gestapo en avril 1940 pour appartenance à un mouvement de Résistance Polonais
  • Est envoyé à Auschwitz (n° 1.325) le 7 juillet 1940
  • Y restera jusqu’à l’évacuation en tant que Volksdeutscher
  • Bénéficie d’un statut particulier (octobre 40) Blockältester (au Block 8) (Blockältester = « Doyen du Block », détenu responsable du Block et de son effectif) 
  • Est déplacé à Birkenau dans un Kommando de travail en hiver 42/43
  • Devient à nouveau Blockältester de la compagnie disciplinaire quelques semaines plus tard
  • Est transporté à Mauthausen avec environ 45 garçons Polonais lors de l’évacuation
  • Y est  où il est resté jusqu’à la libération du camp par les troupes Américaines

 

A LA LIBÉRATION

  • Retourne dans sa famille à Königshütte

 

APRES LA LIBÉRATION

  • Ouvre un café à la gare de Schirnding en 1947, qu’il agrandit au fil du temps (kiosque, magasin d’alimentation)
  • Déclare n’avoir jamais tué aucun prisonnier lors de sa déposition auprès du juge d’instruction.
  • Lors du procès de Francfort, de nombreux témoins racontent les circonstances dans lesquelles ils l’ont vu de leurs propres yeux, ils le décrivent comme extrêmement brutal et sadique
  • Entre en détention préventive à partir de novembre 1960
  • Est libéré le 1er décembre 1975.
Emil Bednarek
Emil Bednarek

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Émile ANDRÉ

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est un policier collaborateur français

 

A LA LIBÉRATION

  • Est condamné en 1945 (Peine inconnue. Lieu inconnu)

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Émile BOUTMY (avocat, cadre du Commissariat Général aux Questions Juives, chargé du « statut des personnes »)

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est avocat et cadre du Commissariat Général aux Questions Juives, est chargé du « statut des personnes »

 

APRES LA LIBÉRATION

  • N’a jamais été inquiété
  • Se reconvertit dans l’édition, travaille pour la Maison du Livre Français.
  • Meurt libre en 1998, à l’âge de 85 ans

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Erhard BRAUNY

AVANT LA LIBÉRATION

  • Rejoint, en 1937, les SS en tant que gardien du camp de Buchenwald. Y reste deux ans.
  • Est envoyé à Dachau pour surveiller les déportés en tant que Scharführer jusqu’en septembre 1943

 

A LA LIBÉRATION

  • Est transféré au complexe de Dora à Nordhausen où il avait en charge la surveillance des déportés travaillant sur les armes V jusqu’en novembre 1944.
  • Est nommé Untersturmführer le 20 novembre 1944 et dirige le camp de travailleurs à Rottleberode.
  • En avril 1945, reçoit l’ordre d’évacuer les 400 détenus à Bergen-Belsen.

 

APRES LA LIBÉRATION

  • Est arrêté par les troupes américaines. Son procès se tient le 7 août 1947 à Dachau.
  • La Cour militaire américaine prononce son verdict le 30 décembre 1947 : prison à perpétuité.
  • Est enfermé à la prison de Landsberg pour y purger sa peine.
  • Meurt d’une leucémie à l’hôpital de la prison le 16 juin 1950.

 

Erhard Brauny
Erhard Brauny

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Eric BOERFLER  (Kapo à Bergen-Belsen ; aide Karl Rothe pour les injections de phénol)   

  • N’a jamais été inquiété

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Erich BALL (Mittelwerk ; expert allemand des missiles)

  • Est récupéré par les Américains, dans le cadre de l’opération Paperclip
  • Travaille à partir de 1947 à Fort Bliss au Texas.
  • Meurt libre en 1990 à Huntsville en Alabama

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Erich BARTELMUS (SS Oberscharführer, Gestapo de Lyon, spécialiste lyonnais de la chasse aux Juifs dans l’équipe de Klaus Barbie, à Lyon, participe à la quintuple exécution de la Place Bellecour)
  • Est jugé lors du procès de Lyon en novembre 1954
  • Est condamné à huit ans de travaux forcés.

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Erich Bartelmus
Erich Bartelmus

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Erich BAUER  (SS-Oberscharführer, camp de Sobibor, chargé des chambres à gaz)
  • Est arrêté après avoir été reconnu par Samuel Lerer, dans un parc à Berlin
  • Est condamné à l’emprisonnement à vie en 1950
  • Meurt en prison à Berlin en 1980.

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Erich Bauer
Erich Bauer

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Erich VON DEM BACH-ZELEWSKI (chef suprême des SS et de la Police de Russie centrale et chef des unités antipartisans)

  • Est condamné à dix ans de résidence surveillée par un tribunal de dénazification, à Munich
  • S’accuse de tueries en 1952
  • Est condamné à trois ans et demi de prison par un tribunal allemand de Nuremberg en février 1961 pour participation à la purge de 1934
  • Est condamné à perpétuité en 1962
  • Meurt en 1972

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Erich von dem Bach-Zelewski
Erich von dem Bach-Zelewski

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Ernest BAUMHARD (« médecin » du programme T4 ; clinique d’Hadamar et de Grafeneck ; transféré à la Marine en 1941)

  • Meurt en 1943

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Ernst ACHENBACH (juriste et diplomate allemand travaillant pour l’ambassade d’Allemagne à Paris). Il participe le 4 et le 6 mars 1943 à la déportation à Auschwitz de 2 000 Juifs 

  • Jamais inquiété
  • A des activités politiques en Allemagne de l’Ouest
  • Est avocat (notamment de l’entreprise criminelle IG-Farben), défenseur au Bundestag des criminels nazis pour lesquels il réclamait l’amnistie.
  • Devient député
  • Est sur le point d’être nommé représentant de la RFA à la Commission européenne en 1970
  • Décision annulée devant le scandale en raison de la diffusion du dossier réuni par Beate Klarsfeld
  • Meurt libre à Essen le 2 décembre 1991 à 82 ans

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Ernst Achenbach
Ernst Achenbach

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Ernst BASEDOW (Gestapo, le « bourreau de Bourges »)

  • Est jugé par le Tribunal militaire de Lyon, en 1950
  • Est condamné à 10 ans de prison
  • Le commissaire du gouvernement fit appel à minima

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Ernst BAUCH (Bernburg ; Sonnenstein)

  • Se suicide à Berlin en 1942

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Ernst BIBERSTEIN (SS, SD, Einsatzgruppe C où il commande l’Einsatzkommando 6)

  • Est condamné à mort à Nuremberg par un tribunal militaire américain
  • Peine commuée à la prison à perpétuité par la Commission de clémence

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Ernst Biberstein
Ernst Biberstein

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Ernst KOSTIAL (SS, gardien du camp de Majdanek)

  • Est identifié comme responsable par la Commission d’enquête extraordinaire polono-soviétique 
  • Disparu

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Ernst Wilhelm BOHLE (secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères de 1937 à 1945)

  • Est condamné par le Tribunal militaire américain de Nuremberg à 5 ans de prison en 1949
  • Est libéré la même année
  • Meurt libre en 1960 à Düsseldorf

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Eugène BRIDOUX (secrétaire général de la Délégation générale du gouvernement français dans les territoires occupés du 20 mars 1941 au 18 avril 1942, puis secrétaire d’État à la Guerre (du 18 avril 1942 au 25 mars 1943), et enfin sous-secrétaire d’État à la Défense nationale, du 26 mars 1943 au 20 août 1944, dans le gouvernement du maréchal Pétain ; promu général de division en 1941 puis général de corps d’armée en 1942)

  • S’enfuit à Sigmaringen
  • Participe à la commission gouvernementale vichyste en tant que « commissaire aux prisonniers de guerre français », mais n’exerce pas réellement ses fonctions dans ce cabinet fictif, n’y faisant que de rares apparitions
  • Est capturé en mai 1945 en Allemagne
  • S’évade du Val de Grâce à Paris le 6 juin 1947
  • Se réfugie en Espagne
  • Est condamné à mort par contumace et à la dégradation militaire,  le 18 décembre 1948.
  • Meurt libre en Espagne le 6 juin 1955

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f

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Fedor VON BOCK  (commandant du Groupe d’armées Centre)

  • Prend sa retraite en 1942
  • Aurait été tué lors d’un raid aérien en 1945.

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Félix BRUSSELAERS (SS belge, camp du fort de Breendonk)

  • Est condamné à mort lors du procès de Malines, exécuté à Malines le 12 avril 1947.

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Ferdinand DE BRINON  (Délégué général du gouvernement de Vichy auprès des Allemands)

AVANT LA LIBÉRATION

  • Se fait l’avocat de la collaboration avec l’Allemagne à partir de juin 1940
  • Est appelé, en juillet 1940, par Pierre Laval, membre du gouvernement de Vichy, à représenter le gouvernement français auprès du Haut-Commandement allemand dans le Paris de l’Occupation
  • Est nommé ambassadeur de France auprès des Allemands le 5 novembre 1940
  • Est nommé « délégué général du gouvernement français dans les territoires occupés » le 17 novembre 1940.
  • Est nommé secrétaire d’État dans le gouvernement Pétain en 1942
  • Réfugié à Sigmaringen en août 1944, il y préside la « Commission gouvernementale » (forme de gouvernement en exil).

 

A LA LIBÉRATION

  • Devant l’avancée des armées alliées, début mai 1945, tente d’abord de rallier l’Espagne par avion, en passant par l’Autriche et la Suisse
  • Ses tentatives étant infructueuses, il se présente aux autorités américaines le 8 mai 1945 à la frontière austro-suisse, afin de rentrer en France et se constituer prisonnier

 

APRES LA LIBÉRATION

  • Est incarcéré, jugé et condamné à mort le 6 mars 1947
  • Est exécuté le 15 avril 1947 au fort de Montrouge et inhumé au cimetière de Saint-Quentin-la-Chabanne, près de Felletin dans la Creuse où il possédait le château de La Chassagne.
  • Sur sa tombe est indiqué son titre « ambassadeur de France » sans préciser qu’il fut le seul ambassadeur du gouvernement français auprès de l’Occupant nazi à Paris
  • Lors de son procès, il lui fut notamment reproché, au-delà du qualificatif de « traître à la Nation », d’avoir été un espion au service de l’Occupant.

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Francis BOUT-DE-L’AN (secrétaire général de la Milice en 1944)

  • Accompagne l’exode de la milice en Lorraine puis en Allemagne à la fin de l’année 1944
  • Termine la guerre en Italie du Nord où il s’efforce de rejoindre Darnand
  • Disparaît et échappe à toutes les recherches
  • Est condamné à mort par contumace
  • Meurt libre le 7 septembre 1977, à Bolzano, en Italie, à 67 ans
  • Retrouvé en 1977 après sa mort

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François BARD (amiral, préfet de police de Paris en 1941, signe la réglementation du camp de Drancy rédigée par Danneker)

  • Homme de Darlan, il est remplacé par Bussière lors du retour au pouvoir de Laval en avril 1942
  • Est nommé ambassadeur de Vichy à Berne
  • Meurt en Suisse des suites d’un accident, le 1er avril 1944

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François CARLOTTI (cadre du Commissariat Général aux Questions Juives, directeur des services administratifs et financiers)

  • Démissionne le 1er mars 1944 au moment de l’arrivée de du Paty de Clam
  • A partir de là, sa trace est perdue

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François CLEMENTI, dit Pierre (créateur d’un groupuscule appelé « Parti Français National-Collectiviste » pendant l’occupation, codirigeant du comité parisien de la LVF (Légion des Volontaires Français), engagé en 1944 dans la LVF, combat en Pologne)

  • Se réfugie à l’étranger
  • Est retrouvé en 1969 parmi les fondateurs du groupe d’extrême-droite « Ordre Nouveau »
  • Meurt libre en 1982.

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Frans CARLIER (SS belge, camp du fort de Breendonk)

  • Est condamné à mort lors du procès de Malines
  • Est exécuté à Malines le 12 avril 1947

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Franz ABROMELT (S.D, Section spéciale pour l’évacuation des Juifs et Polonais de Dantzig et la Prusse de l’Est à partir de 1942 ; Conseiller au bureau IV.B.IV en Croatie à partir de 1944 en Hongrie)

  • S’échappe en 1945
  • Trouve refuge en Égypte
  • Déclaré mort en 1962

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Franz BÖHME (commandant militaire de Serbie)

  • Se suicide après sa mise en accusation par le ministère public américain à Nuremberg

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Franz VON BODMANN (Obersturmführer, ‘médecin’ en chef des camps d’Estonie, assassin de bébés après accouchement au camp et de nombreux Juifs, à la seringue) 

  • Se suicide en avril 1945

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Friedrich ALPERS (secrétaire d’état ; Luftwaffe et plan de 4 ans)

  • Se suicide le 3 septembre 1944 à côté de Mons (France)

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Friedrich BERNHARDT (commandant de la 2è Armée de tanks)

  • Est condamné à mort par un tribunal soviétique pour les atrocités de Bryansk et est exécuté le 29 décembre 1945

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Friedrich BERGER (organise l’officine dite « Gestapo de la rue de la Pompe » à Paris)

  • S’enfuit à la Libération
  • Est arrêté à Milan le 7 mai 1948
  • S’évade
  • Est condamné à mort par contumace pour crimes contre l’humanité
  • Se cache en Allemagne
  • N’est jamais retrouvé
  • Meurt de maladie mais libre, le 10 février 1960 à Munich

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Friedrich BERNER (« médecin » du programme T4,  clinique d’Hadamar ; transféré à la Luftwaffe en 1941)

  • Est tué pendant la guerre, le 2 Mars 1945

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Friedrich VON BAUR  (Ostbahn) (Bundesbahndirektor)

  • Disparu

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Fritz BECHER (camp de Dachau)

  • Est condamné au procès de Dachau
  • Est exécuté le 29 Mai 1946

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Fritz BERNOTAT (participe au programme T4, clinique d’Hadamar)

  • N’a jamais été condamné
  • Meurt libre le 4 mars 1951

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Fritz BRACHT (Gauleiter de Haute-Silésie) 

  • Est porté disparu

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Fritz BRAUNE (Einsatzgruppen C)

  • Est condamné à 9 ans de prison en 1973 par une cour ouest-allemande

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Fritz CLAUSEN (chef du parti national-socialiste danois)

  • Meurt d’une crise cardiaque en 1945 au cours de l’attente d’un jugement

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g

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GANIOLES

Gestapo française

  • Est fusillé à Montrouge le 24 juin 1946 

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Gaston BARRACHIN (inspecteur de police français, puis commissaire, chef de la Brigade Spéciale n° 2 des Renseignements Généraux, tortionnaire, à l’origine de l’arrestation du Groupe Manouchian)

  • Est arrêté et incarcéré à Fresnes
  • Tente, à l’aide d’une imprimerie de fabriquer de faux documents pour compromettre des Résistants 
  • Est condamné à mort en octobre 1945 et fusillé le 19 janvier 1946 à Montrouge.

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Gaston BERGERY (conseiller de Pétain, rédacteurs de certains de ses discours, ensuite ambassadeur de France en URSS puis en Turquie)

  • Est arrêté en 1945 pour intelligence avec l’ennemi
  • Est acquitté des charges de collaboration mais reste interdit de charges publiques
  • Est acquitté entièrement en 1949
  • Participe, en 1951, à la fondation de l’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain
  • Meurt libre en 1974

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Georg BACHMAYER (SS-Hauptsturmführer ; Mauthausen ; en charge de la construction du camp d’Ebensee)

  • Se suicide le 8 mai 1945 après avoir tué sa femme et ses deux enfants à Hintermühe près d’Altenbourg

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Georges ALBERTINI (secrétaire général du RNP de Déat)

  • Est arrêté le 25 septembre 1944
  • Jugé en décembre 1944
  • Condamné à 5 ans de travaux forcés
  • Passe moins de quatre ans au bagne de Poissy
  • Bénéficie d’une remise de peine en février 1948
  • Crée l’Institut d’Histoire Sociale (organisme animé par un fort anticommunisme qui recycle des fascistes)
  • A une forte influence sous la Quatrième république et devient un des membres de l’entourage de Georges Pompidou
  • Meurt libre en 1983.

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Georges BARTHÉLÉMY (maire de Puteaux dès 1929 et durant toute l’occupation, député, ultra-collaborationniste, soutient le gouvernement de Vichy)

  • Est abattu par la Résistance le 10 juillet 1944

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Georges René BOOS  (SS,  massacre d’Oradour)

  • Est condamné à mort par le Tribunal militaire de Bordeaux le 12 janvier 1953
  • Est gracié
  • Est libéré en 1958

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Gerda CHRISTIAN (secrétaire d’Hitler à partir de 1937)

  • S’échappe du bunker le 1er Mai
  • Est capturée par les soviétiques
  • Est libérée
  • Vit à Düsseldorf et travaille à l’Hôtel Eden
  • Meurt libre atteinte d’un cancer en 1997

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Gerhard BAST (Einsatzgruppe D)

  • Est assassiné dans des conditions mystérieuses en 1947

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Gerhardt BORNER (SS-Untersturmführer, directeur des services de l’intendance du centre de gazage de Sonnenstein, puis au camp de Chelmno)

  • A disparu

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Gottlob BERGER (Bureau central de la SS, general der waffen-SS ; responsable du personnel de la Volksturm; responsable des SS et de la Police de Slovaquie)

  • Est condamné à vingt-cinq ans de prison par  le tribunal militaire américain de Nuremberg
  • Peine réduite à dix ans en 1951 par la Commission de clémence
  • Participe à la rédaction du journal néo-nazi Nation Europa

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Gudrun BURWITZ, née HIMMLER (née en 1929 ; fille d’Heinrich Himmler ; membre après guerre de la Stille Hilfe*, une organisation qui soutien des fugitifs nazis – existe encore aujourd’hui – ; protégea ainsi Anton Malloth lors de son procès)

  • N’a jamais voulu reconnaître les méfaits de son père ; serait toujours vivante.

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Gunther D’ALQUEN (éditeur du journal SS Das Schwarze Korpset commandant de la SS-Standarte Kurt Eggers)

  • Condamné à une amende de 60 000 DM par une cour de dénazification en 1955
  • Privé de ses droits civiques pour 3 ans
  • De nouveau condamné en 1958 à une amende de 28 000 DM
  • Aucune peine de prison
  • Meurt libre en 1998

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Günther ALTENBURG (ministère des Affaires étrangères et secrétaire général de la délégation allemande à la Chambre internationale de commerce)

  • Pas d’information sur ce qu’il est devenu

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Gustav BRAUN (directeur d’exploitation de la Topf qui fournit les fours crématoires des camps)

  • Est arrêté par les Soviétiques en mars 1946
  • Est condamné à 25 ans de travaux forcés en avril 1948 à Moscou
  • Est libéré en octobre 1955

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HANOWEG

Gebietskommissar, bourreau du ghetto de Lida

  • Jamais inquiété


Hans ALBERS (acteur et producteur de cinéma au service des nazis : Films « Carl Peters » en 1941 et « Munchausen » en 1943)

  • Jamais inquiété.
  • Meurt libre en 1960

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Hans ALTFULDISCH (camp de Mauthausen)

  • Condamné à mort au premier procès et exécuté le 28 Mai 1947

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Hans AUMEIER (Oberstrumführer, commandant du camp de Vaivara, Lagerführer du camp-mère d’Auschwitz)

  • Condamné à mort, en 1947, par le Tribunal National Suprême polonais
  • Exécuté en 1947

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Hans BAIER (WVHA, Office central SS pour l’économie et l’administration)

  • Est condamné à dix ans de prison par un tribunal militaire américain

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Hans BAUR (pilote d’Hitler) 

  • Est emprisonné par les Soviétiques
  • Est libéré en 1955
  • Publie en 1957 ses mémoires : Ich flog mit den Mächtigen der Erde, traduites en français sous le titre : J’étais pilote de Hitler / le sort du monde était entre mes mains
  • Meurt libre en 1993

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Hans BAYER (camp de Dachau)

  • Est condamné a mort au procès de Dachau
  • Peine ramenée à 15 ans de prison

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Hans BIEBOW(administration du ghetto de Lodz)

  • Est condamné à mort en Pologne et exécuté en 1947

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Hans BOBERMIN  (WVHA – Office central SS pour l’économie et l’administration )

  • Est condamné à 20 ans de prison par un tribunal militaire américain
  • Peine réduite à 15 ans
  • Libéré par la Commission de clémence en 1951

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Hans BÖHMCKER (représentant de Seyss-Inquart à Amsterdam, organise les incidents antijuifs du début de 1941 à Amsterdam, et crée le Conseil Juif d’Amsterdam pour le seconder dans la discrimination et la déportation)

  • Est condamné à la Libération par une cour d’honneur juive.
  • Échec, cependant, des tentatives pour l’incriminer dans des poursuites officielles pour collaboration

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hansbohmcker1942
Hans Böhmcker


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Hans BOTHMANN (commandant de Kulmhof-Chelmno, où il succède à Lange, qui s’appellera d’ailleurs « Sonderkommando Bothmann »)

  • Se suicide pendant sa détention préventive en zone britannique en 1946

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Hans Joachim BÖHME  (commandant de l’Einsatzkommando 3 de 1944 à 1945)

  • Est arrêté en 1958 et condamné à 15 ans de prison
  • Meurt en 1960


HARÉ

Gestapo française

  • Est exécuté à Montrouge le 27 décembre 1944


Heinrich BARBEL ou BARBL (SS-Rottenführer, participe au programme d’ ‘euthanasie’ à Grafeneck et Hartheim, puis au camp de Belzec et Sobibor)

  • Devait initialement être poursuivi au procès de Hagen en 1965, mais le ministère public y renonce pour raisons de santé (liées à un alcoolisme aiguë)

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Heinrich BEKEMEIER (sergent commandant la 3ème section de la 2ème compagnie, dit Gruppe Bekemeier, Einsatzgruppe participant au massacre de 1 700 Juifs à Lomazy en juin 1942 et d’autres massacres)

  • Est jugé en octobre 1967
  • Est condamné à 5 ans d’emprisonnement
  • Fait appel
  • Jugement confirmé mais peine non exécutée

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Heinrich BISCHOFF  (SS Unterscharführer, En juillet 42, SS Totenkopf à Auschwitz, service de surveillance, puis muté à Golleschau, camp annexe, puis Blockführer à Birkenau, surveillait la rampe. Septembre 43, muté dans un camp annexe comme chef de bloc, à Schwientochlowitz, puis, fin dans un autre camp extérieur. Accompagne la marche de la mort vers Gross Rose à la mi-janvier 45)

  • Part au front où il est blessé
  • Est capturé par les Américains en mai 1945
  • Est relâché en août 1945
  • Retourne travailler à la mine
  • Est victime d’un sévère accident en 1948
  • Reste invalide
  • Un infarctus du myocarde entraîne son invalidité complète en mai 1957
  • Son accusation, au cours du procès de Francfort (1963-1965), ne sera finalement pas mené à terme pour raisons de santé

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Heinrich BOERE  (membre d’un escadron de la mort SS néerlandais, a abattu trois résistants aux Pays-Bas en 1944. L’unité à laquelle il appartenait est soupçonnée d’avoir commis plusieurs dizaines de meurtres)

  • Est condamné à mort par contumace dans son pays en 1949
  • Peine commuée en prison à vie
  • Fuit en Allemagne avant le verdict
  • L’Allemagne refuse de l’extrader
  • Boere a reconnu ses crimes
  • En 2010, la justice allemande, à son tour, l’inculpe pour meurtres
  • Est condamné à la prison à perpétuité à Aix-la-Chapelle
  • Est transféré le 15 décembre 2011 vers un hôpital pénitentiaire allemand pour y purger sa peine
  • Vit dans une maison de retraite, à Eschweiler (Allemagne)
  • Meurt le 1er décembre 2013

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Heinrich BÜTEFISCH (SS Obersturmbannführer, membre du Conseil de direction de l’IG-Farben de 1934 à 1945, directeur de la synthèse essence pour l’IG-Farben Auschwitz)

  • Est condamné à six ans de prison par un tribunal américain
  • Est libéré en 1951
  • Reçoit en 1964 la Croix du Service Distingué de la RFA qui lui est retirée au bout de 16 jours en raison des vives protestations
  • Meurt libre en 1969

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Heinrich RINDFLEICH (« médecin » du camp de Majdanek)

  • Est identifié comme responsable par la Commission d’enquête extraordinaire polono-soviétique
  • Est recherché pour meurtres par la France, la Pologne et la Belgique
  • Parvient cependant à poursuivre sa carrière médicale sans interruption :
  • Travaille à l’antenne chirurgicale d’un hôpital de Berlin
  • Travaille dans la Ruhr comme médecin chef du département de chirurgie à l’hôpital Johanniter de Rheinhausen
  • Meurt libre en juillet 1969
  • Après sa mort, le procès de Majdanek l’a jugé acteur important de l’extermination

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Heinz ANDERGASSEN (Bolzano 1944 ; SS ; Abteilung IV)

  • Jamais inquiété
  • Meurt libre en 1946

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Heinz AUERSWALD (SS, Kommissar du ghetto de Varsovie de mars 1941 à novembre 1942)

  • Instruction de son dossier par des procureurs allemands au milieu des années 1960.
  • Avocat après guerre
  • Meurt libre le 5 décembre 1970 sans avoir été jugé

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Heinz BARTH (S.S., surnommé « l’assassin d’Oradour-sur-Glane » pour son implication dans le massacre le 10 juin 1944, au cours duquel 642 habitants du village, dont 247 enfants, avaient été fusillés, noyés ou brûlés vifs par des SS de la division  « Das Reich », avait également participé à l’exécution de 92 personnes en 1942 en Tchécoslovaquie, alors qu’il était chef de section du régiment blindé SS « Der Führer ».)

  • Ayant perdu une jambe lors des combats de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’ancien SS avait obtenu en 1991 le versement d’une pension de « victime de guerre » de 800 marks (392 dollars) par mois.
  • Est condamné en 1983 à la prison à vie par la justice de RDA
  • Est remis en liberté en juillet 1997 en raison de son âge, de son mauvais état de santé et des regrets qu’il avait exprimés pour ses actes.
  • En 2000, le Tribunal du travail de Potsdam lui retire sa pension au motif qu’un criminel de guerre ne saurait être pensionné.
  • Meurt libre en août 2007

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Heinz BAUMKÖTTER, ou BAUMKETTER (camp de Sachsenhausen)

  • Est condamné par une cour soviétique en novembre 1947 à la prison à vie

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HELLWIG

SS-Oberscharführer, chef du dépôt vestimentaire au camp de Klooga, connu pour sa cruauté

  • Disparu


Henri BÉRAUD (écrivain et journaliste, éditorialiste de Gringoire dès 1930, ses campagnes de haine poussent au suicide Roger Salengro en 1936,  pour la collaboration totale)

  • Est arrêté à la Libération et condamné à mort en décembre 1944
  • Peine commuée en travaux forcés à perpétuité par de Gaulle.
  • Très malade, il bénéficie d’une grâce médicale en 1950
  • Meurt libre dans l’île de Ré, le 24 octobre 1958

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Henri BROCARD (médecin français, contrôleur de l’infirmerie du camp de Drancy, responsable de la déportation d’enfants soignés à l’hôpital Rothschild, dont il réclama le retour à Drancy)

  • Est suspendu de ses fonctions durant trois mois par arrêté du 10 septembre 1945 du Ministre de la Santé Publique
  • Décret annulé le 5 novembre 1947
  • Est nommé chef de service en pneumologie à l’hôpital Tenon le 1er janvier 1948
  • Est nommé professeur titulaire de la chaire de pneumologie au CHU Saint-Antoine jusqu’en 1979
  • Meurt libre en 1994

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Henri CANNAC (lieutenant de gendarmerie, en poste au camp de Drancy)

  • N’est pas arrêté mais est inculpé
  • Est jugé devant la Cour de Justice de la Seine pour atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat en 1947
  • Est condamné à deux ans de prison ferme et à la dégradation nationale pour cinq ans
  • Est gracié et relevé de l’indignité nationale au bout d’un an
  • Est amnistié le 15 décembre 1953 et réintégré dans la gendarmerie sans interruption de service

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Henry CHARBONNEAU (neveu de Darnand, assure la direction du MSR (mouvement social révolutionnaire) de la région parisienne, directeur du journal de la Milice Combats , commande le camp d’internement des Tourelles)

  • Se réfugie à Sigmaringen
  • Tente de faire du recrutement pour la Milice chez les ouvriers du STO
  • S’enfuit en Suisse à la capitulation allemande, mais il est livré aux nouvelles autorités françaises.
  • Sauve sa tête et n’est condamné qu’à 10 ans de travaux forcés et à l’indignité à vie grâce au témoignage d’un ancien détenu que Charbonneau avait soustrait au peloton d’exécution
  • Publie ses mémoires en 1969
  • Meurt en 1977

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Herbert BACKE (ministre intérimaire du Ravitaillement)

  • Se suicide dans sa cellule de Nuremberg le 6 avril 1947

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Herbert BÖTTCHER (chef des SS et de la Police de Radom)

  • Est condamné à mort à Radom en 1948
  • Est exécuté en 1952

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Herbertus BIKKER (Waffen SS, Le boucher d’Ommen aux Pays-Bas)

  • Est condamné à mort par une cour hollandaise
  • S’échappe en 1952 avec Klaas Carel Faber
  • Se réfugie en Allemagne et vit à Hagen
  • Son passé refait surface en 1995
  • Procès annulé en 2004 pour raisons de santé
  • Meurt libre en 2008

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Hermann BECKER-FREYSENG (« médecin »)

  • Est condamné à 20 ans de prison par le Tribunal de Nuremberg

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Hermann BICKLER (avocat et SS, français d’origine allemande, Kreisleiter du parti nazi à Strasbourg,  SS, affecté à Paris à la disposition du SD comme Standartenfuhrer. Chargé par Oberg de former une police spéciale (Selbstschutzpolizei) composée de volontaires français)

  • S’enfuit avec ses hommes en Allemagne en août 1944, puis à la capitulation, en Italie
  • Est condamné à mort par contumace en 1947
  • Échappe aux recherches
  • Repéré, lors de sa mort le 8 mars 1984, près du Lac Majeur où il dirigeait une entreprise depuis des années

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Hermann BRANDL dit « Otto » (Abwehr, créateur à Paris du bureau « Otto », le plus important des bureaux d’achats allemands, couverture et organisme de financement d’agents de renseignement)

  • Est arrêté à Munich le 6 août 1945 par la police américaine
  • Se pend le 24 mars 1947 dans sa cellule de la prison de Stadelheim

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Hermine BRAUNSTEINER (inspectrice au camp de Ravensbrück ; puis sert à Maidanek)

  • Est condamnée en 1949 à 3 ans de prison en Autriche pour infanticide
  • Est amnistiée de toute autre poursuite par une cour autrichienne après avoir fait sa peine
  • Épouse en 1959 un ingénieur américain
  • S’installe à New-York
  • Obtient la nationalité américaine en 1963
  • Est dénaturalisée en 1973 suite à un mandat d’arrêt issu par la Cour de Düsseldorf
  • première «femme-nazie » extradée des Etats-Unis
  • Est condamnée à la prison à perpétuité

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Hermann Frantz BUTGEN  (camp de Mauthausen) 

  • Est condamné au second procès de Mauthausen à 3 ans de prison

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Horace de CARBUCCIO (propriétaire du journal collabo Gringoire)

  • Est condamné in absentia à 5 ans d’emprisonnement et à la saisie de tous ces biens

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Horst ANHERT (Sous officier SS, adjoint de Danneker et de Roetke, chefs du service antijuif de la Gestapo en France)

  • Pas d’information sur ce qu’il est devenu. Disparu.

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Horst BARTH (Kripo de Cracovie ; Einsatzgruppe A)

  • Se suicide en 1961 avant le début de son procès

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Horst BENDER (juriste SS)

  • Devient membre du barreau de Stuttgart en 1973
  • Disparu

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Hubert BUSCH (un des responsables des crématoires d’Auschwitz-Birkenau)

  • N’a jamais été jugé.

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Hugo BLASCHKE (SS ; dentiste d’Hitler de 1933 à 1945 ; supérieur hiérarchique de l’ensemble des  »dentistes » SS et à ce titre superviseur des stocks d’or volés sur les dents des déportés)

  • Est emprisonné par les Américains jusqu’en 1948
  • S’établi comme dentiste à Nuremberg jusqu’à sa mort en 1958

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Hugo GEISSLER (SS Hauptsturmführer, chef du KDS de Vichy)

  • Est reconnu et abattu sur place le 12 juin 1944, à Murat, lors d’une opération menée par des maquisards qui tentaient de libérer une douzaine de personnes que venait d’arrêter la Gestapo de Vichy.

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Humbert ACHAMER-PIFRADER (Einsaztgruppe A ; également Sipo de Riga ; rattaché au RSHA en 44)

  • Meurt dans un raid aérien à Linz, le 25 Avril 1945.

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i

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Ion ANTONESCU (maréchal roumain, « conducator »)

  • Exécuté en Roumanie en 1946 

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j

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Jacques ALBALA (Jüdenälteste Sternlager à  Bergen-Belsen)

  • Aurait été pendu par les prisonniers à la libération du camp.

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Jacques BARNAUD (inspecteur des finances, directeur de cabinet du ministre du travail de Vichy, puis secrétaire d’Etat aux relations franco-allemandes)

  • Est arrêté le 18 octobre 1944
  • Est libéré peu après
  • Son procès se termine par un non-lieu (insuffisance de charges) en janvier 1949
  • Retrouve son poste à la banque Worms
  • Devient administrateur de sociétés diverses
  • Meurt libre en 1962

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Jacques BENOIST-MÉCHIN (collaborateur germanophile, ambassadeur des prisonniers de guerre, puis secrétaire général du gouvernement chargé des rapports franco-allemands, rencontre Hitler à Berchtesgaden le 11 mai 1941, secrétaire d’Etat de Laval)

  • Est arrêté à la Libération
  • Est traduit en Haute Cour de justice
  • Est condamné à mort en 1947
  • Peine commuée en travaux forcés à perpétuité
  • Est libéré en 1954
  • Exerce des missions en pays arabes pour le compte du gouvernement français après 1958
  • Meurt libre en 1983

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Jacques DE BERNONVILLE  (commandant de la Milice en 1943 ; collaborateur de Darnand et de Barbie ; participe aux exécutions sommaires de résistants)

  • Est condamné à mort en 1946 in absentia
  • Se réfugie au Canada
  • Une demande d’extradition le pousse à fuir au Brésil en 1954
  • Refus du Brésil de l’extrader en 1957
  • Est assassiné au Brésil en 1972

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Jean ANSELME, dit BOISSEL (Militant de l’extrême-droite la plus antisémite avant la guerre, fondateur du RIF Racisme International Fascisme, membre actif de la Ligue Antijuive Universelle, emprisonné par Daladier, libéré le 10 juillet 1940, créateur du groupuscule « Front Franc », orateur au meeting fondateur de la LVF, agent rémunéré de l’Allemagne)

  • Est arrêté à la Libération
  • Est condamné à mort le 28 juin 1946
  • Ses biens sont confisqués
  • Est radié de la Légion d’honneur
  • Est gracié le 2 décembre 1946
  • Meurt en détention le 19 octobre 1951 à la veille d’être libéré

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Jean ARMILHON (cadre du Commissariat Général aux Questions Juives sous Darquier de Pellepoix en remplacement de Jean Giroud)

  • N’a jamais été inquiété
  • S’installe à Nîmes où il achète une étude d’avoué.
  • Devient Officier de la Légion d’Honneur dans les années 1950, partisan du CNI d’Antoine Pinay.
  • Prend sa retraite en 1978.
  • N’évoquera jamais en famille son rôle au CGQF
  • Meurt libre en 1982, à l’âge de 87 ans

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Jean AZÉMA (Action française puis PPF,  rédacteur en chef du Radio Journal de Paris en 1943, admirateur incontesté de Degrelle , le chef du rexisme et de la division SS « Wallonie », s’engage dans cette division au printemps 1944, et aura le temps de participer avec Algarron à la création de Radio-Patrie à Bad-Margentheim en Allemagne, antenne contrôlée par le PPF)

  • Parvient à s’enfuir en Argentine en 1945
  • N’a jamais été extradé
  • Il y vivrait encore aujourd’hui

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Jean BARBIER (chef du groupe d’action du PPF à Grenoble, travaille pour la Gestapo)

  • Part avec les Allemands en août 1944, essaie de déserter
  • Arrêté, il est déporté à Mauthausen
  • Libéré par les Américains en mars 1945
  • Reconnu par des témoins, réussit à s’enfuir
  • Condamné à mort par contumace
  • Revient en France sous un faux nom, s’installe à Marseille d’où il est originaire en 1946
  • Dénoncé en 1962 par une de ses anciennes victimes, il est de nouveau condamné à mort en juillet 1965
  • Gracié par de Gaulle

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Jean BASSOMPIERRE (Inspecteur général de la Milice, LVF division « Charlemagne »)

  • Est fait prisonnier par les Soviétiques
  • Est extradé vers la France en 1948
  • Est condamné à mort et fusillé à Montrouge le 20 avril 1948

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Jean BERTHELOT (ministre des Communications du gouvernement de Vichy)

  • Est arrêté en 1946 et condamné à 2 ans de prison et à la dégradation nationale
  • Publie en 1968 Sur les Rails du Pouvoir
  • Meurt libre le 1er décembre 1985

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Jean BICHELONNE (membre du gouvernement de Vichy d’abord comme secrétaire général à l’industrie, puis comme secrétaire d’Etat à la production industrielle, participe à l’élaboration de la loi du 22 juillet 1941 qui établit la procédure de spoliation des Juifs, applique la loi sur le STO)

  • Est fait prisonnier par les Allemands après le conseil des ministres du 17 août 1944
  • Est hospitalisé à Sigmaringen pour une opération du genou
  • Il y meurt d’une embolie pulmonaire le 22 décembre 1944

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Jean BONZANS (inspecteur de police, chef de la Section d’Enquête et de Contrôle du Commissariat Général aux Questions Juives)

  • Est interné à la Libération
  • Est jugé dans le cadre du procès de la SEC
  • Est condamné le 4 août 1946 à 20 ans de travaux forcés

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Jean LAURENT (adjudant chef, second commandant du camp de Drancy d’octobre 1941 au printemps 1942)

  • Est acquitté
  • Reprend sa carrière dans la gendarmerie

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Jean-Félix BUFFET (policier français des « Brigades du Tigre », plutôt républicain avant-guerre, chargé par Bousquet de réorganiser la police judiciaire pour l’adapter à la nouvelle répression)

  • Est arrêté le 26 août 1944
  • Est condamné à mort le 31 octobre 1944, par la Cour martiale de Vichy siègeant à l’Hôtel du Parc
  • Est fusillé à Cusset le 3 novembre 1944

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Jérôme CARCOPINO (universitaire, historien, ministre de l’Education Nationale de Pétain, dirige l’élimination des Juifs de l’Education Nationale et institue un numerus clausus)

  • Est révoqué de ses fonctions à la Libération et traduit devant la Haute Cour pour sa participation au gouvernement de Vichy
  • Est un moment emprisonné à Fresnes
  • Obtient sa libération provisoire en février 1945
  • Bénéficie en 1947 d’un non-lieu pour services rendus à la Résistance
  • Est réintégré dans ses fonctions en 1951
  • Est élu à l’Académie française le 24 novembre 1955 par 24 voix contre 5
  • Est reçu par André François-Poncet le 15 novembre 1956
  • Meurt libre le 17 mars 1970

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Joanna BORMANN (gardienne à Auschwitz et Bergen Belsen, redoutée pour son sadisme et pour aimer lâcher son chien sur les déportés)

  • Est condamnée par un Tribunal Militaire Britannique (Belsen Trial) et pendue le 13 décembre 1945 à Hameln

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Johannes CLEMENS, dit « Le cogneur » (SS, Gestapo de Dresde, persécuteur des Juifs de Dresde)

  • Aurait disparu en 1945, selon Viktor Klemperer

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Joachim CAESAR (Obersturmbannführer SS, responsable dans la formation des SS en 1934, responsable de l’une des exploitations agricoles d’Auschwitz auxquelles Himmler tenait beaucoup)

  • A disparu

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Johann BREYER (SS, gardien d’Auschwitz-Birkenau, a participé au massacre de plus de 344 000 Juifs, dont 100 000 enfants de moins de 12 ans, gazés à Auschwitz-Birkenau entre le printemps et l’été 1944)

  • Se réfugie aux Etats-Unis en 1952
  • Prétend n’avoir servi que de garde extérieur au camp principal (Auschwitz I), mais, devant les enquêteurs de l’OSI, Breyer a décrit les « baraquements en bois » d’Auschwitz, qui n’existent qu’à Birkenau
  • Réussi en 2002 à éviter le retrait de sa nationalité américaine car sa mère, américaine, lui aurait transmis sa nationalité 
  • Est retrouvé aux Etats-Unis et est mis en cause par le Centre national de Ludwigsburg (Allemagne), en 2013
  • Comparait, en 2014, devant la cour fédérale de Philadelphie pour étudier la demande d’extradition de l’Allemagne.
  • Reste derrière les barreaux en Pennsylvanie, la gravité potentielle de ses crimes ne lui permettant pas d’être libéré sous caution

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Johann KICK (commandant du camp de Dachau)

  • Est condamné à mort le 15 novembre 1945 par un tribunal militaire américain et est exécuté

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Johann VON LEERS (secrétaire du Reichspropagande Ministerium) (membre du parti national-socialiste et de la SS, protégé d’Alfred Rosenberg, il fut l’un des idéologues les plus importants du troisième Reich) 

  • Disparu en 1945
  • Retrouvé au Caire où il s’est converti à l’islam entouré des Frères musulmans et a changé d’identité.
  • S’appelle désormais Umar Amin
  • Est ami personnel du Mufti de Jérusalem Amin Al ‘Husseini. « Nous vous remercions de prendre part à la bataille contre les forces du Mal incarnées par les Juifs du monde entier » déclara Amin Al ‘Husseini dans son discours de bienvenue au Caire adressé à Von Leers
  • Travaille pour le gouvernement égyptien de Gamal Abdel Nasser au  »Ministère égyptien de l’information » et est en charge de la propagande anti-juive
  • Disparu, à nouveau

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Johannes Albrecht BLASKOWITZ (gradé de l’armée nazie)

Avant la Libération :

  • Est né le 10 juillet 1883 dans le village de Paterswalde, Prusse occidentale, Allemagne (aujourd’hui Bolshaya Polyana, dans la région de Kaliningrad, Russie)
  • Est aux commandes de la 8e armée allemande lors de l’invasion de la Pologne
  • Contrôle avec fermeté les hommes sous son commandement
  • S’oppose à toute participation de l’armée dans les crimes de guerre perpétrés par les SS et les Einsatzgruppen
  • Ecrit de nombreux mémoires aux autorités militaires pour dénoncer les atrocités nazies en Pologne contre les Polonais et les Juifs, les effets négatifs de ces atrocités sur les soldats de la Wehrmacht  et l’attitude insolente des SS à l’égard de l’armée.
  • Ses protestations échouent à produire des résultats et provoquent plutôt l’hostilité de Hitler, de Hans Frank, de Reinhard Heydrich et de Heinrich Himmler à son encontre
  • Impose la peine de mort  aux membre de la SS et de la Gestapo impliqués dans des crimes de guerre
  • Sentences abolies par Adolf Hitler
  • Le comportement  »indiscipliné » et ouvertement contre les atrocités nazies rend Hitler furieux
  • Est suspendu plusieurs fois de ses fonctions par le haut-commandement nazi

Après la Libération :

  • Est accusé de crimes de guerre de moindre gravité et jugé devant un tribunal militaire américain lors du procès dit « du haut commandement »
  • Se suicide pendant le procès le 5 février 1948 en sautant d’une fenêtre de la prison de Nuremberg
  • Meurt en prison à l’âge de 65 ans

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Josef ALTSTÖTTER (ministère de la Justice)

  • Est condamné à cinq ans de prison par un tribunal militaire américain pour affiliation à une organisation criminelle

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Josef BAUMANN (impliqué dans le massacre de Marzabotto)

  • Est condamné par une cour militaire en 2007 in absentia à la prison à vie
  • Vit libre en Allemagne

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Josef BUERCKEL (Gauleiter de Vienne de 1939à 1940 ; Gauleiter de la Westmark de 1935 à 1944)

  • Se suicide le 28 septembre 1944

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Josef BÜHLER (Gouvernement général, participant à la Conférence de Wannsee du 20 janvier 1942)

  • Est jugé du 17 avril au 5 juin 1948, condamné à mort en Pologne et exécuté.

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Josef POLLOK (SS Untersturmfüher, ingénieur en superstructures, spécialistes des « actions spéciales » et de l’inspection des crématoires à Birkenau)

  • Disparu

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Joseph ANTIGNAC (directeur de cabinet au Commissariat Général aux Questions Juives, secrétaire général en juin 1944)

  • Est arrêté le 6 novembre 1944
  • Est libéré le 28 mai 1946
  • S’enfuit et disparaît
  • Est condamné à mort par contumace le 9 juillet 1946
  • Bénéficie de la loi d’amnistie de 1953

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Joseph BARTHÉLÉMY (professeur de droit, inspirateur de certaines lois de Vichy, ministre de la « Justice », signataire du Second Statut des Juifs de juin 1941, créateur des « sections spéciales » dont il nomme les juges)

  • Est arrêté le 6 octobre 1944
  • Est hospitalisé le 30 mars 1945 pour un cancer de la langue
  • Meurt le 14 mai 1945

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Joseph BERCHTOLD (chef des SS de 1926 à 1927)

  • Démissionne en 1927
  • N’est jamais inquiété
  • Meurt libre en 1962 (à 65 ans)

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Joseph BRENDEL (camp de Hinzert ; arrêté par les nazis en 1943 pour ivrognerie et corruption ; expulsé des SS ; en probation à Dachau en 1944 puis rejoint la brigade Dirlewanger)

  • Est condamné en 1961

 

Joseph DARNAND 

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît le 19 mars 1897 à Coligny, dans l’Ain (France).
  • Cherche, à 17 ans, à s’engager lors de la 1ère guerre mondiale.
  • Intègre le 35è régiment d’infanterie, le 8 janvier 1916.
  • Est nommé caporal en avril 1917, puis sergent le 1er juin 1917.
  • Le 25 juillet 1918, reçoit des mains du général Pétain la médaille militaire.
  • Milite à partir de 1925 dans le cadre de la très anti-dreyfusarde Action Française.
  • Après un bref passage en 1936 par Les Croix de Feu, il rejoint le groupe fasciste PPF (Parti Populaire Français) et conspire contre la République en dirigeant le complot de La Cagoule, groupe d’extrême droite connu pour ses actions violentes et profondément antisémites. Est arrêté le 13 juillet 1938 et est libéré le 17 décembre 1938 (5 mois d’incarcération), au bénéfice d’un non-lieu.
  • Se rallie immédiatement à Pétain lorsque celui-ci accède au pouvoir en juin 1940 et épouse les principes fondamentalement antisémites de la Révolution nationale.
  • Dirige dès l’automne 1940 la nouvelle Légion Française des Combattants créée par Pétain, via sa loi du 29 août 1940.
  • Fonde en août 1941 un groupe politique et paramilitaire, et l’appelle le Service d’Ordre Légionnaire (SOL).
  • Le SOL est étendu, le 12 décembre 1941, à l’intégralité de la zone occupée ainsi qu’à l’Afrique du Nord et prône la Collaboration active avec le régime nazi.
  • Les responsables et les militants des SOL livrent des actions violentes contre les opposants au 3ème Reich, réels ou supposés, et lancent une marée de délations visant de nombreuses personnes aussi bien dans les autorités civiles que religieuses de l’Etat français.
  • En février 1942, le commandement national du SOL est donné à Darnand. Ce dernier s’installe à Vichy, reste très proche de Pétain et tient des positions ouvertement collaborationnistes et profondément racistes.
  • Adhère à la LVF (Légion des Volontaires Français) (une initiative allemande) en juin 1942.
  • Devient délégué permanent de la Légion auprès du gouvernement en août 1942.
  • Pétain annonce l’autonomie du SOL le 5 janvier 1943, offrant carte blanche à Darnand et ses hommes pour agir en totale impunité et selon leur bon vouloir, sur les sujets de leur choix.
  • Le 30 janvier 1943 est créée la Milice Française (aussi appelée la Milice) par l’introduction d’une loi officielle promulguée par Pétain. Laval est le président officiel de la Milice mais c’est Darnand, officiellement secrétaire général, qui en a la gestion courante et la direction opérationnelle. La Milice est une organisation paramilitaire supplétive à la Gestapo et se revendique antisémite (le combat contre « la lèpre juive » figure explicitement dans sa charte), anticommuniste, anticapitaliste, antisémite, antidémocratique, antimaçonnique, antigaulliste, nationaliste et révolutionnaire.  Elle revendique la primauté de la société sur l’individu, de la hiérarchie des individus sur l’égalitarisme, de la foi sur le scepticisme et revendique la « pureté française » et la « civilisation chrétienne ».
Loi du 30 janvier 1943 portant création de la Milice française,Reconnue d’utilité publique – Cote : A//1853 – Date du document : 30 janvier 1943
  • Darnand est nommé SS-Frw. Obersturmführer (lieutenant) de la Waffen-SS en août 1943. A l’ambassade d’Allemagne, qui se trouve à l’époque au 69, rue de Lille, à Paris (juste en face du Quai d’Orsay), il jure fidélité à Hitler.
  • Co-signe le 17 septembre 1943 avec Marcel Déat (figure de la Collaboration), Georges Guilbaud (autre collaborationniste de renom), Jean Luchaire (journaliste, patron de presse français et collaborationniste) et Noël de Tissot (membre de la Milice Française et collaborationniste), un texte intitulé « Plan de redressement national français ». Celui-ci est envoyé au gouvernement français ainsi qu’aux autorités allemandes. Il s’agit d’un violent réquisitoire contre Vichy qui est très inspiré de celui des nazis et dont l’objectif est la création d’un parti unique dirigeant la France en tant qu’Etat national-socialiste. Ce texte dénonce l’inaction du gouvernement de Laval contre les communistes, les réfractaires au STO, l’opposition grimpante de la population et réclame son remplacement par des ultracollaborationnistes. Il prône le renforcement de la collaboration avec l’Allemagne dont il souhaite la victoire, l’établissement d’une « défense commune du continent » et la « reconquête des territoires africains ».
  • Dans un article paru en une du journal « Combats » de la Milice le 6 novembre 1943, sous le titre « Alerte, miliciens ! », Darnand appelle ses hommes à s’engager dans la Waffen-SS afin de lutter contre le « judaïsme triomphant ».
  • Est choisi par Pétain, le 1er janvier 1944, comme secrétaire général au maintien de l’ordre à la place de René Bousquet qui occupait le poste jusque-là.
  • Devient secrétaire d’Etat à l’Intérieur le 14 juin 1944.
  • Darnand recherche à Paris un logement confortable et a un coup de cœur pour un appartement du 16ème arrondissement, situé dans un immeuble appartenant à une famille juive (les Schwob d’Hédicourt) obligée de se cacher pour ne pas être déportée.
  • Depuis janvier 1944, la Milice Française est armée et mène des actions violentes en série contre la Résistance. Les miliciens délatent, participent aux rafles, se livrent à de véritables massacres et ses immeubles deviennent des lieux de torture systématique. À tous niveaux, les miliciens tentent de supplanter les autorités officielles ou d’infiltrer les rouages de l’État. Un milicien est même nommé préfet de l’Hérault au début de 1944. La Milice est qualifiée par Darnand de « nouvelle chevalerie ».
  • Fin janvier 1944, Darnand crée des cours martiales contre les Résistants sans le moindre respect des garanties les plus fondamentales du droit, faisant, par exemple, condamner à mort et exécuter les révoltés de la prison centrale d’Eysses (avril 1944) à qui la vie sauve était promise en échange de leur reddition, ou encore fusillant près de Lyon les octogénaires Victor et Hélène Basch afin de faire payer à l’ancien président de la Ligue des droits de l’homme qu’était Victor Blasch, sa judéité, des années de dreyfusisme et son militantisme républicain.
  • La Milice lance des chasses aux Juifs et commettent des assassinats visant les personnalités politiques qui se sont opposées à l’Allemagne nazie et se livre également à des meurtres aléatoires en sillonnant les rues de Châteauroux, tirant sur des passants au hasard, fusillant arbitrairement sept Juifs à Rilleux-la-Pape, ou sept autres personnes à Mâcon,… Darnand n’aura guère plus de 34 000 hommes dont 10 000 personnes armées et actives sur le terrain. Il accepte donc des recrues de différents profils : des personnes voulant échapper au DTO, des repris de justices, des criminels de droit commun, etc., qui multiplient les vols, cambriolages, rackets, extorsions de fonds, les voies de faits, ce qui génère un rejet quasi unanime de la Milice au sein de la population.
  • Le 4 juin 1944, à Biarritz, le neveu de Darnand (le Résistant Robert Darnand) est déporté à Neuengamme.
  • Pétain, dans une lettre qu’il écrit à Laval le 6 août 1944, fait part de ses inquiétudes concernant les exactions de la Milice tout en affirmant que son rôle est fondamental dans la collaboration avec la Gestapo. Laval lui répond « Pendant quatre ans j’ai reçu vos compliments et vos félicitations. Vous m’avez encouragé. Et aujourd’hui, parce que les Américains sont aux portes de Paris, vous commencez à me dire que je vais être la tache de l’Histoire de France ? »

 

PENDANT LA LIBÉRATION

  • Lors de la Libération, la Milice est dissoute par le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), par ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental (article 10). Les miliciens prennent la fuite vers l’Allemagne à la Libération. Darnand constitue un gouvernement de la France vichyste en exil. Les miliciens intègrent la Waffen SS (division Charlemagne) et sont sous l’autorité d’un officier supérieur allemand.
  • Darnand part pour l’Italie pour y faire la chasse aux partisans.

 

APRES LA LIBÉRATION

  •  Est arrêté par les Britanniques, et remis peu après aux autorités françaises le 25 juin 1945. Transféré en France, il est incarcéré à la prison de Fresnes dans l’attente de son procès, où il a pour aumônier son ancien subalterne, le père Bruckberger, qui choisit la voie de la Résistance.
  • Le 3 octobre 1945, après avoir été qualifié de « traître » et d’« assassin » par le procureur dans son réquisitoire, il est condamné à la peine de mort.
  • Il fait une première demande de grâce a de Gaulle qui reste lettre morte. Le 8 octobre, il lui en envoie une seconde, pour demander aussi celle de ses camarades miliciens.
  • Le père Bruckberger rencontre de Gaulle le 9 octobre, et lui transmet sa requête. Il rapporte les paroles de ce dernier dans un ouvrage de souvenirs intitulé « Si grande peine » : « Vous direz à Darnand que j’ai lu sa lettre. Je n’ai pas le temps d’y répondre. Dites-lui en tout cas que je suis obligé de le faire fusiller par raison d’État, mais que de soldat à soldat, je lui garde toute mon estime ».
  • Darnand est fusillé le 10 octobre 1945 au fort de Châtillon.

 

Joseph Darnand au garde à vous au sein de la Milice française


JOURDAN

Gestapo française

  • Est exécuté à Montrouge le 13 juillet 1946


Juozas BARZDA (Lieutenant de l’armée lituanienne, commandant de la compagnie n°1 qui assassina des Juifs en Lituanie et en Biélorussie)

  • S’enfuit avec les Allemands en 1944
  • Est parachuté le 13 décembre 1944 en Lituanie où il se noya dans un lac

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Jurgis BOBELIS  (Lieutenant-colonel, chef du quartier général de l’armée à Kaunas, un des bourreaux des Juifs de Lituanie)

  • S’enfuit en Allemagne en 1944
  • puis aux Etats-Unis en 1948
  • Y meurt libre le 28 mars 1954 (à 58 ans)

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Just BIGNAND (policier français, Brigade Spéciale du 4ème arrondissement de Paris, s’y distingue dans la chasse aux Juifs)

  • Est placé sous mandat de dépôt le 27 décembre 1944
  • Passe en janvier 1945 devant la Commission d’Epuration qui propose sa révocation sans pension
  • Remis en liberté le 23 février 1946
  • Est condamné à 3 ans de prison le 21 décembre 1950, après une nouvelle plainte des familles de déportés
  • Est amnistié en 1953
  • Demande sa réintégration le 1er juin 1954
  • Requête rejetée

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k

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Karl BABOR (« médecin » SS dans le camp de Grossrosen, spécialiste de l’assassinat à la seringue de phénol)

  • Est fait prisonnier en 1945 par les Français
  • Passe quelques mois dans un camp
  • Regagne Vienne, termine ses études
  • Vit tranquillement jusqu’en 1952.
  • Découvert par deux anciens de Grossrosen, il fuit vers l’Éthiopie.
  • Plus tard, sa femme retourne en Allemagne et contacte Simon Wiesenthal qui alerte la presse mondiale
  • Retrouvé mort quelques temps après, en janvier 1964, dans une rivière infestée de crocodiles

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Karl BISCHOFF (SS Hauptsturmführer, chargé de la construction du camp de Birkenau)

  • Meurt libre dans les années 1950 sans jamais avoir été inquiété par la justice

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Karl BÖMELBURG (SS Sturmbannführer, policier de profession, Gestapo, chef du bureau IV de la Sipo-SD en France de juin 1940 à juin 1944)

  • Tombe en disgrâce en juin 1944
  • Remplace par la suite, à Vichy, Geissler qui avait été tué par le maquis.
  • Part avec Pétain à Sigmaringen.
  • Disparaît au printemps 1945
  • Aurait glissé sur une plaque de verglas en décembre 1946. Chute où il se serait brisé le crâne
  • Jugé in abstentia le 2 mars 1950 par un tribunal de Lyon
  • Les autorités tchécoslovaques le recherchaient aussi de leur côté pour le juger pour crimes de guerre

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Karl BRANDT (« médecin » nazi ayant participé au programme T4, plénipotentiaire pour la Santé)

  • Est condamné à mort par un tribunal militaire américain et exécuté le 2 juin 1948

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Karl BURCKHARDT (6e Armée, responsable d’atrocités commises en Ukraine)

  • Est condamné par une cour soviétique
  • Est exécuté en 1946.

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Karl CHMIELEWSKI (SS, commandant du camp de Gusen du 25 mai 1940 à octobre 1942, puis du camp de Herzogenbush aux Pays-Bas)

  • Est jugé en Allemagne en 1961
  • Est condamné à la prison à perpétuité

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Karl Peter BERG (deuxième commandant du camp d’Amersfoot, après Heinrich)

  • Est arrêté en 1948
  • Est exécuté, après un procès, en 1949, à Amersfoort

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Karol BAGA (Sanitätsdientsgefreiter à Auschwitz I et à Fürstengrube entre mai 1944 et janvier 1945)

  • En raison de sa volonté de coopérer avec la commission d’enquête polonaise, n’est condamné qu’à une courte peine par le Tribunal de Cracovie en 1945

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Klaus BARBIE (Gestapo de Lyon)

  • Est arrêté par les Américains après la guerre, mais est protégé par les services secrets américains
  • Gagne ensuite la Bolivie où il se met au service de la dictature
  • Jugé in abstentia lors du procès de Lyon en novembre 1954, condamné à mort par contumace
  • En juin 1971, le Parquet de Munich décide de classer son affaire sous le prétexte qu’il est  impossible de prouver que Barbie connaissait le sort de ceux qu’il faisait arrêter
  • Une tentative d’enlèvement organisée par Serge Klarsfeld échoue
  • Extradé en 1983 vers la France où il est jugé.
  • Le procès s’ouvre le 11 Mai 1987, après quatre ans d’instruction à Lyon. C’est le premier procès en France pour « crimes contre l’humanité ».
  • Le 3 Juillet 1987, le verdict tombe: coupable sans circonstances atténuantes. Barbie est condamné à la prison à vie.
  • Meurt en prison, d’un cancer, le 25 Septembre 1991

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Kuno CALLSSEN (SS-Strumbannführer, commande une section des commandos des Einsatzgruppen, suppléant de Blobel )

  • Est condamné à 7 ans de réclusion en 1973 par la Cour d’assises de Darmstadt.

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Kurt ASCHE (Chef de la section antijuive de la Gestapo en Belgique)

  • Est employé à Hambourg
  • Est retrouvé et dénoncé par Beate Klarsfeld en 1975
  • Est condamné en 1981 à seulement sept ans de détention

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Kurt BECHER (colonel SS, SS-Totenkopfverbande, commissaire pour les camps de concentration hongrois et chef du département économique ; à ce titre, collecte de larges sommes d’argent et des bijoux estimés à 8 600 000 Francs suisses et connu sous le nom du dépôt Becher)

  • Est arrêté en mai 1945
  • N’est pas jugé à Nuremberg mais comparait en tant que témoin en raison du témoignage de Rudolf Kastner du Comité d’Aide juif
  • Devient homme d’affaire et dirige à Cologne une importante firme de commerce de grain
  • Dans les années 60, est l’un des hommes les plus riches d’Allemagne : sa fortune est évaluée à 30 millions de dollars américains
  • Dépose dans le procès Eichmann, mais sans se rendre en Israël
  • Meurt libre en 1995

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Kurt BLANKE (directeur des Affaires juives au département « économie » du Commandement militaire allemand en France, participe activement aux poursuites contre les Juifs avant la guerre, notamment lors de la nuit de Cristal) 

  • Est interné un moment
  • Est libéré et retourne à Celle, sa ville natale
  • Devient membre du conseil municipale de 1948 à 1973
  • Devient maire de 1964 à 1973

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Kurt BLOMET (Bureau central de santé du parti, expérimentations de vaccins sur prisonniers)

  • Est acquitté par le Tribunal américain de Nuremberg bien qu’il ait été accusé d’ ‘euthanasie’
  • Est récupéré dans la cadre de l’opération Paperclip
  • Travaille pour l’US Army Chemical Corps en 1951
  • Pas d’information sur ce qu’il est devenu depuis

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Kurt BOLENDER  (SS-Oberscharführer, chef allemand des auxilliaires ukrainiens du camp de Sobibor à partir de l’automne 1942, chargé des crématoires, transféré à Treblinka en sept. 1942)

  • Est arrêté en mai 1961 sous le nom de « Brenner » [ce qui en allemand signifie « brûleur », celui qui incinère -même racine que l’anglais « burner »] alors qu’il travaillait comme portier dans un hôtel d’Hambourg
  • Se suicide par pendaison en décembre 1965, dans sa cellule

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Kurt CHRISTMANN (Einsatzkomando 10a)

  • Est exfiltré
  • Trouve refuge en Argentine après la guerre
  • Est extradé en 1956 vers l’Allemagne
  • Est condamné en 1980 à 10 ans de prison

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l

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LANG

Commissaire de police, dirige la 3è section des Renseignements Généraux responsable de rafles durant l’occupation à Paris

  • Disparu


LANTHEAUME

Commissaire de police, dirige la 3è section des Renseignements Généraux  responsable de rafles durant l’occupation à Paris

  • Disparu


LARROQUETTE

Gendarme, adjudant, camp de Drancy

  • Est condamné à la dégradation pour 5 ans mais est immédiatement relevé parce qu’il aurait rejoint les FFI en août 1944
  • Reprend sa carrière


Làszló BAKY (ministre hongrois de l’Intérieur)

  • Est exécuté en Hongrie en 1946

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Làszló BARDOSSY (ministre hongrois de l’Intérieur)

  • Est exécuté en Hongrie en 1946

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LAVILLE

Inspecteur de la police française, 5ème section des Renseignements Généraux, organisateur d’une équipe de voie publique pour traquer les Juifs dans Paris

  • Est arrêté et révoqué sans pension le 6 avril 1945
  • Jugé le 25 janvier 1946 et condamné à mort
  • Jugement cassé en mai 1946
  • Est rejugé
  • Bénéficie de « circonstances atténuantes » d’après le Commissaire du gouvernement
  • Est condamné aux travaux forcés à perpétuité le 10 mai 1946


LEFEBVRE

Commissaire divisionnaire de la police française, dirige la police judiciaire à Paris durant l’occupation, présent aux côtés de la Gestapo à l’inauguration du camp de Drancy en 1941

  • Disparu


Léon BÉRARD (ambassadeur de Vichy auprès du Vatican, justifie, dans un rapport du 2 septembre 1941 envoyé de Rome, les mesures antisémites de Vichy)

  • N’est pas véritablement inquiété
  • Reste en exil volontaire au Vatican pendant plusieurs années
  • Est inéligible pendant 10 ans
  • Meurt libre en 1960
  • Un collège situé à Saint-Palais, dans les Pyrénées Atlantiques portait son nom
  • Le personnel de ce collège et les parents réclame un changement de nom, refusé par le président du Conseil Général, Jean-Jacques Lasserre
  • Le 10 mai 2014, le collège est finalement débaptisé

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Louis ALIE (inspecteur de police à Rouen, chef des brigades « antiterroristes »)

  • Fuit, le 24 août 1944, avec les Archives de la Gestapo vers l’Allemagne
  • Rentre à Rouen où il est reconnu et arrêté
  • Tente de monnayer ses informations contre un passeport pour l’Argentine
  • Est jugé avec ses complices du 14 au 16 novembre 1944
  • Est condamné à mort
  • Est exécuté le 27 décembre 1944.

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Louis AUPHAN (journaliste à l’Action Française)

  • Est condamné le 15 novembre 1945 par la Cour de Lyon à 20 ans de prison et de travaux forcés 

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Louis BRALLEY (chef du Service de Contrôle des Administrateurs Provisoires au Commissariat Général aux Questions Juives)

  • Subit peu de désagréments à la Libération à la suite de laquelle il doit cependant répondre à quelques questions

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Louis CHAROLLAIS (colonel de la gendarmerie française, camp de Drancy)

  • Est placé en position « sans emploi », puis rétrogradé dans le rang de lieutenant colonel
  • Est admis à faire valoir ses droits à la retraite
  • Récupère son grade de colonel en 1950

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Louis-Ferdinand DESTOUCHES, dit CÉLINE (écrivain antisémite et collaborateur)

  • Quitte la France dès juin 1944, s’installe à Baden-Baden puis à Sigmaringen
  • Obtient un visa pour le Danemark en mars 1945
  • Les Danois refusent à la France son extradition mais l’incarcèrent durant onze mois à la prison de Copenhague
  • Revient en France après l’amnistie de 1951
  • Achète une maison à Meudon
  • Son oeuvre est publiée dans la Pleïade en 1960
  • Meurt libre en 1961

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Louis PAGNON, dit Eddy (Gestapo française, également membre de la Légion nord-africaine)

  • Est exécuté à Montrouge le 27 décembre 1944

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Lucien BOUÉ (directeur de l’aryanisation et secrétaire général au Commissariat Général aux Questions Juives)

  • Une information est ouverte contre lui à la Libération… classée sans suite par le Commissaire du gouvernement

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Ludolph VON ALVENSLEBEN (créateur, en Pologne occupée des « Selbstschutz », unités paramilitaires « d’autodéfense » responsables de massacres sur le front de l’Est)

  • Fuit en Argentine
  • Meurt libre en 1970

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Ludwig BAHLS (ordonnance d’Hitler de 1937 à 1938)

  • Meurt en 1939 

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Magnus VON BRAUN  (frère de Werner von Braun; Peenemünde ; Mittelwerk ; travaille sur les V2)

  • Est récupéré par les Américains dans le cadre de l’opération Paperclip
  • Travaille chez Chrysler jusqu’en 1955
  • Meurt libre en 1957

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Marc AUGIER : voir Saint-Loup.

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Marcel BEDEL (ancien industriel, Commissariat Général aux Questions Juives)

  • Est licencié le 3 octobre 1944
  • Passe sans dommages devant la Commission d’épuration
  • Est recruté le 23 février 1945 au Ministère du ravitaillement

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Marcel BOUSSELAIRE (Milice)

  • Est fusillé à Montrouge le 14 août 1947

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Marcel BUAT (informateur de la Gestapo)

  • Est condamné à mort en juin 1946 et exécuté à Versailles le 12 août.

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Marcel BUCARD (fondateur du « parti franciste » en 1933, ultra collaborateur qui se félicite de l’existence des camps de concentration pour Juifs)

  • S’enfuit en Allemagne en 1944, puis en Italie
  • Y est arrêté en juin 1945
  • Est condamné à mort en février 1946
  • Est fusillé à Montrouge le 19 mars 1946.

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Marcel CAILLAUD (inspecteur de police, chef de la Section d’Enquête et de Contrôle du Commissariat Général aux Questions Juives en zone non-occupée)

  • Est abattu par la Résistance à la fin de l’été 1944

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Marius BERLIET (industriel de l’automobile, collaborateur économique)

  • Est arrêté en 1944
  • Est condamné à deux ans de prison et à la confiscation de ses biens, en juin 1946 par la cour de justice de Lyon, pour collaboration avec l’occupant nazi
  • Le 22 juillet 1949, après sa mort, le conseil d’Etat rend les usines Berliet à la famille Berliet

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Martin Adolph BENNO  (« médecin » SS, Mauthausen, Birkenau puis Bergen-Belsen ; SS Totenkopf)

  • N’est jamais inquiété
  • Meurt libre en 1967

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Martin BORMANN (Chancellerie du parti)

  • Est tué lors de la bataille de Berlin en 1945
  • Son corps est retrouvé et identifié par analyse dentaire en 1972
  • Il est à nouveau identifié  en 1998 par analyse A.D.N.

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Maurice BAY (Gestapo française)

  • Est exécuté le 5 Mai 1950

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Maurice BEL (inspecteur de police français, 2ème section des Renseignements Généraux, puis Brigade Spéciale des RG) (en fuite à la Libération, s’engage, le 20 septembre 1944, dans le 19ème bataillon de chasseurs à pied ; participe aux campagnes d’Alsace et d’Allemagne ; une mine lui arrache la jambe gauche en février 1945)

  • Est décoré de la croix de guerre avec palme, mais identifié et incarcéré le 17 septembre 1946
  • Non-lieu
  • Est libéré le 19 novembre 1946

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Maurice BERTHEUX (ancien professeur, responsable du service de propagande de la Milice – il succède à Francis Bout de l’An)

  • Meurt en prison en 1948

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Maurice SAVART (premier commandant du camp de Drancy)

  • Disparu

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Max AMANN (responsable de la presse économique du Reich)

  • Est condamné en 1948 à deux ans et demi de prison
  • Est condamné à 10 ans de travaux forcés le 10 septembre 1948 
  • Meurt le 10 mars 1957

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Max BIELAS (ou BIALAS) (SS gardien du camp de Treblinka)

  • Est attaqué avec un couteau par un déporté juif du nom de Berliner au début de septembre 1942 alors qu’il se tenait entre des files de déportés.
  • Meurt quelques jours plus tard

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Max BREE (Treblinka puis Sobibor en 1943)

  • Est tué le 1er octobre 1943 lors de la révolte du camp

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Max VON SCHENKENDORFF (général commandant en chef de l’arrière-garde du groupe d’armée du centre sur le front de l’Est, organise les Judenräte et les ghettos)

  • Disparu

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Mehmed ALAJBEGOVIC (Ministre des Affaires Étrangères croate)

  • Est exécuté à Zagreb, le 7 Juin 1947.

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Michel ALERME (ancien colonel de l’armée française, directeur de L’Echo National, chroniqueur militaire à L’Action Française, cofondateur de l’agence Inter-France regroupant tous les journaux de la collaboration qu’il présidera jusqu’en 1944, partisan déclaré de la collaboration et de l’antisémitisme)

  • Est recherché et poursuivi après 1944, il échappe aux recherches
  • Meurt libre le 1er mars 1949

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Mihai ANTONESCU (vice-premier ministre roumain, en 1941, renforce les liens avec l’Allemagne nazie et la déportation des Juifs, laisse les nazis massacrer les Juifs roumains en Bessarabie et en Bucovine. A compter du 1er janvier 1943, assume également le ministère des affaires étrangères)

  • Est arrêté sur ordre du roi Michel Ier en aout 1944,
  • Est transféré à Moscou le 6 mars 1945
  • Puis ramené en Roumanie et traduit devant le Tribunal du Peuple de Bucarest
  • Est condamné à mort le 17 mai 1946 pour crimes « contre la paix, contre le peuple roumain, les peuples de la Russie soviétique, les Juifs, les Gitans et autre crimes de guerre », pour avoir provoqué la mort de 500 000 militaires et civils dans la guerre et pour la déportation ou l’exécution de près de 300 000 Juifs roumains ou ukrainiens et 15 000 Gitans.
  • Est fusillé en juin 1946, en même temps que Ion Antonescu.

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n

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Nicola BELLOMO (armée italienne)

  • Est condamné à mort par une cour britannique pour exécution de prisonniers britanniques
  • Est exécuté le 11 septembre 1945

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Nicholaus VON BELOW  (officier de liaison d’Hitler avec la Luftwaffe ; témoin du testament d’Hitler)

  • Auteur d’un ouvrage intitulé Aux côtés d’Hitler paru en 2001
  • Jamais inquiété
  • Meurt libre en 1983

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o

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Oskar HAU (SS Scharführer, chef du bureau IV-4b, SD de Toulouse, bureau chargé des questions juives, directement responsable de la déportation de 3 000 Juifs)

  • Disparu

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Otto ABETZ (ambassadeur à Paris)

  • Est condamné en France à vingt ans de prison, le 22 juillet 1949
  • Est libéré en 1954
  • Meurt carbonisé dans un accident de voiture le 5 mai 1958

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Otto AMBROS (membre du Conseil de direction d’IG-Farben de 1938 à 1945, responsable du choix de l’emplacement, de la planification, de la construction et du fonctionnement d’IG Auschwitz en tant que directeur d’exploitation ou directeur général des usines de Buna)

  • Est condamné à 8 ans de prison par un tribunal militaire américain en 1948 pour « asservissement »
  • Est libéré en 1952

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Otto BENE (représentant du ministère des Affaires étrangères en Hollande ayant collaboré avec le régime nazi)

  • Signalé au nouveau ministère des Affaires étrangères en 1952.
  • Disparu

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Otto BICKENBACH (professeur, expérimente l’urotropine dans les camps, au Struthof-Natzweiler)

  • Comparaît en 1947 devant le Tribunal de Strasbourg, puis en 1952 devant le Tribunal de Metz
  • Est condamné à perpétuité
  • Peine ramenée à 20 ans de prison

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Otto BONG  (préparateur de cadavres pour les « médecins » du Struthof, travaillait avec Hirt sur les cadavres de déportés pour les expériences de Hirt et de Haagen)

  • Est arrêté le 29 août 1944 et condamné à mort
  • Est gracié pour avoir témoigné

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Otto BOVENSIEPEN (Chef de la Gestapo de Berlin, organise la déportation des Juifs de Berlin, Gestapo du Danemark)

  • Est jugé au Danemark en 1948
  • Est condamné à mort
  • Est emprisonné

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Otto BRADFISCH (Einsatzgruppe B, Gestapo de Lodz) (représentant en assurances)

  • Est condamné pour ses activités dans l’Einsatzgruppe à dix ans de prison à Straubing en 1961, et pour Lodz à treize ans à Hanovre en 1963. La seconde peine est confondue à la première.

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Otto BRÄUTIGAM (au sein du ministère du Reich aux Territoires occupés de l’Est)

  • Est témoin de l’accusation au procès de Nuremberg
  • Est poursuivi devant les tribunaux en 1950
  • Est acquitté
  • Après-guerre, rejoint en 1953 le ministère des Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne
  • Est suspendu en 1956 en raison de son passé nazi
  • Est réintégré en 1958
  • Termine sa carrière en 1960 au poste de consul d’Allemagne à Hong Kong

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Otto BROSSMANN (commandant de la 1ère et de la 2ème copagnie à Auschwitz-Monowitz, Lagerführer du sous-camp Blechhammer)

  • Est jugé par un tribunal polonais
  • Est acquitté par manque de preuves

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Otto BRENNEIS  (SS Untersturmführer au camp de Flossenburg de 1938 à 1942, puis Hauptsturmführer, commandant des camps de Lettonie)

  • Disparu en avril 1945

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p

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Paul ALBERS (impliqué dans le massacre de Marzabotto)

  • Est condamné par une cour militaire  en 2007 in absentia à la prison à vie
  • Vit libre en Allemagne.

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Paul AUPHAN (nommé contre-amiral et chef d’état-major de la marine par Pétain au lendemain de l’Armistice, succède à son ancien chef Darlan dans le gouvernement Laval, en avril 1942)

  • Tente d’entrer en contact, en août 1944, avec le général De Gaulle en vue d’une réconciliation nationale.
  • Cette démarche restant infructueuse, s’enfuit et se cache.
  • Est condamné à la prison à perpétuité par contumace le 14 août 1946
  • Se constitue prisonnier en janvier 1955
  • Rejugé, il est condamné à 5 ans de prison et à la dégradation nationale
  • Se consacre ensuite à la défense de la mémoire de Pétain
  • Meurt libre en 1982

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Paul BARRAL (lieutenant de gendarmerie, en poste au camp de Drancy)

  • N’est pas arrêté mais est inculpé, jugé devant la Cour de Justice de la Seine pour atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat en 1947
  • Est condamné à deux ans de prison ferme et à la dégradation nationale pour cinq ans
  • Mis en liberté conditionnelle le 20 décembre 1947
  • Est gracié et relevé de l’indignité nationale au bout d’un an
  • Se reconvertit dans l’exploitation d’une droguerie
  • Est amnistié le 25 novembre 1953 et affecté au service de remplacement de la gendarmerie avec son grade de capitaine.

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Paul BAUDOIN (ministre de Pétain, signataire du Statut des Juifs du 3 octobre 1940, quitte la vie politique en février 1941, travaille pour la Banque d’Indochine)

  • Est arrêté en septembre 1944
  • Est condamné à 5 ans de travaux forcés par la Haute Cour de Justice en mars 1945
  • Est libéré sous conditions en janvier 1948
  • Reprend ses activités bancaires.

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Paul BLANC (chef d’escadron, commandant du groupement de la gendarmerie nationale de Drancy)

  • Muté « pour le zèle apporté au service du gouvernement de Vichy dans la surveillance d’un camp d’internés politique »
  • Placé en disponibilité
  • Admis à faire valoir ses droits à la retraite en 1946
  • N’est pas nommé dans les réserves
  • Jamais inquiété

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Paul BLOBEL (SS, SD, Einsatzgruppe C où il commande l’Einsatzkommando 4a, chef de l’opération 1005 destinée à l’élimination des cadavres des Juifs assassinés de Lituanie et de Biélorussie)

  • Jugé à Nuremberg en 1948 et condamné à mort par un tribunal militaire américain
  • Pendu le 8 juin 1951, à Landberg

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Paul BONNAVENTURE CARBONE (gangster marseillais, au service de la Gestapo en 1942. La chasse aux Juifs et aux résistants lui rapporte des profits énormes)

  • Meurt fin 1943 écrasé dans sa voiture, au cours du déraillement, provoqué par le maquis, d’un train de permissionnaires allemands près de Chalon-sur-Saône.

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Paul BONY (propagandiste à Radio-Paris, collaborateur d’Oltramare, anime avec lui l’émission « Les Juifs contre la France »)

  • Est jugé en novembre 1947 par la Cour Fédérale Suisse
  • Est condamné à 1 an de prison

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Paul BREDOW (SS-Oberscharführer, actif dans le programme d’ ‘euthanasie’, puis à Sobibor, en charge du Lazaret) 

  • Disparu en 1945

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Paul CHACK (officier de marine et écrivain, journaliste collaborateur, président du CAA, comité d’action antibolchevique, supporter de la Milice)

  • Est arrêté à Paris à la Libération, condamné à mort le 18 décembre 1944
  • Est exécuté à Montrouge le 9 janvier 1945 après que le général de Gaulle ait refusé de gracier un homme « qui a donné ordre à des Français de s’enrôler dans l’armée allemande ».

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Philipp BOUHLER (chef de la Chancellerie du Führer, responsable de l’opération T4 d’ ‘euthanasie’)

  • Se suicide au quartier général de Goering, le 19 mai 1945

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Perry BROAD (SS, garde d’Auschwitz jusqu’en janvier 1945, membre de la Gestapo du camp) 

AVANT LA LIBERATION

  • Entre dans la Hitlerjugend, les jeunesses hitlériennes, en 1931
  • Entre dans la SS en 1941, puis se porte volontaire pour la Waffen SS
  • Est démobilisé en avril 1942 en raison de sa forte myopie
  • Intègre le personnel d’Auschwitz comme garde de sécurité.
  • intègre en juin 1942 la Politische abteilung, la Gestapo du camp dans le service des enquêtes et interrogatoires

 

A LA LIBERATION

  • Est capturé par les troupes britanniques le 6 mai 1945
  • Rédige un long mémoire très détaillé sur Auschwitz qu’il remet au Secret Intelligence Service (SIS) dans lequel il relate très précisément le fonctionnement des chambres à gaz.

 

APRES LA LIBERATION

  • Fait une déclaration sous serment où il reprend l’essentiel de son mémoire, le 14 décembre 1945, à Minden
  • Dépose au tribunal de Nuremberg le 20 octobre 1947
  • Est relâché en 1947
  • Est de nouveau arrêté douze ans plus tard, en 1959
  • Est libéré après le paiement d’une caution de 50 000 DM
  • Est arrêté une nouvelle fois en novembre 1964 et jugé à Francfort-sur-le-Main au cours du second procès du personnel d’Auschwitz.
  • Est reconnu coupable d’avoir supervisé les selektions sur la rampe et participé à des tortures et des exécutions
  • Est condamné en 1965 à 4 années de prison
  • Meurt libre en février 1994, à 73 ans

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Pierre D’AUTREMONT (avocat d’extrême-droite, cadre du Commissariat Général aux Questions Juives, chargé de la section juridique de l’aryanisation économique)

  • Disparu

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Pierre BONNY (adjoint de Lafont , à la tête de la bande de la Gestapo française installée au 93 de la rue Lauriston)

  • Se cache avec Lafont dans une ferme de Bazoches-sur-le-Betz, à la Libération
  • Ce refuge est révélé par Joseph Joanovici
  • Sont arrêtés et condamnés à mort en décembre 1944
  • Sont fusillés à Montrouge le 27 décembre 1944

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Pierre Cance (délégué général de la Milice en 1943, un des plus proches collaborateurs bénévole de Darnand, c’est à lui qu’on doit les principaux contacts avec la SS ayant aboutis à l’armement de la Milice. Engagé dans la Waffen SS française dès octobe 1943)

  • Combat jusqu’au bout, fanatiquement, à la tête du 1er bataillon de la « Sturmbrigade »
  • Est capturé par les Anglais en mai 1945
  • Est remis à la justice française en 1946
  • Est condamné à mort le 19 février 1947 par la cour de justice de Montpellier
  • Peine commuée en prison à perpétuité
  • Est libéré en conditionnelle en 1950
  • Meurt libre en 1988

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Pierre CAZIOT (ministre de l’agriculture de Pétain, signataire du Statut des Juifs du 3 octobre 1940, puis du second Statut des Juifs de juin 1941)

  • Se retire du gouvernement en 1942
  • Est jugé par la Haute Cour de Justice en mars 1947
  • Est condamné pour crime d’indignité nationale à la dégradation nationale à vie et à la confiscation de la moitié de ses biens
  • Bénéficie d’une mesure de grâce après la découverte d’une note d’Abetz suggérant son arrestation
  • Meurt libre en 1953

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Pierre CHASSERAT (directeur général de la gendarmerie française jusqu’en août 1943 ; à ce titre, a la responsabilité du camp de Drancy)

  • Est suspendu et révoqué sans pension de son corps d’origine, le Conseil d’Etat
  • Décision annulée en 1950 avec le soutien de Pierre Mendès France
  • Continue ensuite sa carrière de conseiller d’Etat
  • Devient président d’honneur de la gendarmerie

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Pierre-Jean BOERO  (Milice)

  • Est exécuté à Montrouge le 28 novembre 1944

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q

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R. BURIAN (gardien du camp de Térézin)

  • Est condamné à mort par le tribunal exceptionnel de Litomerice.

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Raphaël ALIBERT (garde des sceaux du gouvernement de Vichy, signataire du Statut des Juifs d’octobre 1940, révise les naturalisations)

  • Se cache à l’étranger
  • Est condamné à mort par contumace le 7 mars 1947
  • S’exile en Belgique
  • Est amnistié en 1959
  • Meurt libre en 1963

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René BELIN (ancien dirigeant de la CGT, ministre du travail de Pétain, signataire du Statut des Juifs du 3 octobre 1940)

  • Démissionne le 16 avril 1942 au moment du retour de Laval
  • Se cache à Paris à la Libération
  • Se cache ensuite en Suisse
  • Bénéficie d’un non-lieu de la Haute Cour de Justice
  • Banni à vie du mouvement syndical par les communistes, fonde secrètement « Front syndicaliste » puis « La Revue syndicaliste », proche de FO
  • Devient Maire d’une commune de Seine-et-Marne de 1958 à 1965.
  • Meurt libre en 1977

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René BOUSQUET (secrétaire général de la Police française de 1941 à 1943, très actif dans l’organisation des rafles en collaboration avec les nazis)

  • Est jugé en 1949 par la Haute-Cour
  • Est condamné à une peine d’indignité nationale dont il est immédiatement relevé
  • Devient secrétaire de la Banque d’Indochine à Paris en 1952
  • Ami du président François Mitterrand
  • Est assassiné le 8 juin 1993 à la veille de son procès

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René EVRARD (policier français, sous les ordres du commissaire Poinsot )

  • Est jugé le 15 juin 1945 à Moulins en même temps que Pierre Poinsot
  • Est condamné à mort et à la dégradation nationale
  • Est exécuté à Riom le 16 juillet 1945.

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RICHARD

Capitaine de gendarmerie, commandant de la gendarmerie du camp de Drancy, 1942-1943

  • N’a jamais été inquiété

Richard BAER (SS-Sturmbannführer, commandant d’Auschwitz I)

  • Est nommé commandant du camp de Mittelbau après l’évacuation du camp d’Auschwitz
  • Part en Styrie (Autriche) avant la capitulation du camp parce qu’il s’est foulé le pied
  • Y demeura jusqu’en décembre 1960
  • Se cachait sous un nom d’emprunt et travaillait comme ouvrier forestier dans les environs de Hambourg
  • Est arrêté près de Hambourg en décembre 1960 après l’affichage d’une récompense pour sa capture
  • Est emprisonné préventivement à Francfort-sur-le Main
  • Meurt  en détention, subitement, en  juillet 1963 avant d’avoir été jugé.

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Robert BRASILLACH (écrivain fasciste, rédacteur en chef de « Je suis partout », salue la création de la LVF, auteur de phrases assassines du type «Il faut se séparer des Juifs en bloc et ne pas garder les petits.»)

  • Se cache à Paris après la Libération
  • Se livre après avoir appris l’arrestation de sa mère et de sa soeur
  • Est jugé le 19 janvier 1945
  • Est condamné à mort et fusillé le 6 février 1945 au fort de Montrouge

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Robert CASTILLE (attaché juridique au Commissariat Général aux Questions Juives)  

  • N’est pas inquiété
  • Se reconvertit dans le C.N.I (Centre National des Indépendants) d’Antoine Pinay
  • Devient conseiller général de la Seine de 1953 à 1965
  • Lance en 1955 un éphémère journal mensuel, Paris, auquel collaborent d’autres anciens du C.G.Q.J comme Courtine et Tercinet
  • Meurt libre en 1970, à l’âge de 58 ans
  • Selon Henry Coston, est resté fidèle à « l’idéal de sa jeunesse ».

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Robert DE BEAUPLAN (« journaliste » collaborateur, chef de la rubrique politique du Matin, éditorialiste en 1942 sur Radio-Paris)

  • Se cache en août 1944 dans l’Ouest de la France
  • Est arrêté le 25 juin 1945
  • Est jugé le 27 novembre 1945 
  • Est condamné à mort
  • Est gracié le 23 février 1946, sa peine est alors commuée en détention à perpétuité

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Roger BOURGEOIS (cadre du Commissariat Général aux Questions Juives, adjoint au directeur de la zone de Paris de la Direction Générale de l’Aryanisation Economique) 

  • Signe, en novembre 1944, une lettre collective demandant la réintégration d’un certain nombre de cadres et employés du Commissariat Général aux Questions Juives dans le nouvel organisme « appelé à entreprendre la liquidation des affaires juives »
  • Pas d’information sur ce qu’il est devenu depuis

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ROGOZIN

Gardien SS du camp de Treblinka

  • Possiblement exécuté par les Soviétiques

 

Rudolf BATZ (responsable de meurtres de masse dans les États baltes ; commandant du S.D de Cracovie puis de la Gestapo de Hanovre)

  • Se cache en Allemagne après la guerre
  • Est capturé en 1961
  • Se suicide avant que son procès ne débute

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Rudolf BECKMANN (SS-Oberscharführer, Sobibor)

  • Est tué au cours de la révolte du camp le 14 octobre 1943

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Rudolf BILFINGER (RSHA section organisation et droit)

  • Est jugé à Mannheim en 1964
  • Peine inconnue

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Rudolf BRANDT (secrétaire de Heinrich Himmler)

  • Est condamné à mort par un tribunal militaire américain et exécuté en 1948

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Rudolf BRINKMANN (secrétaire d’Etat au Ministère de l’Economie, signataire de la circulaire d’aryanisation du petit commerce juif après le Nuit de Cristal) 

  • Disparu

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Ruth ASTRONISI (Camp d’Auschwitz)

  • Est condamnée au Procès d’Auschwitz, le 11 Mars 1948, à 72 mois (6 ans) d’emprisonnement pour mauvais traitement de civils.
  • Est libérée le 21 Février 1953

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s

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SADOWSKI

Inspecteur principal adjoint de la police française, animateur de la Section Juive de la police à Paris

  • Disparu

 

SALLET

Milice

  • Est fusillé à Montrouge le 18 juin 1947

 

Stefan BARCZEY (camp de Mauthausen)

  • Est condamné à mort au premier procès de Mauthausen (1946)
  • Est exécuté le 27 Mai 1947

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Stefan BARETZKI (SS Rottenführer, Blockfürher du camp d’Auschwitz)

  • Est condamné à 8 ans d’emprisonnement au procès d’Auschwitz, à Francfort, en 1965.
  • Se suicide en prison le 21 juin 1988 à Bad Nauheim (Allemagne)

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t

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Tonny AHLERS (petit voyou antisémite néerlandais). Dénonciateur de la cachette d’Anne Frank et de sa famille

  • Meurt libre en 2000 sans avoir été inquiété.

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TSHERNIEVSKI

Gardien SS du camp de Treblinka

  • Est exécuté par les Soviétiques

u

ULMER

SS Unterscharführer, architecte, dessine les plans des crématoires pour Birkenau

  • Est en désaccord avec l’utilisation de son travail
  • Est versé dans une unité combattante à la fin de 1942 

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v

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Valentina BILIEN (infirmière en 1944 d’une clinique pour enfants à Velke près d’Helmstedt en Allemagne ; en quelques mois plus de 80 enfants d’origine polonaise dont certains avaient été kidnappés à l’âge de 4 mois mourront faute de soins)

  • Est condamnée à 15 ans d’emprisonnement pour crimes de guerre par une Cour Martiale Britannique à Brunswick en mars-avril 1946

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Victor CAPESIUS (pharmacien SS, travaille à Dachau et Oranienburg, services « médicaux » d’Auschwitz)

  • Est reconnu par un témoin, la police militaire Américaine l’arrête
  • Est détenu quelques semaines à la prison de Munich puis envoyé à Dachau et Ludwigsburg
  • Est libéré en août 47
  • Travaille ensuite comme pharmacien jusqu’en 1950 et ouvre ensuite sa propre pharmacie puis un salon de beauté
  • Est financièrement très aisé au moment du procès à Francfort
  • Entre en prison préventive en décembre 59
  • Est jugé et condamné au cours du procès de Francfort en 1963-1965
  • Est condamné à 9 ans de prison
  • Est libéré en 1968
  • Meurt libre en 1985 à 78 ans.

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Viktors ARAJS (collaborateur letton ; chef du commando Arajs ; à l’origine de la mort de 45 000 lettons et biélorusses et de l’extermination des Juifs de Riga)

  • Est interné jusqu’en 1949 par les Britanniques
  • Prend le nom de Victor Zeibots
  • Est condamné à la prison à vie par la Cour de Hambourg en 1979 pour le massacre des Juifs de Riga
  • Meurt en prison en 1988.

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Victor BARTHÉLÉMY (secrétaire général du PPF en 1939. Dirige le parti en zone sud et en Afrique du Nord, suit Doriot en Allemagne et représentera le PPF en Italie auprès de Mussolini)

  • Est arrêté en 1945
  • Est condamné en Cour de Justice
  • Meurt en 1985

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Victor-Noël ARRIGHI (un des fondateurs du PPF, ami de Pucheu, de Doriot, militant ultra)

  • Est arrêté à la Libération
  • Est mis en résidence surveillée à cause de son mauvais état de santé
  • Meurt libre le 9 avril 1945

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Viktor BRACK (chef de la Chancellerie du Führer, chargé de l’application du programme d’ ‘euthanasie’ T4 en 1939)

  • Est condamné à mort par un tribunal militaire américain à Nuremberg
  • Est exécuté le 2 juin 1948

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VON KLEIST

Standertenführer SS amt Ribbentrop

  • Jamais inquiété
  • Est devenu agitateur néo-nazi après la guerre

 

w

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Walter BLUME (SS, SD, Gestap, Einsatzgruppe B où il commande l’Einsatzkommando 7a)

  • Est condamné à mort par un tribunal militaire américain à Nuremberg  
  • Peine commuée à 25 ans de prison par la Commission de clémence.

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Walter BUCH (Ministre de la Justice ; joue un rôle important dans La Nuit des Long Couteaux )

  • Est condamné à cinq de travaux forcé lors de son second procès en dénazification
  • Se suicide en 1949.

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Walter BURMEISTER (SS-Untersharführer, conducteur des véhicules de gazage à Chelmnp à partir de l’automne 1941)

  • Est condamné à 13 ans de détention pour complicité dans l’assassinat de plus de 150 000 personnes.

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Walter VON BRAUCHITSCH  (commandant en chef de l’armée)

  • Meurt en 1948 dans un hôpital militaire britannique en attendant d’être jugé

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Walther BIERKAMP (SD en Belgique et France en 1941, puis Einsatzgruppe D de 1942 à 1943 ; S.D de Cracovie jusqu’en 1945)

  • Se suicide le 16 mai 1945 près de Hambourg (à 44 ans)

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WANNENWACHER

Lieutenant SS, accompagne des trains de déportation de Drancy à la frontière allemande en 1943

  • Disparu

 

WENDE

Chef du four crématoire au camp de Majdanek

  • Est identifié comme responsable par la Commission d’enquête extraordinaire polono-soviétique
  • Pas d’information supplémentaire

 

WERKMANN

Architecte civil du SS-HHB, puis du WVHA, réalise les plans de crématoires à Auschwitz

  • Pas d’information supplémentaire

 

Werner BEST (chef de l’administration militaire en France occupée de 1940 à 1942, puis Commissaire du Reich pour le Danemark de 1943 à 1944)

  • Est condamné à mort en 1948 au Danemark  
  • Peine commuée en douze ans de prison
  • Est libéré en 1951
  • Reçoit une amende de 70 000 DM par la cour de dénazification de Berlin
  • Devient conseiller juridique pour le groupe Hugo Stinnes et conseiller auprès du Ministère des Affaires Etrangères de la RFA en 1962
  • Est de nouveau arrêté en 1969, pour son rôle dans « l’aktion AB » ( meurtre d’intellectuels et de Juifs polonais)
  • Est condamné en 1972
  • Est libéré la même année pour raisons de santé
  • Charges abandonnées en 1982
  • Meurt libre en 1989 (à 86 ans)

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Werner BLANKENBURG (Chancellerie du Führer, était le chef de la section IIa de la Chancellerie d’Hitler « Kanzlei des Führers ». Il était l’un des principaux responsables du programme d’ « euthanasie » Aktion T4, de l’annihilation des Juifs de Pologne dans  le cadre de l’Aktion Reinhard et des expériences sur la castration aux rayons x dans le camp d’Auscwitz -Birkenau)

  • Évacué vers la Bavière en avril 1945
  • Prend une fausse identité et se cache alors sous le nom de Werner Bieleke
  • S’installe après la guerre à Stuttgart
  • Travaille dans une banque à Ludwigsburg
  • Devient représentant d’une société de textile à Freudenstadt
  • Bien qu’étant recherché par la police de 1945 à sa mort, Blankenburg a vécu une vie paisible, restant même en contact avec ses parents et avec ses anciens complices de l’Aktion T44
  • Meurt libre à Stuttgart le 28 novembre 1957 (à 52 ans)

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Werner BORCHARDT (Judenreferent SS en Belgique)

  • Disparu

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Werner BRAUNE (SS, SD, Gestapo, Einsatzgruppe D où il commande l’Einsatzkommando 11b)

  • Est condamné à mort par un tribunal militaire américain et est exécuté en 1951

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Werner CATEL (chef du Centre hospitalier universitaire de Leipzig ; assisté du Dr Karl Brandt, participe à l’ ‘euthanasie’ d’au moins un enfant handicapé ; ce premier acte d’ ‘euthanasie’ fut à l’origine de l’élimination des malades mentaux dans toute l’Allemagne nazie)

  • Est poursuivi en 1964 à Hanovre
  • Se défend en déclarant que les malades atteints de débilité n’ont pas de personnalité juridique et que leur élimination ne peut donc être assimilée à un meurtre
  • N’est finalement pas poursuivi

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Werner VON BARGEN (représentant du ministère des Affaires étrangères en Belgique)

  • Devient ministre des Objectifs spéciaux du nouveau ministère des Affaires étrangères en mars 1952  
  • Est déclaré indigne de l’exercice de cette fonction par une commission du Bundestag, en juillet 1952, en raison de ses activités passées 
  • Devient ambassadeur d’Allemagne fédérale en Irak en novembre 1960
  • Prend sa retraite en 1963

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Werner VON BRAUN (membre du NSDAP en 1937 ; SS en 1940, Hauptsturmführer en 1942 ; coordonne le projet V1/V2 à Peenemünde ; visite régulièrement l’usine souterraine qui provoquera plus de 20 000 morts)

  • Se rend aux américains le 2 mai 1945
  • Est récupéré dans le cadre de l’opération Paperclip
  • Son dossier est modifié pour ne pas faire apparaître son appartenance à la SS
  • Est naturalisé américain en 1955
  • Meurt libre le 16 juin 1977

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Werner VON BLOMBERG (ministre de la guerre de 1933 à 1938, commandant en chef de la Wehrmacht)

  • Tombe en disgrâce en 1938
  • Ne reçoit aucun commandement pendant la Seconde guerre mondiale
  • Meurt en mars 1946

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WIEBSK

Vitebsk

  • Est condamné à la prison à perpétuité en mai 1962
  • En est libéré en 1976 « pour raison de santé »
  • Meurt libre en 1990

 

Wilhelm BEHRENDS (quartier général SS Ostland und Rußland-Nord)

  • Est capturé par les britanniques en 1945
  • Est extradé vers la Yougoslavie
  • Est condamné à mort par un tribunal militaire yougoslave
  • Est pendu le 16 avril 1946 à Belgrade

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Wilhelm BEIGLBÖCK (Dachau, participe aux expérimentations sur l’eau de mer)

  • Est condamné à 15 ans de détention par le tribunal de Nuremberg

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Wilhelm BITTRICH (SS Obergruppenführer, chef de la 9e division SS de chars Hohenstaufen (1943), nommé en 1944 chef du 2e corps SS de chars. Chargé de la défense de Vienne, en 1945, refuse d’appliquer les ordres d’Hitler, (Raser la ville) et évacue cette dernière)

  • Est arrêté et interné par les alliés
  • Est jugé et acquitté par un tribunal militaire français en avril 1953

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Wilhelm BOCK  (Chef de la Gestapo de Berlin, organise la déportation des Juifs de Berlin) 

  • Se suicide le 1 mai 1945 à Berlin

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Wilhelm BOGER (SS Oberscharführer, section politique du camp d’Auschwitz, inventeur d’un moyen de torture nommé « la balançoire de Boger ». Il encadre 5 000 prisonniers de ce camp dans la marche de la mort vers Ravensbrück puis part à Ludwigsburg (où vivent ses parents)

  • Est arrêté en juin 1945 par les Américains
  • Réussit à s’enfuir en novembre 1946 alors qu’il doit être livré à la Pologne
  • Travaille durant 3 ans chez des agriculteurs
  • Est arrêté en juillet 1949 et emprisonné à Lüneburg  jusqu’en août (pour violences lors d’un interrogatoire en 1936)
  • Entre en détention préventive en  octobre 1958
  • Est condamné à 15 ans d’emprisonnement au cours du procès d’Auschwitz par le tribunal de Francfort
  • Meurt libre le 3 avril 1977

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Wilhelm BRÜCKNER (adjudant chef au service d’Hitler ; limogé le 18 octobre 1940)

  • Jamais inquiété
  • Meurt libre le 18 août 1954 à Herbsdorf, en Haute-Bavière

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Wilhelm BURGDOF (général d’infanterie ; adjudant d’Hitler à partir de 1944 ; impliqué personnellement dans le « suicide » de Rommel ; témoin de la mort d’Hitler)

  • Se suicide le 2 Mai 1945

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Wilhelm BURGER (divorce en 1935 de son épouse juive pour faire carrière dans les SS, administration d’Auschwitz, responsable de la Section IV Administration et Economie)

  • Est condamné une première fois à 5 ans de prison par un tribunal américain en 1946
  • Est une seconde fois condamné à 8 ans de prison par le tribunal de Francfort le 16 septembre 1966

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Willy BRUNNING (camp de Mauthausen)

  • Est condamné à mort au premier procès de Mauthausen et exécuté le 27 Mai 1947

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WITTWER

SS Untersharführer, s’occupe de la mise en place des crématoires

  • Pas d’information supplémentaire

 

 Wolfgang VON DITFURT (commandant de Kursk)

  • Est condamné à mort par un tribunal soviétique pour les atrocités de Riga
  • Est pendu le 3 février 1946

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x

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Yves BOUTHILLIER (ministre des finances de Pétain, signataire du Statut des Juifs du 3 octobre 1940 et du Second Statut des Juifs de juin 1941)

  • Est condamné à 3 ans de prison par la Haute Cour de Justice en 1947
  • Est libéré
  • Travaille dans diverses banques et conseille Marcel Dassault
  • Est élu maire de Saint-Martin-de-Ré après l’amnistie
  • Meurt libre en 1977, à 76 ans

 

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Source

Mémoire juive et éducation, U.S Department of Justice, Wikipedia English, Wikipedia Français,

(dernière mise à jour : 12 novembre 2017 (ajout d’informations sur la fiche d’Alois BRUNNER, celle d’Alwin-Broder ALBRECHT, celle d’Amédée BUSSIERE et celle de Joseph DARNAND)

 

Beaucoup de nazis n’ont pas été inquiétés, beaucoup n’ont jamais été jugés et ont mené une petite vie tranquille et parfois même assez confortable, avec une reconversion à des postes stratégiques surprenants. Certains ont fuit vers l’Amérique latine, d’autres vers les Etats-Unis, d’autres encore sont restés en Europe… et d’autres enfin…

Ceux dont on parle beaucoup moins ont pris la direction du Moyen-Orient…

Voici la liste des nazis ayant fui vers le Moyen-Orient :

namo1

namo2

namo3

 

 

 


Brouillon – A réorganiser et à compléter :

Clémoz, Raymond (un des chefs de la Milice, chef de cabinet de Darnand) : exécuté. Circonstances inconnues.

Closius, Ruth (gardienne en charge des sélections à Ravensbruck) : condamnée par une cour britannique et pendue le 20 Septembre 1948 à Hameln.

Codreanu, Corneliu (chef des gardes de fer, antisémite) : fusillé le 30 Novembre 1938 ; la Garde passera alors a Sima Horia.

Cohen, David (responsable, avec Abraham Asscher du « Conseil Juif d’Amsterdam ») : condamné à la Libération par une cour d’honneur juive. Les tentatives de l’incriminer dans des poursuites officielles pour collaboration échouèrent cependant. Les étudiants de l’Université s’opposèrent à ce qu’il reprenne sa chaire après la guerre.

Colment-Dâage, Félix (attaché juridique du Commissariat Général aux Questions Juives sous Xavier Vallat) : n’est pas inquiété. Parti en retraite, rédige deux ouvrages sur le métier d’avocat et sur la bourgeoisie, émaillés de propos antisémites. Mort en 1976 à l’âge de 86 ans.

Combelle, Lucien (journaliste de La Gerbe, participe à la création de Révolution Nationale) : condamné à 15 ans de prison en décembre 1944 ; amnistié en 1951 ; participe dans les années 1960-1980 sous divers pseudonymes (Lucien François, Monsieur Larousse, Oncle Lulu) au journal Pilote et à Europe n°1 (la radio se nomma plus tard Europe 1).

Combier, Kléber (Milice) : fusillé à Montrouge, le 14 août 1947.

Conti, Léonardo (né en 1924, à Lugano (Suisse), nommé, en 1939, secrétaire d’Etat à la Santé publique. SS Obergruppenführer. L’un des responsables des « expériences » entreprises dans les camps de concentration.) : Arrêté à Flensburg, le 19 mai 1945. Emprisonné à Nuremberg, il se suicida avant le procès des médecins.

Cooper, Thomas (anglo-allemand ; division SS Totenkopf ; participe aux opérations spéciales dans le ghetto de Cracovie ; recrute en 1943 des officiers alliés) : capturé à Schwerin en mai 1945 ; jugé par un tribunal militaire britannique ; condamné à mort pour haute trahison, peine commuée en prison à perpétuité ; gracié en 1952 ; libéré en 53, change d’identité (Peter Lang), s’établit au Moyen-Orient ; Meurt à Londres en 1987.

Corrèze, Jacques (membre de la Cagoule puis du MSR (Mouvement Social Révolutionnaire) ; LVF (Les Volontaires Français) à partir de 1941 ; la 33ème waffen SS dit ‘division Charlemagne’ en 1944) : condamné à 10 ans de travaux forcé en 1948 ; libéré en 1949, il devint agent général du groupe L’Oréal, il est amnistié en 1959, réhabilité en 1966 et meurt en 1991.

Costantini, Henri (professeur de médecine à la faculté d’Alger, militant de la très antisémite d’Action Française, refuse dans son service les étudiants juifs dès 1939, s’efforce de chasser les étudiants juifs même ceux autorisés par le numerus clausus. Appelant à une « collaboration intellectuelle avec l’Allemagne », il adjure les étudiants à « s’en remettre les yeux fermés au maréchal Pétain » ; accusé de s’être présenté comme « le premier hitlérien de France », aurait déclaré qu’il voudrait « voir les Juifs détruits à la mitrailleuse dans les rues ») : révoqué en avril 1944, nommé en 1945 membre du Consei d’administration de l’Association Française de Chirurgie, bénéficie d’un arrêt du Conseil d’Etat qui annule sa révocation, membre de l’Académie de Chirurgie, meurt en 1950 ou 1951 (?).

Costantini, Pierre Dominique, dit (militant d’extrême-droite antisémite, réclame le port d’un brassard pour les francs-maçons à l’imitation de l’étoile jaune, un des fondateurs de la LVF pour laquelle il recrute) : à la Libération, est reconnu irresponsable et échappe ainsi à l’exécution. Passe une dizaine d’années dans un asile psychiatrique. Mort en 1986.

Coston Henry (‘journaliste’ fasciste français, fondateur des « Francistes », édite les faux « Protocole des Sages de Sion », organise des manifestations antisémites pendant la guerre, publie en 1942 « La France Juive et les trusts », sans doute le plus acharné des antisémites du XXe siècle) : on perd sa trace à la fin de la guerre, retrouvé en Autriche en octobre 1946, condamné lourdement mais échappe à la peine capitale, emprisonné pendant 5 ans avant une grâce médicale en avril 1951, reprend ses activités ‘journalistique’ à l’extrême-droite en utilisant sa femme comme prête-nom, dirige les « Lectures françaises » à partir de 1957, éditeur du négationniste Paul Rassinier, écrit lui-même de nombreux ouvrages antisémites. Meurt en 2001.

Coughin, Charles E. (prêtre catholique américain ; très antisémite ; pense que les juifs poussent les Etats-Unis à entrer en guerre et croit en la véracité du Protocole des Sages de Sion ; très populaire dans les années 1930 ; crée en 1938 un Front Chrétien proche du fascisme) : le FBI investit les locaux du Front chrétien lorsqu’il est découvert que des armes avaient été achetées afin de « préparer le meurtre de Juifs, de communistes et d’une douzaine d’hommes du Congrès ». Meurt en 1979.

Courtine, Robert Julien dit « La Reynière » ou « Savarin », et dans les années 1940 « Jean-Louis Vannier » (PPF, lié à Henry Coston , journaliste antisémite, collabore à Radio-Paris) : quitte Paris le 14 août 1944 pour Baden-Baden puis Sigmaringen, fuit vers l’Italie, arrêté le 9 janvier 1946 à Mérano, condamné en France le 12 décembre 1946 à 10 ans de prison avec travaux forcés. Peine qu’il ne purge que  partiellement car réduite sur ordre du Président de la Répubique française. Il est donc libéré mais interdit de toute responsabilité sur les ondes française par une commission d’épuration. En 1952, Courtine entre au journal Le Monde, où, sous le pseudonyme de « La Reynière » (inspiré de Grimod de La Reynière), il tient la rubrique gastronomique, jusqu’en 1993. Robert Courtine est l’auteur de plusieurs dizaines de livres consacrés à la gastronomie et est le rédacteur en chef de « Cuisine et Vins de France ». Il meurt en 1998 à l’âge de 88 ans.

Cousteau, Pierre-Antoine (journaliste violemment antisémite, auteur de l' »Amérique juive », réclamant une répression toujours accrue contre les Juifs, rédacteur en chef de « Je suis partout », adhère à la Milice) : fuit Paris en août 1944, participe avec Hérold-Paquis aux émission de « Radio-Patrie » depuis l’Allemagne. Condamné à mort le 23 novembre 1946, gracié au printemps 1947, détenu huit ans à Clairvaux et à Eysses, libéré en 1955, participe à la presse d’extrême-droite (Rivarol), meurt en 1958.

Cramer, Hans (Maire de Dachau avant la guerre, Oberführer de la S.A., commissaire de la ville de Kaunas) : disparu.

Crasemann, Eduard (général d’Artillerie ; en 1944, commandant de la 26e Panzerdivision en Italie) : condamné par une cour britannique à 10 ans de prison pour l’exécution par son armée de 175 citoyens italiens ; mort en prison le 28 avril 1950.

Creutz, Rudolph (RUSHA) ; Condamné à 15 ans de prison en mars 1948 pour crime contre l’humanité, enlèvements d’enfants étrangers, notamment en France, Luxembourg et Pologne, et adhésion à un organisme criminel (la SS), sa peine est réduite à 10 ans, il est libéré en 1955. Il meurt le 8 juillet 1980.

Crinis, Maximilian, de (psychiatre ; RUSHA de 1936 à 1941 ; nommé directeur médical du Ministère de la Santé en 1941 ; proche d’Himmler ; impliqué dans le programme d’ ‘euthanasie’) : se suicide le 1er Mai 1945.

Crouzet, Guy (journaliste collaborateur : Nouveaux Temps, La Gerbe, Combats ) : part en août 1944 pour Sigmaringen où il devient rédacteur en chef de La France , condamné aux travaux forcés à perpétuité le 20 janvier 1947.

Csatáry, László (chef de la police du ghetto de Kosice en Slovaquie de 1941 à 1944, responsable de la déportation des 15 700 Juifs de ce ghetto vers Auschwitz) : réfugié en Allemagne, condamné à mort à la Libération, par un tribunal hongrois, il fuit vers le Canada. Il vit 50 ans à Montréal où il exerce la profession de marchand d’art. Alors que sa véritable identité va être découverte, il retourne dans sa Hongrie natale en 1996.  Il vivait depuis 17 ans sous sa propre idendité, en Hongrie, sans être inquiété, bien que le Centre Simon Wiesenthal ait signalé sa présence aux autorités. Il est repéré en 2012 par des journalistes britanniques du Sun, informés par le Centre Simon Wiesenthal, et arrêté par les autorités hongroises, soupçonnées de complaisance à son égard. Âgé de 97 ans, il est assigné à résidence pour une durée de 30 jours en juillet 2012. A 98 ans, il devait être jugé à la mi-septembre 2013. Mort à l’âge de 98 ans à Budapest, le 10 août 2013, des suites d’une pneumonie.

Csemy, Michael (camp de Mauthausen) : condamné à la prison à perpétuité au premier procès de Mauthausen.

Curnier, Henri (LVF en Tunisie) : arrêté en 1945 ; se suicide le 29 septembre 1945.

Cuza, Alexandru (né en 1857 ; professeur d’économie à l’Université de Iasi (Roumanie) ; l’un des fondateurs de l’Alliance Antisémite Universelle ; en 1937, forme un gouvernement de tendance fasciste avec Octavian Goga qui, en seulement 44 jours d’exercice, met en place les premières lois antisémites): non jugé en raison de son grand âge. Mort en 1946.

Dachsel, Arthur (Oberwachtmeister de la Police, actif dans le programme d’euthanasie à Sonnenstein au crématoire, puis à Belzec et à Sobibor où il a supervisé la construction du Lager IV) : disparu en 1945.

Dagostini, Raoul (lieutenant au 1er bataillon de la LVF en Russie, relevé de son poste et renvoyé en France en 1943 pour avoir ordonné plusieurs exécutions contre des paysans russes, prend la tête de la Milice haut-savoyarde début 1944. Milicien cruel et sadique, s’illustre dans les combats des Glières en mars 1944 où tortures, viols, et exécutions sommaires sont monnaie courante. Suite à tant d’atrocités, relevé de son commandement un mois plus tard par Darnand  lui même) :  n’ayant pas suivi la Milice dans sa fuite en Allemagne, il est arrêté à la Libération, jugé et condamné à mort. Exécuté avec sa maîtresse, Maud Champetier de Ribes, à Lyon, fin 1944.

Daime, Robert (policier français, lié au PPF et à la Milice, d’abord « mangeur de juifs » à la 3ème section des Renseignements Généraux, puis affecté à la Brigade Spéciale des RG, tortionnaire) : se suicide le soir de son arrestation, le 14 octobre 1944, dans les locaux de l’ex-Brigade Spéciale, avec son arme de service.

Daluege, Kurt (colonel-général SS, ORPO, successeur de Reinhard Heydrich au poste de protecteurdu Reich en Bohême-Moravie) : condamné à mort après son procès à Prague, pendu en Tchécoslovaquie le 23 octobre 1946.

Danckelmann, Heinrich (général, commandant en chef en Serbie) : condamné à mort par une cour yougoslave, le 31 octobre 1947.

Danelle, Geneviève (agent double à l’origine de l’arrestation de nombreux résistants) : condamnée à mort et exécutée, au fort de Montrouge, le 8 Juin 1948.

Dannecker, Theodor (RSHA, SS Obersturmführer, chef du service juif du SD en France occupée de fin 1940 à juillet 1942, puis transféré en Bulgarie, responsable de la déportation de milliers de Juifs de France) : se serait suicidé dans la zone américaine le 10 décembre 1945, dans la prison américaine de Bad Tölz, par pendaison ?, condamné à mort par contumace en France en 1950.

Danos, Abel (Milice) : fusillé à Montrouge le 13 mars 1952.

Danz, Luise (gardienne à Kraków-Płaszów, puis à Majdanek, à Auschwitz-Birkenau et à Malchow) : condamnée à la prison lors du procès d’Auschwitz en 1946 ; libérée en 56; de nouveau accusée, en 1996, pour ses activités à Malchow ; procès ajourné pour raisons de santé ; Luise Danz a 91 ans et est toujours vivante en 2009.

Daranowski, Gerda (secrétaire des adjudants d’Hitler dans de nombreux HQ ; mariée en 1943 à Christian Eckhard) : s’échappe du buncker, le 1er Mai 1945 et parvient à traverser les lignes soviétiques ; meurt en 1997.

Darges, Fritz (lieutenant de Bormann de 1936 à 1939 ; puis sert dans la Waffen-SS jusqu’en 1943 ; devient alors adjudant d’Hitler jusqu’en Juillet 1944 ; retourne sur le front) : après guerre, vend des voitures en Allemagne ; meurt le 25 octobre 2009 ; ses mémoires devraient être bientôt publiées.

Darlan, François, amiral (premier ministre de Pétain de février 1941 à avril 1942, créateur du Commissariat général aux Questions Juives, promulgue le Second Statut des Juifs en juin 1941) : se trouve au chevet de son fils malade en novembre 1942 au moment du débarquement allié en Afrique du Nord, signe un cessez-le-feu avec les Américains, le 10 novembre 1942, tente ensuite de jouer un rôle entre les Américains et Pétain dont il prétend détenir l’accord, assassiné le 24 décembre 1942 par un jeune patriote français, Bonnier de la Chapelle sans que l’on sache exactement qui était le commanditaire (monarchiste ? gaulliste ?).

 

 

Darquier de Pellepoix, Louis (fondateur du Rassemblement anti Juif de France en 1937, rédacteur de l' »Antijuif », commissaire aux Affaires juives de Vichy de mai 1942 à février 1944) : vécut en Espagne, condamné à mort par contumace le 10 décembre 1947. Se fait à nouveau remarquer en 1978 par un interview paru dans « L’Express » où il affirme des convictions négationnistes : « à Auschwitz, on n’a gazé que des poux ». Mort en le 29 août 1980. La presse française n’en fera état que le 21 février 1983.

Darré, Walter (Ministre de l’Agriculture nazie) : condamné à sept ans de prisons par un tribunal militaire américain, libéré en 1948 ; meurt en 1953 à Munich.

 

David, Fernand (commissaire de la police française, chef des Brigades Spéciales responsable de milliers d’arrestations, présent à l’inauguration du camp de Drancy en 1941, tortionnaire) : jugé en avril 1945, condamné à mort et fusillé à Montrouge, le 5 mai 1945.

Déat, Marcel (tente de convaincre Pétain de la création d’un parti fasciste unique, créateur du RNP, ultra collaborateur, ministre du travail en mars 1944) : quitte Paris le 17 août 1944, est reçu par Hitler le 11 septembre en compagnie de Doriot , Darnand et de Brinon, membre de la « délégation gouvernementale » de Sigmaringen, s’enfuit en Italie le 21 avril 1945, est soutenu dans sa fuite par des religieux catholiques, se cache deux ans à Gênes dans l’espoir de gagner l’Argentine, se fixe à Turin en avril 1947 et y meurt le 5 janvier 1955.

Debeauvais, François (nationaliste breton ; fondateur du journal Breiz Atao ; membre du Parti National Breton, parti interdit en 1939 ; exilé à Berlin en 1939 ; revient en France en 1940 et collabore activement) : meurt le 20 mars 1944.

Degelow, Fritz (camp de Dachau) : condamné à mort au procès de Dachau ; peine ramenée à 20 ans de prison.

Degrelle, Léon (Fondateur du rexisme, mouvement fasciste wallon, crée la Légion Wallonie devenue division SS en 1944, combat sur le Front de l’Est) : gagne la Norvège puis l’Espagne où il vit jusqu’à sa mort, en 1994, à Malaga.

Dehan, Lucien (Section d’enquête et de contrôle du Commissariat Général aux Questions Juives à Bordeaux, arrête une centaine de Juifs en compagnie de la Sipo-SD dans la nuit du 20 au 21 décembre 1943 à Bordeaux) : disparu

Dejaco, Walter (Auschwitz, puis Bauleiter de Gross Rosen, puis de Breslau, un des « architectes des crématoires ») : fait prisonnier par les Soviétiques et passe 5 ans en captivité ; architecte en Autriche en 1962.  Acquitté par un tribunal autrichien en 1972, ne regrette rien de son passé, estimant avoir suffisamment payé ses « erreurs de jeunesse » par ses 5 années de captivité chez les « Rouges ».

Delfanne, Georges-Henri, dit Christian Massuy, (recruté par Hermann Brandl (Otto) , approvisionne le service Otto, monte trois bureaux d’achats, patron de ce qu’on a appelé la Gestapo de l’avenue Henri-Martin, Responsable du démantèlement de plusieurs réseaux et auteur de nombreuses tortures) : arrêté en Allemagne après la défaite, transféré en France et condamné à mort. Fusillé le 1er octobre 1947 à Montrouge en compagnie d’anciens complices.

Delfau, Denise (secrétaire et maîtresse de Friedrich Berger, Gestapo de la Rue de la Pompe ; prend en note les interrogatoires et les séances de tortures) : condamnée en 1952 à 20 ans de travaux forcés.

Deloncle, Eugène (fondateur de la Cagoule, MSR puis RNP, participe au lancement de la LVF) : abattu dans son appartement parisien en janvier 1944, sans que l’on sache s’il s’agissait de la Résistance ou d’un règlement de compte d’agents de la Gestapo.

Delpeyrou, Alain (Commissariat Général aux Questions Juives) : condamné à l’indignité nationale à vie au cours du procès des propagandistes du CGQF, du 7 au 11 juillet 1949.

Demjanjuk, John (gardien ukrainien du camp d’extermination nazi de Sobibor) : Depuis 1951, Demjanjuk a vécu aux États-Unis. Le 14 novembre 1958, il a obtenu la nationalité américaine. Il a vécu en Indiana avec sa femme dont il avait fait la connaissance dans un camp de personnes déplacées, puis à Seven Hills, dans le comté de Cuyahoga (Ohio), où il a travaillé comme mécanicien automobile.

À la fin des années 1970, il a été accusé d’avoir été gardien au camp de concentration de Treblinka et surnommé par les prisonniers « Ivan le terrible ». Il lui a été reproché d’avoir dirigé les installations de gazage et d’avoir assassiné plus de 100 000 Juifs. En octobre 1983, Israël a présenté une demande d’extradition aux États-Unis, acceptée en 1986. Le 25 avril 1988, Demjanjuk fut condamné à mort à Jérusalem.

Cet arrêt fut cassé en août 1993 par la Cour supérieure de justice israélienne. Les juges ont estimé qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour pouvoir établir avec certitude que Demjanjuk était bien « Ivan le terrible ». Ils se fondaient sur des dossiers du KGB d’où il ressortait que le surnom d’« Ivan le terrible » aurait pu être non Demjanjuk, mais Marchenko. Bien que 18 témoins aient identifié Demjanjuk comme « Ivan le terrible », le tribunal estima que le doute qui était apparu du fait des dossiers du KGB suffisait pour qu’un acquittement doive intervenir, même si les juges ont retenu que Demjanjuk avait indubitablement travaillé comme gardien dans un camp de concentration.

Après sept ans de détention, Demjanjuk est retourné aux États-Unis et a récupéré la nationalité américaine dont il avait été privé au moment de son extradition vers Israël.

En 2001, un nouveau procès contre Demjanjuk débute aux États-Unis où Edward Stutman, qui dirigeait l’enquête, présente des pièces d’archives qui convainquent le tribunal que, pendant la Seconde Guerre mondiale, Demjanjuk avait servi comme gardien dans différents camps d’extermination. Demjanjuk n’a jamais pu donner aucune indication vérifiable sur sa résidence pendant la guerre, alors qu’il a servi au moins dans les camps d’extermination de Treblinka, de Sobibor et de Maïdanek ainsi que dans le camp de concentration de Flossenbürg et le camp de travaux forcés de Trawniki.

En juin 2004, un tribunal américain retire à Demjanjuk sa nationalité américaine. En décembre 2005, son expulsion en Ukraine a été décidée, décision confirmée le 22 décembre 2006.

Le 19 juin 2008, l’Allemagne annonçait qu’elle allait demander l’extradition de Demjanjuk pour sa responsabilité dans le meurtre de plus de 29 000 prisonniers juifs au camp d’extermination de Sobibor en 1943. Le Procureur de la République fédérale d’Allemagne pour les crimes contre l’humanité, Kurt Schrimm, a déclaré qu’il y avait suffisamment de preuves pour inculper Demjanjuk et a demandé au parquet de Munich, dernière résidence en Allemagne de Demjanjuk, de faire une demande d’extradition.

Le 14 avril 2009, l’extradition de John Demjanjuk a été suspendue in extremis par la justice américaine : ses avocats avaient déposé dans la journée une ultime demande de suspension de son extradition, en raison de son état de santé. Mais début mai une cour d’appel américaine l’a déclaré expulsable. Le 12 mai 2009, John Demjanjuk atterrit à Munich pour être jugé pour son rôle présumé dans le meurtre de 27 900 Juifs à Sobibor en 1943.

Le 30 novembre 2009, le prévenu est arrivé au procès en fauteuil roulant. Vingt minutes plus tard, la séance fut interrompue, l’accusé affirmant souffrir de maux de tête. Peu après il revenait allongé sur une civière.

Le 12 mai 2011, John Demjanjuk a été condamné à 5 ans de prison pour participation au meurtre de 27 900 Juifs en tant que garde du camp de Sobibor en 1943 en Pologne. Le tribunal a toutefois décidé la remise en liberté de l’accusé le jour même, après près de deux ans passés en prison avant et pendant le procès. Le tribunal a estimé que Demjanjuk, en raison de son âge, de son statut d’apatride, qui l’empêche de quitter le territoire allemand, ne présentait aucun danger et ne risquait plus d’essayer de se soustraire à la justice.

John Demjanjuk fait appel du jugement devant la Cour fédérale, mais le procès en appel n’a pas eu lieu du fait de son décès (d’un strict point de vue juridique, Demjanjuk reste donc formellement présumé innocent). Le procureur général, Kurt Schrimm, pense que ceux qui surveillaient les camps d’extermination sont coupables au même titre que ceux qui actionnaient les chambres à gaz, principe que le tribunal de Munich a suivi. Mais en l’absence de procès en appel, cette évolution de la jurisprudence allemande admettant qu’il ne soit plus nécessaire de prouver une participation active aux faits reprochés ne fut pas confirmée à ce moment6 mais lors du procès de Oskar Gröning en 2015.

Soixante-six ans après les faits, le procès de John Demjanjuk figure comme l’un des tout derniers procès visant à condamner les criminels de guerre nazis. Il meurt le 17 mars 2012 dans une maison de retraite de Bad Feilnbach, dans la région de Rosenheim, en Bavière

de Saffel, Marcel (SS belge, camp du fort de Breendonk) : condamné à mort lors du procès de Malines, exécuté à Malines le 12 avril 1947.

Detmar, Charles (intendant de police français, dirige la Police aux Questions Juives en zone nord, PPF)  : fusillé au fort de Vincennes en 1946.

Deva, Xhafer (ministre de l’Intérieur en Albanie, collaborateur) : meurt en Californie en 1978.

Dickmann, Otto (prépare et dirige le massacre d’Oradour sur Glane) : tué sur le front de Normandie en 1944 .

Dides, Jean (inspecteur principal, 5e section des Renseignements Généraux, spécialiste des affaires juives à la Préfecture de police de 1942 à 1944) : révoqué par une commission d’épuration à la Libération, jamais jugé, prend la tête d’une « Association des Eloignés de l’Administration » en 1946, assez rapidement réintégré à la faveur des débuts de la guerre froide, en 1947, commissaire de police participant à la réorganisation de la police nationale après l’épuration des CRS de leurs éléments communistes, élu poujadiste en janvier 1956.

Diehls, Rudolph (Chef de la Gestapo à sa création) : révoqué en septembre 1933, s’enfuit en Tchécoslovaquie, revient ensuite à la tête de la Gestapo, puis est nommé Préfet de police de Cologne, puis détaché auprès de Viktor Lutze, nouveau chef des SA en 1934, révoqué à nouveau le 1er avril 1934, écrit ses mémoires en 1950 « Lucifer Ante Portas ». Mort en 1957.

Diehm, Christophe (Ukraine ; SD de Shitomir ; inspecteur des Volksturm à la fin de la guerre) : jamais inquiété ; meurt le 21 février 1960.

Diekmann, Adolf (SS-Sturmbannführer ; commande le massacre d’Oradour-sur-Glane) : tué en Normandie, le 29 Juin 1944.

Diepgrond, Karel (Lagerführer d’Ommen) : condamné à 20 ans de prison en 1945 ; libéré en 1957.

Dietrich, Fritz (SS-Oberstrurmbannführer, chef de la police de Libau de septembre 1941 à novembre 1943) : exécuté à Lanberg en 1948.

Dietrich, (Sepp) Joseph : né en 1892, SS Oberstgruppenführer, commandant de la Leibstandarte (garde spéciale de Hitler) devenue régiment puis division. Chef du 1er Panzerkorps, puis de la VIe SS Panzerarmee., condamné en 1946 à la prison à perpétuité. Libéré en 1955, condamné en 1958, à 18 mois de prison par le tribunal de dénazification de Munich. Meurt le 21 avril 1966 à Ludwigsburg.

Dietrich, Otto (chef de la presse gouvernementale, attaché de presse de Hitler) : meurt en 1952.

Dietzsch, Arthur (kapo à Buchenwald, assistant du docteur Ding pour les expériences contre le typhus) : condamné par le Tribunal américain de Buchenwald.

Ding-Schuler, Erwin Dr (médecin SS, centre expérimental sur le typhus à Buchenwald) : se suicide à la Libération.

Dirlewanger, Oskar Paul (SS-Brigadeführer, brigade Dirlewanger constituée en 1940 avec des prisonniers sortis des camps de concentrations ou des prisons du Reich. Dirlewanger, déjà plusieurs fois condamné pour délits d’ordre sexuels, en prend le commandement. Hautement protégé par Berger , Dirlewanger et son unité jalonnent leur route de pillages, tortures, assassinats, viols collectifs et d’innombrables crimes, de la Pologne à la Russie, en passant par la Biélorussie et la Slovaquie ; les atrocités commises sont comparables à celle de la brigade Kaminski ) : disparu mystérieusement en 1945, signalé au Caire en 1952. L’ouverture récente des archives du KGB prouve que, en fait, Dirlewanger a été exécuté le 7 juin 1945 à Altshausen dans un camp de prisonniers par d’anciens détenus de camps de concentration. Son corps sera exhumé pour identification formelle en novembre 1960.

 

Ditte, Jacques (cadre du Commissariat Général aux Questions Juives, chargé de l’application du « statut des personnes ») : n’est pas inquiété, reprend. ses activités d’avocat à la cour d’appel de Paris. Publie quelques articles dans l’hebdomadaire d’extrême-droite Rivarol dans les années 1950. Mort en 1958, à l’âge de 73 ans.

Dlouhy, Eduard (camp de Mauthausen) : condamné à 3 ans de prison en 1947.

Dohse, Friedrich-Wilhelm (SS Obersturmführer, chef de fait du Bureau IV du KDS de Bordeaux de 1942 à la Libération) : s’enfuit, arrêté au Danemark. Jugé à Bordeaux en 1953. Beaucoup de preuves ont disparu, il est condamné à 7 ans de prison. Les ayant fait préventivement, il est relâché. Finit tranquillement sa vie en Allemagne à Kiel.

Dolp, Hermann (officier SS, sévit à Sachsenhausen en 1939, puis muté dans les territoires occupés de Pologne, rétrogradé pour alcoolisme et affaires de moeurs, puis utilisé à la surveillance de camps de travail forcé pour les Juifs dans le district de Lublin) : inscrit sur la liste des criminels nazis No. 26 (Août 1945) et No. 35 (Septembre 1945), réclamé aussi par la Norvège. A partir de là, plus d’information sur Hermann Dolp.

Dönitz , Karl (Amiral) : Chef du gouvernement après la mort de Hitler, il accepte la capitulation de l’Allemagne nazie. Son gouvernement est dissout le 22 mai 1945 et il est arrêté. Jugé par le Tribunal militaire international de Nuremberg, il est condamné à 10 ans de prison qu’il effectue entièrement. Il meurt en 1980.

Doriot, Jacques (fondateur du PPF, participe à la mise en place de la LVF et revêt l’uniforme nazi sur le front de l’Est entre 1941 et 1943) : gagne l’Allemagne en août 1944, est intronisé par Hitler et Ribbentrop à la tête d’un « gouvernement révolutionnaire français », meurt le 22 février 1945, dans sa voiture mitraillée par deux avions non identifiés.

Dorpmüller, Julius (ministre des Transports) : retenu par les forces d’occupation.  Mort en juillet 1945.

Dörr, Ludwig (camp de Mauthausen ; condamné à mort au premier procès de Mauthausen) : peine commuée en perpétuité.

Dorsch, Xaver (Organisation Todt) : associé de Dorsch-Gehrmann à Wiesbaden, Hambourg et Munich en 1964.

Dosti, Hasan (ministre de la Justice en Albanie) : vivait à Los Angeles en 1988.

Dostler ou Doestler, Anton (75e Corps d’Armée) : condamné par une cour militaire américaine pour l’exécution sommaire de 2 officiers et 13 soldats ; condamné à mort et exécuté le 1er décembre 1945.

Drabeck, Otto (camp de Mauthausen) : condamné à mort au premier procès de Mauthausen et exécuté le 27 Mai 1947.

Drault, Alfred Gendrot, dit Jean (collaborateur de Drumont à « La Libre Parole » de 1892 à 1910, directeur de « La France au Travail » en 1940, se voit confier par les Allemands la direction d’ « Au Pilori » en février 1943, il y attaque « l’indulgente loi française qui régit les Juifs ») : arrêté à son domicile en septembre 1944, condamné en novembre 1946 à sept ans de réclusion, à la confiscation de ses biens et à dix ans d’interdiction de séjour, peine commuée en décembre 1947 en 5 ans de réclusion, libéré en 1949, meurt le 11 septembre 1951 à 85 ans.

Dreier, Hans (directeur du service des affaires juives au sein de la Gestapo de Katowice) : Disparu.

Dreshel, Margot (camp de Ravensbruck) : pendue par les soviétiques en mai ou juin 1945.

Drews, Otto Erich (Einsatzgruppe) : condamné au procès de Hamburg, en 1968, à la prison à vie..

Drexler, Margot (gardienne à Auschwitz) : en zone soviétique en 1945 et exécutée en mai ou juin 1945.

Driehuis, J (camp de concentration d’Ommen) : condamné à mort le 3 juin 1946 et exécuté en 1947.

Drieu La Rochelle, Pierre (écrivain et journaliste pro-nazi, d’un antisémitisme violent, directeur de la NRF) : se cache quelques temps à la Libération, se suicide le 15 mars 1945 à Paris.

Dubious, Werner (SS-Obershcarführer, garde en 1938 à Sachsenhausen, actif dans le programme d’ ‘euthanasie’, puis à Belzec et Sobibor à partir de juin 1943.) Blessé assez gravement durant la révolte du camp, acquitté à l’issue du procès de Bezec en 1963-64. Arrêté à nouveau et condamné à 3 ans de prison au procès de Sobibor à Hagen en 1966. Mort en 1973, avant que des charges supplémentaires ne soient retenues contre lui à propos de son activité à Belzec.

Dubourg , Raoul (lieutenant de gendarmerie, camp de Drancy jusqu’en juillet 1942, giflant les internés ou leur tapant dessus à coups de poing) : commande la section de gendarmerie de Dax à la Libération, a prêté main-forte à la Résistance dès 1942 et sauvé le maquis Robert à Sabres, médaillé de la Résistance, maintenu dans ses fonctions et proposé en 1944 au grade supérieur.

Duhart, Louis (lieutenant de gendarmerie, camp de Drancy, auteur du règlement du camp) : accusé d’une « attitude hostile » à l’égard des internés, de brutalités et de malversations. mais la commission d’épuration ne retient pas ces charges. Simplement mis en disponibilité.

Dunker, Ernst, alias Delage (ancien truand berlinois,  service de renseignement, cassé de son grade puis réintégré dans la SS où il deviendra Obersturmführer. Dès 1943, est chef du bureau IV du KDS de Marseille) : arrêté à la Libération, il est condamné à mort à Marseille le 24 janvier 1947 et fusillé le 6 juin 1950.

Dupire, André (cadre du Commissariat Général aux Questions Juives) : en novembre décembre 1944 signe une lettre collective demandant la réintégration d’un certain nombre de cadres et employés du Commissariat Général aux Questions Juives dans le nouvel organisme « appelé à entreprendre la liquidation des affaires juives ».

Duquesnel, Robert (cadre du Commissariat Général aux Questions Juives, chargé du contrôle de l’UGIF) : Disparu.

Dürrfeld, Ernst (administration de la ville de Varsovie) : aurait été tué dans l’insurrection polonaise de Varsovie en août 1944.

Dürrfeld, Walter (IG-Auschwitz) : condamné à huit ans de prison par un tribunal militaire américain.  Vorstand de Scholven-Chemie A.G. Gelsenkirchen en 1955.

Dutruch, Roger (nommé préfet de la Lozère par Vichy, le 14 novembre 1941, dénonce aux Allemands la présence du maquis Bir-Hakeim à la Parade et d’être complice de la mort de 60 résistants, tués au combat ou fusillés à Badaroux) : arrêté le 19 août 1944 et fusillé, après jugement devant la cour martiale de la Lozère, le 27 septembre 1944.

Dylewski, Klaus (section politique du camp d’Auschwitz) : en août 1944, muté au bureau de l’administration centrale à Berlin pour la construction d’un ouvrage souterrain qui sera effectué par les prisonniers du camp de Hersbruck. En 45 il n’est pas capturé et travaille comme adjoint horticole à Hambourg sous le nom de Peter Schmidt jusqu’en 1947., réussira à conserver ce nom, avec de faux papiers, jusqu’en 1952. Reprend ensuite des études qui lui permettent de devenir professeur dans le domaine industriel, puis expert en matériel technique à Düsseldorf à partir de 1952. Arrêté et jugé au procès de Francfort, annonce avoir des problèmes de santé (cerveau mal irrigué) qui auraient commencé lorsqu’il est allé à Auschwitz. Préventive d’avril à mai 1959, de décembre 1960 à mai 1961, jugé et condamné au cours du procès de Francfort en 1963-1965 à 5 ans d’emprisonnement, incarcéré d’octobre 1964 à 1968.

Eberl, Irmfried (« médecin », SS-Untersturmführer, directeur des centre de gazage de Brandebourg et de Bernburg, puis commandant de Treblinka) : arrêté par les autorités américaines à Blaubeuren près d’Ulm en 1948.  Il se suicida dans sa cellule, la même année.

Ehlers, Ernst (SS-Oberstrurmbannführer, Einsatzgruppe B, commandant de la Police de sécurité en Belgique) : devenu magistrat en 1945 : Verwaltungsgerichtsrat du Schelswig-Holstein.  Retrouvé et dénoncé par Beate Klarsfeld en 1975 qui occupe symboliquement son appartement avec sept jeunes Juifs, le 8 mai 1975. Mis en accusation en 1980. Se suicide le 4 octobre 1980, au début du procès.

Ehrlig, Josef (ghetto de Varsovie ; surnommé Kapota ; travaille avec le SD) : assassiné par les Allemands en 1943.

Ehrlinger, Erich (Einsatzgruppe A) : directeur de l’Office sarrois pour la protection de la Constitution.  Condamné à douze ans de prison à Karlsruhe.  En appel, procès renvoyé devant un tribunal de première instance.  Poursuites interrompues en 1969 en raison de l’incapacité permanente de l’accusé.

Eichmann, Adolf (SS-Obersturmbannführer, RSHA, participant à la Conférence de Wannsee du 20 janvier 1942) : s’évade sans être reconnu d’un camp d’internement en zone américaine en 1946.  Appréhendé par des agents israéliens en Argentine et reconduit en avion en Israël pour y être jugé en mai 1960. Condamné à mort en 1961 et pendu le 1er juin 1962.

Eichberger, Leonhardt Anselm (camp de Dachau) : condamné au procès de Dachau et exécuté le 29 Mai 1946.

Eichelsdorfer, Johann Baptist (dernier commandant du Kaufering IV) : condamné au procès de Dachau et exécuté le 29 Mai 1946.

Eicke, Theodor (SS Obergruppenführer. Officier pendant la 1ère guerre mondiale, passe dans la police. Chef du camp de concentration de Dachau en 1933, il met sur pied les Totenköpfverbände. Inspecteur des camps de concentration, il crée la division Totenkopf) : Il restera le commandant de cette unité jusqu’à sa mort sur le front Russe, le 26 février 1943.

Eigruber, August (Gauleiter de Linz) : condamné à mort le 13 mai 1946 et pendu à la prison de Landsberg le 27 mai 1947.

Eirenschmalz, Franz (MWHA) : condamné à mort par un tribunal militaire américain.  Peine commuée en neuf ans de prison par la Commission de clémence.

Eisele, Hans (« médecin » à Sachsenhausen, Natzweiler, Buchenwald, Mauthausen puis à Dachau d’août 1941 à la libération de Dachau en avril 1945) : condamné à mort  pour les crimes commis à Dachau, peine commuée en perpétuité. De nouveau condamné à mort pour les crimes commis à Buchenwald, peine commuée en Juin 1948 à la perpétuité, peine ramenée en 1950 à 10 ans. Libéré en 1952. S’enfuit en Egypte en 1958 alors qu’il allait être accusé par une cour allemande. Mort en 1967.

Eisfeld, Kurt (IG-Auschwitz) : Vorstand de Dynamit Nobel à Troisdorf en 1967. Disparu.

Eisfeld, Walter (camp de Neuengamme) : mort à Dachau, le 3 Avril 1940.

Endre, Làszló (ministre hongrois de l’intérieur) : exécuté en Hongrie en 1946.

Endres, Anton (camp de Dachau) : condamné au procès de Dachau et exécuté le 28 Mai 1946.

Endruweit, Klaus, alias Dr Bader (pseudonyme) (médecin ayant participé aux actions d’ ‘euthanasie’ du programme T4) : jugé par la Cour d’Assises de Francfort-sur-le-Main en mai 1967, en même temps que les Dr Ulrich et Bunke, acquitté après avoir affirmé que la mort des malades mentaux n’avait pas été cruelle et s’être référé aux ouvrages scientifiques de l’époque qui préconisaient l’euthanasie. Le verdict d’acquittement fut accueilli par des applaudissements de la salle. Le parquet fit appel, mais les trois médecins produisirent des certificats médicaux selon lesquels leur état de santé était incompatible avec le stress d’un nouveau procès. Cela n’empêcha pas le Dr Endruweit de continuer à exercer la médecine jusqu’en 1984. Un nouveau procès des trois médecins devait avoir lieu en 1987 mais seuls Bunke et Ulrich furent rejugés et condamnés, la dégradation de l’état de santé de Klaus Endruweit puis sa mort lui épargna d’avoir à rendre des comptes devant la justice.

 

Engel, Gerhard (adjudant d’Hitler à partir de 1938 puis commandant de la division de grenadier Ulrich von Hutten) : arrêté par les Américains en 1945, relâché en 1947 ; meurt en 1976.

Entress, Friedrich Karl-Hermann (SS-Hauptsturmführer, ‘médecin’ de camp au KL Gross-Rosen du 3 janvier au 10 décembre 1941, puis à Auschwitz jusqu’au 20 octobre 1943, effectue les sélections, puis du 21 octobre 1943 jusqu’au 25 juillet 1944,  ‘médecin’ de camp à Mauthausen, puis à Gross-Rosen du 3 août 1944  jusqu’au début 1945) : condamné à la peine de mort par le jugement du Tribunal Militaire américain à Dachau (1946), « Procès de Mauthausen », exécuté à Landsberg, le 28 mai 1947.

Eppinger, Hans (assistant du docteur Beiglböck ; participe à l’expérimentation à Dachau pour modifier l’eau de mer) : se suicide après avoir été convoqué au tribunal de  Nuremberg.

Erdmann, Fritz (Judenreferent SS à Bruxelles) : Disparu.

Erdmann, Paul (ingénieur de la Topf qui fournit les fours crématoires des camps) : pas inquiété à la Libération, poursuit sa carrière dans les combinats d’Erfurt, retraité en 1950 ou 1951.

Ernst, Hans-Dietrich (Kommandeur de la Sipo-SD d’Angers de 1942 à 1944) : Retrouvé par Serge Klarsfeld en 1975 près de Hambourg où il était notaire et avocat.

Ernst, Waldemar (Chef du département « Police » du MBF – Commandement militaire en France occupée, responsable des rafles de mai et août 1941, de l’arrestation d’un millier de notables juifs en décembre 1941) : directeur général des aciéries souabes (Schwabishen Hüttenwerke), habitait Aichstaeteen / Eschasch-Bachhof au début des années 80. Il a disparu depuis.

Ertl, Fritz (SS Untersturmführer, architecte des crématoires) : fin 1942, demande sa mutation dans une unité combattante en raison de son désaccord avec ce qui se passe à Birkenau, quitte Auschwitz en janvier 1943 ; fait prisonnier par les Américains à Linz, jugé à Vienne au début de 1972 et acquitté ; exprime durant le procès, un certain repentir.

Estève, Jacques (universitaire, cadre du Commissariat Général aux Questions Juives, adjoint d’abord de René Gazague, responsable du « statut des personnes », il lui succède en juillet 1942 jusqu’en février 1943) : semble avoir été totalement épargné par l’épuration, à la Libération.

Faber, Klaas Carel (SS flamand ; SD de Groningen ; général Feldmeijer; impliqué dans l’exécution de nombreux résistants) : condamné à mort en 1947 ; peine commuée en 1948 en perpétuité ; s’enfuit en 1952 et se réfugie en Allemagne ; vit à Ingolstadt et travaille pour la firme Audi ; listé en 2009 par le Centre Simon Wiesenthal comme l’un des derniers criminels toujours en liberté.

Faber, Peter Johan (SS flamand, frère du précédent, SD) : condamné à mort et exécuté en 1948.

Falkenhausen, Alexander von (général d’Infanterie ; sert en France, Belgique, Luxembourg ; Hollande, responsable de la déportation de 25 000 Juifs belges) : arrêté par la Gestapo après l’attentat du 20 Juillet 1944 ; libéré le 4 mai 1945 de Dachau par les Américains ; extradé vers la Belgique en 1948 ; condamné à 12 ans de prison ; libéré en 1951 ; mort en 1966.

Fallot, Bernard (Gestapo française) : exécuté le 1er Octobre 1947 au Fort de Montrouge.

Fanslau, Heinz (WVHA) : condamné à vingt-cinq ans de prison par un tribunal militaire américain.  Peine réduite par le tribunal à vingt ans, réduite encore par la Commission de clémence à quinze ans.

Faramond (de), Melchior (Directeur du SCAP : Service de Contrôle des Administrateurs Provisoires, responsable de l’aryanisation en France) : Disparu.

Faÿ, Bernard (Administrateur de la Bibliothèque Nationale, communique aux Allemands des documents contre la franc-maçonnerie, laisse déporter 26 employés de la BN) : arrêté à la Libération, condamné le 5 décembre 1946 aux travaux forcés à perpétuité, gracié par le président Coty, enseigne en Suisse jusqu’en 1961, mort en 1978.

Fedorenko, Fedor (garde SS ukrainien du camp de Treblinka) : exécuté par les Soviétiques.

Fehlis, Heinrich (RSHA ; SD de Stuttgart puis en Norvège) : se suicide en Norvège, le 11 Mai 1945.

Fehmer, Siegfried (SD en Norvège) : condamné à mort par une cour norvégienne pour torture, le 28 Juin 1947.

Feist, Gertrude (camp de Bergen-Belsen) : condamnée, le 17 novembre 1945, à 5 ans de prison ; libérée en 1949.

Feketehalmy-Czeydner, ou Foekethalmy-Zeidner, Ferenc (commandant du 5e Corps d’Armée hongrois ; Waffen-SS à partir de 1944, responsable des massacres de Novisad) : condamné par une cour yougoslave et exécuté le 5 novembre 1946.

Fellgiebel, Erich (OKW) : exécuté à la suite d’une purge en 1944.

Felmy, Hellmut (68e corps, Grèce du Sud) :

En 1948, durant le Procès des otages à Nuremberg, Felmy est accusé de crime de guerre et est condamné à 15 ans de prison. Il ne fit que 3 ans et fut libéré le 15 janvier 1951. Il meurt à Darmstadt en République fédérale d’Allemagne le 14 décembre 1965.

Fendler, Lothar (SS, SD, Einsatzgruppe C, adjoint du colonel Blobel à la tête de l’Einsatzkommando 4a) : à Nuremberg, condamné à dix ans de prison par un tribunal militaire américain.  Peine réduite à huit ans par la Commission de clémence.

Fenet, Henri (SOL, puis Milice, puis Division Charlemagne) : dans les derniers combats de Berlin, capturé, soigné puis libéré par les Soviétiques ; reconnu à cause de son tatouage à Valenciennes et arrêté. Condamné à vingt ans de travaux forcés, finalement relâché en 1949. Sera, jusqu’à sa retraite, chef d’une entreprise en pièces détachées automobiles. Mort en 2002.

Ferdonnet, Paul (journaliste français, envoyé à Berlin en 1927 comme correspondant au journal La Liberté, publie plusieurs livres, dont « Face à Hitler » et « La guerre juive » ouvrages violemment anti-communistes et anti-sémites. Reste en Allemagne en 1939 où il fonctionne comme traducteur à la radio allemande, la Reichsrundfunk) : condamné à mort par contumace le 6 mars 1940 par le tribunal militaire de Paris pour haute-trahison. Capturé lors de la défaite du Reich, à nouveau condamné à mort par la cour de justice de la Seine et exécuté au fort de Châtillon le 4 août 1945.

Ferenco , Fedor (garde ukrainien ; Trawniki, Varsovie et Treblinka à partir de septembre 1942) : réfugié aux Etats-Unis après guerre ; le procès en dénaturalisation en 1978 échoue ; jugement cassé en 1981 ; expulsé en URSS en 1984. A l’issue du procès de Kiev en juin 1986, condamné pour trahison et crimes de masse ; exécuté la même année..

Ferenczy , László (gendarmerie hongroise) : exécuté en Hongrie en 1946.

Fernandez, Ramon (intellectuel français, membre du PPF, délégué au congrès international des écrivains nazis à Weimar en octobre 1941, journaliste de la presse ultra-collabo) : meurt d’une embolie le 2 août 1944.

Fiegl, Rudolf (camp de Mauthausen) : condamné à mort au premier procès de Mauthausen et exécuté le 27 Mai 1947.

Fiehler, Karl (membre n°37 du NSDAP, maire de Munich, antisémite notoire) : condamné à 2 ans de travaux forcés et à une interdiction d’emploi en 1949 ; libéré la même année au temps déjà accompli ; mort en 1969.

Filbert, Alfred (Einsatzkommando 9) : travaille après guerre dans une banque de Berlin-ouest sous le nom de Dr Selbert ; arrêté en février 1959, jugé en 1962 pour crimes de guerre commis à Grodno, Lida, Molodeczno, Newel, Surash, Wilejka et Wilna (Vilna)

Filipovitch, Miroslav (frère franciscain, chef du KL de Jasenovac dans lequel fut , par exemple, organisé des concours du meilleur égorgeur) : pendu en 1946.

Filleböck, Sylvester (camp de Dachau) : condamné à mort au procès de Dachau ; peine ramenée à 10 ans de prison.

Filliol, Jean (Action française, puis organisateur de La Cagoule avec Deloncle, compromis dans de nombreux attentats et assassinats, dont deux contre des militants anti-fascistes – les frères Roselli – pour le compte de la police secrète mussolinienne. Par la suite, proche de Darnand, se fait nommer à la Franc-garde de la Milice du Limousin ou il dirige le service de renseignement à Limoges) : s’étant enfui avec la Milice en Allemagne, collabore avec le SD pour des actions de sabotage en France libérée. A la capitulation, se réfugie en Espagne où il réussit à se faire oublier, malgré trois condamnations à mort par contumace. Il y finira sa carrière chez l’Oréal, société dont les filiales étrangères ont employé bon nombre de cagoulards après guerre.

Filov, Bogdan (Premier ministre bulgare) : exécuté en Bulgarie en 1945.

Findeisen, Wilhelm (chauffeur de Heydrich , conducteur d’un camion de gazage au Sonderkommando 4a) : condamné pour complicité d’assassinats.

Finta, Imre (capitaine de la police hongroise à Szeged) : condamné pour crimes contre le peuple en 1947 et en 1948 ; réfugié au Canada en 1951 ; naturalisé en 1956 ; nouveau procès en dénaturalisation au Canada en 1994.

Firsching, Franz (camp de Mauthausen) : condamné à 3 ans de prison en 1947.

Fischer, Fritz (médecin) : condamné à la prison à vie par le Tribunal de Nuremberg ; peine ramenée à 20 ans par la Commission de clémence.

Fischer, Horst (« médecin » d’Auschwitz) : exerce son métier de médecin à Berlin-Est sous son propre nom après la guerre, arrêté et jugé en 1966, condamné à mort.

Fischer, Ludwig (gouverneur de Varsovie) : pendu en Pologne en 1947.

Fissier, Robert (Milice) : fusillé à Montrouge le 7 juin 1947.

Fitschok, Heinrich (camp de Mauthausen) : condamné à mort au premier procès de Mauthausen et exécuté le 28 Mai 1947.

Flammand, Charles (L’un des chefs de la police aux questions juives de Toulouse, Section d’Enquête et de Contrôle du CGQF) : arrêté par la résistance juive à Toulouse, le 21 août 1944 avec sa femme, mis au secret puis transféré au camp de Noé.

Flandin, Pierre-Etienne (chef du gouvernement de Vichy du 14 décembre 1940 au 9 février 1941, entre Laval et Darlan, gouvernement qui poursuit l’application du Statut des Juifs et organise l’internement dans des camps qui abandonnent, en janvier 1941, le nom de « camps de concentration » pour devenir des « Centres d’hébergement ») : jugé par la Haute Cour de justice en juillet 1946, et condamné à cinq ans d’indignité nationale mais est rapidement relevé de cette peine pour « actes de résistance ».

Flaucher, Quiring (camp de Mauthausen) : condamné à mort, au deuxième procès de Mauthausen et exécuté le 10 août 1948.

Flegel, Erna (infirmière d’Hitler) : interrogée par les Soviétiques et les Américains ; vit anonymement après guerre jusqu’en 1977 où les médias la retrouvent ; meurt en 2006.

Flick, Friedrich (industriel ayant soutenu les nazis dès 1932, utilisateur de main d’oeuvre concentrationnaire, Mitteldeutsche Stahlwerke) : condamné à sept ans de prison par un tribunal militaire américain, mais pas pour actions antijuives. Reprend ses activités de patron de l’industrie. En 1968, sa compagnie refuse d’indemniser les victimes du travail forcé. Mort milliardaire en 1970.

Floreck, Ernst (SS Obersturmführer, Gestapo de Lyon) : jugé lors du procès de Lyon en novembre 1954, condamné à mort. Peine commuée en travaux forcés à perpétuité.

Florian, Friedrich Karl (Gauleiter de Düsseldorf) : condamné par la cour de dénazification à 3 ans et demi de prison et à une amende de 20 000 DM ; libéré en 1951 ; mort en 1975.

Floss, Herbert (SS-Scharführer, Sobibor) : tué par les gardes ukrainiens dans les jours qui suivirent la révolte de Sobibor, en novembre 1943, alors qu’il tentait de les faire revenir au camp d’entrainement de Trawniki.

Florstedt, Hermann (3e commandant de Majdanek ; remplace Max Koegel ; auparavant à Sachsenhausen de 1940 à 1943) : accusé de détournement de fonds et d’exécutions arbitraires par les SS ; exécuté par ceux-ci le 15 Avril 1945.

Foekethalmy-Zeidner, voir Feketehalmy-Czeydner

Fonjallaz, René (journaliste à Radio-Paris, collaborateur d’Oltramare, anime avec lui l’émission « Les Juifs contre la France ») : jugé en novembre 1947 par la Cour Fédérale Suisse, condamné à 3 ans de prison. Mort en 1993.

Fontenoy, Jean (journaliste, PPF puis MSR et RNP, lieutenant  dans la LVF, chargé de mission en Allemagne pour Laval) : se suicide d’une balle dans la tête dans Berlin encerclée en avril 1945, cependant condamné à mort par contumace par la Cour de justice de la Seine le 28 février 1948.

Forcade, Pierre (cadre du Commissariat Général aux Questions Juives, chargé du courrier) : Disparu.

Forster, Albert (gauleiter de Dantzig-Prusse orientale) : arrêté à Hambourg le 28 mai 1945 ; extradé vers la Pologne ; condamné à mort le 29 avril 1948 ; pendu le 28 février 1952.

Fournier, Pierre-Eugène (inspecteur des finances, dirige le service des administrateurs provisoires [SCAP] au Commissariat Général aux Questions Juives) : n‘est pas inquiété. Président de la SNCF jusqu’en 1946, administrateur de la Compagnie du Canal de Suez. Dans sa notice du Who’s Who de 1950, omet d’indiquer son passage à la tête du SCAP. Mort en 1972.

Franc, Robert (un des chefs de la Milice, chef régional de la Milice à Bordeaux) : ne suit pas la Milice lors de son repli vers l’est de la France et l’Allemagne.  Arrêté, poursuivi pour la mort de jeunes résistants à Saucats, jugé et condamné à mort, fusillé au camp de Souge (ouest de Bordeaux) à la fin de 1944.

Francetic, Jure (colonel oustachi ; accompagne Ante Pavelic auprès d’Hitler en 1942) : tué par des partisans le 27 décembre 1942.

François, Jean (commissaire de police, chef de la Direction des Etrangers et des Affaires Juives à la Préfecture de Police de Paris, participe à la réunion du 7 juillet 1942 qui organisa la rafle du Vél’ d’hiv’) : jamais véritablement inquiété : la commissiion d’épuration prononce une révocation sans pension, mais le préfet de police Charles Luizet ne signe pas l’arrêté de mise à la retraite d’office et la justice classe le dossier ; nommé « directeur honoraire » en 1954.

Frank, August (WVHA): condamné à la prison à perpétuité par un tribunal militaire américain.  Peine réduite à quinze ans par la Commission de clémence. Relâché en 1951 ; mort en 1984.

Frank, Hans (gouverneur général de Pologne) : condamné à mort par le tribunal militaire international et pendu en 1946.

Frank, Karl-Hermann (Protektorat de Bohème-Moravie) : condamné à mort par un tribunal tchécoslovaque ; pendu le 22 mai 1946 devant 4 000 personnes.

Frank, Willi (services « médicaux » d’Auschwitz) : capturé par les Américains, relâché en 1947. En préventive depuis octobre 1964, jugé et condamné au cours du procès de Francfort en 1963-1965, libéré en 1970. Meurt le 9 juin 1989 à 86 ans.

Franz, Georg (SS Oberscharführer, Gestapo de Lyon) : jugé in abstentia lors du procès de Lyon en novembre 1954, condamné à 20 ans de travaux forcés par contumace.

Franz, Hermann Friedriech (SS-Brigadefuhrer ; Orpo Berlin puis en Pologne ; de 1941 à 1942 , régiment « Sud » en Russie : ce regiment est à l’origine de l’assassinat de 11 000 Juifs. Certains de ces éléments assistèrent le sonderkommando 4a de l’Einsatzgruppe C dans le massacre de Babi Yar. Il était chargé de la liquidation de l’arrière ; commandant Orpo en Grèce puis en Norvège) : capturé en Norvège en 1945 ; POW Island Farm jusqu’en 1947 ; ne semble pas avoir été condamné pour ses actes de 1941-1942. Mort en 1960.

Franz, Kurt Hubert (participe au programme d’ ‘euthanasie’ à Grafeneck, Brandenburg, Hartheim et Sonnenstein de 1939 à 1941 ; à Belzec au début 1942, puis à Treblinka dont il devient commandant le 21 juin 1943 sur l’ordre direct de Himmler : condamné à perpétuité en 1965 ; libéré après 28 ans en 1993, vit ensuite à Düsseldorf, mort le 4 juillet 1998 à Wuppertal.

Frauenfeld, Alfred (Generalkommissar de Melitopol) : arrêté pour activités néo-nazies et libéré après enquête par un tribunal allemand en 1953.

Freiherr, Alexander von Dornberg zu Hausen (protégé de Ribbentrop; SS; puis dans le personnel d’Himmler) : acquitté en 1948 par une cour bavaroise ; mort en 1983.

Freiherr von Eltz-Rübenach, Paul (Reichspostminister) : mort en 1943.

Freisler, Roland (ministère de la Justice, participant à la Conférence de Wannsee du 20 janvier 1942) : aurait été tué lors d’un raid aérien en 1944.

Frenzel, Hermann (SS ; impliqué dans le massacre d’Oradour-sur-Glane) : condamné en 1953 à 10 ans de prison ; libéré en 1958.

Frenzel, Karl (employé dans le programme d’ ‘euthanasie’ à l’incinération des corps, puis à Sobibor où il survit à la révolte, envoyé en Italie) : employé comme éclairagiste dans un théâtre au moment de son arrestation, le 22 mars 1962, condamné à la prison à vie, relâché pour raison de santé après 16 ans d’emprisonnement, vit sous résidence surveillée dans son village de Gorben-auf-der-Horst, en Allemagne.

Frey, Alois (responsable du sous-camp de Güntergrube, dépendant d’Auschwitz, section II politique) : jugé par un  tribunal polonais puis à nouveau en RFA au cours du 4èmer procès d’Auschwitz à Francfort et  acquitté par manque de preuves.

Frey, Willy (camp de Mauthausen) : condamné à mort au premier procès de Mauthausen et exécuté le 28 mai 1947.

Frick, Wilhelm (ministre de l’intérieur et Reichsprotektor) : condamné à mort par le tribunal militaire international et pendu en 1946.

Friedel, Fritz (SS Obersturmführer, sévit à la Gestapo de Bialystok, dans les sections IV-B, IV-E et IV-F.) : jugé et condamné à mort à Bialystok le 28 octobre 1949. Exécuté le 29 octobre 1952.

Fries, Jakob (SS, gardien particulièrement brutal des camps de Sachsenhausen, puis d’Auschwitz) : arrêté, jugé à Nuremberg en 1952 pour ses crimes contre les prisonniers politiques de Sachsenhausen à 14 ans de prison, liberté conditionnelle accordé en 1960 par le Ministre de la Justice, arrêté à nouveau le 12 juin 1961 pour ses crimes à Auschwitz, mis en liberté provisoire sous caution en attendant le procès de Francfort, abandon des poursuites en 1963 par le procureur général au motif qu’il avait déjà été condamné et qu’il était hautement improbable que la peine soit augmentée.

Friessner, Hans (commandant du Groupe d’Armée Friessner ; puis du groupe Sud Ukraine ; actif en Roumanie puis en Hongrie) : condamné en 1945 par les Américains mais libéré en 1947 ; mort en 1971.

Frisch, Hubert (camp de Mauthausen) : condamné à la prison à vie en 1947.

Fritz, Miroff (commandant du sous-camp de Peggau) : condamné à mort en 1947 et exécuté le 26 novembre 1948.

Fritzsch, Karl (gardien du camp d’Auschwitz, puis adjoint au commandant du camp de Flossenbürg) : tué en mai 1945 par un soldat de l’Armée Rouge en tentant d’échapper à sa capture.

Fuchs, Erich (SS-Unterscharführer, employé dans les programmes d’ ‘euthanasie’ de Brandenburg et Bernburg, participe à la construction des chambres à gaz de Belzec en février 1942, Sobibor en avril 1942 puis Treblinka) : après la guerre, vendeur d’automibiles, acquitté au procès de Belzec en 1963-64. Arrêté de nouveau et condamné à 4 ans de prison au procès de Sobibor à Hagen en 1966. Se marie pour la sixième fois durant le procès. Mort en 1984.

Fuchs, Wilhelm (Einsatzgruppe en Serbie) : jugé à Belgrade et exécuté en 1946.

Funk , Walter (ministre de l’Économie) : condamné à la prison à perpétuité par le tribunal militaire international.  Libéré pour raisons de santé en 1957.  Mort en 1960.

Fünten, Ferdinand aus der (Office central pour l’émigration des Juifs de Hollande) – condamné à mort en Hollande.  Peine commuée en prison à perpétuité sur l’intervention, semble-t-il, d’Adenauer en 1951.

Furman, Josef (entrainé à Trawniki ; prend part à la liquidation du ghetto de Varsovie et termine sa carriere à Flossenburg) : arrive au Canada en 1949 et est naturalisé en 1957. Procédure en dénaturalisation démarrée en 2004

Furstenberg, Jurek (ghetto de Varsovie) : exécuté en 1943 par la résistance juive.

Gabolde, Maurice (magistrat, procureur général, rédacteur des lois sur les sections spéciales permettant une action rétroactive, garde des sceaux du gouvernement Laval de mars 1943 à août 1944) : suit Laval à Sigmaringen, gagne l’Espagne le 2 mai 1945 en compagnie de Laval et d’Abel Bonnard. Condamné à mort par contumace par la Haute Cour de Justice le 13 mars 1946, se fixe définitivement en Espagne où il meurt en 1972.

Gajewski, Fritz (membre du Conseil de direction d’IG-Farben de 1931 à 1945, chargé des relations avec Dynamite Nobel) : à Nuremberg, reconnu « non coupable » pour toutes les charges. Directeur général (1949), puis président du Conseil d’administration de Dynamite Nobel. Retraité en 1957, président honoraire de divers conseils d’administration jusqu’à sa mort en 1962.

Galien, Pierre (industriel, directeur de cabinet au Commissariat Général aux Questions Juives, participe à la réunion du 7 juillet 1942 qui organisa la rafle du Vél’ d’hiv’) : arrêté à la Libération, est libéré pour raison de santé puis prend la fuite en décembre 1946. Sa femme le prétend atteint d’une tumeur au cerveau, l’aide à fuir en Turquie où elle lui envoie de l’argent. Un courrier intercepté par la police conduit à une perquisition et à un mandat d’amener le 7 janvier 1947. Après quelques années de cavale, rentre en France. N’est pas inquiété par la justice. Mort le 2 mars 1978 à l’hôpital gériatrique de Lyon, à l’âge de 79 ans.

Gallenkamp, Kurt (général allemand, responsable du meurtre de parachutistes britanniques) : jugé par une cour britannique en 1947 et condamné à mort ; peine commuée en perpétuité.

Gancwajch, Abraham (Juif du ghetto de Varsovie ; fondateur, en 1940, de l’organisation dite 13 dont le quartier général était au 13 rue Leszno, organisation chargée de la « lutte contre l’usure et le profit » ; soutenu par les Allemands et la Gestapo) : condamné à mort par la résistance juive, disparaît en 1942, jamais retrouvé.

Gangloff, Emile (Milice) : fusillé à Montrouge le 13 juin 1947.

Ganzenmüller, Albert (Staatssekretär, Reichsbahn) : consultant auprès des chemins de fer d’État argentins de 1947 à 1955. Spécialiste des transports chez Höchst A.G. de 1955 à 1968. Mis en accusation à Düsseldorf en 1973. Non jugé pour raisons de santé.

Garat, Pierre (chef du service des questions juives à la préfecture de la Gironde, organise les convois de déportation sous les ordres de Maurice Papon) : Son rôle est évoqué au cours du procès Papon, Maurice Papon se déchargeant de ses responsabilités sur son subordonné. Disparu.

Gautherie, Pierre (policier français, adjoint de Hénoque à la direction de la Brigade Spéciale des Renseignement Généraux en 1943) : condamné à mort le 20 juillet 1945 ; gracié : sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité.

Gazagne, René (cadre du Commissariat Général aux Questions Juives jusqu’en juillet 1942, responsable du « statut des personnes ») : à la Libération, retourne à Lourdes où il est interné quelques temps. Tente ensuite de pénétrer les milieux royalistes et se vante d’être le « futur précepteur du dauphin », fils du comte de Paris, sans succès. Aigri et malade, vivote ensuite. Mort en 1956, à l’âge de 58 ans.

Gebauer, Fritz (commandant du camp de Janowska) : jugé en 1971 par une cour ouest-allemande et condamné à la prison à vie ; mort en 1979.

Gebhardt, Joseph (ministère des Finances) : président de la Bayrische Landesanstalt für Aufbaufinanzierung, en 1955. Disparu.

Gebhardt, Karl (clinicien-chef de la SS) : condamné à mort par un tribunal militaire américain et exécuté en 1948.

Gecas, Anton alias Antanas Gecevicius (escadron de la mort lituanien) : réside actuellement en Écosse. Une procédure d’extradition est déclenchée en juillet 2001 : il est réclamé par la Lituanie. Les autorités écossaises refusent son arrestation en raison de son état de santé.

Gehlen, Reinhardt (officier de liaison de von Brauchitsch puis transféré auprès de Halder ; lieutenant-colonel en 1941 ; attaché aux renseignements militaires pour le front de l’est ; en charge à partir de 1944 de tout le renseignement sur l’Union Soviétique) : arrêté en 45 par les Américains, libéré en 1946 et récupéré par la CIA : constitue l’organisation Gehlen jusqu’en 1955 ; devient le président du BND Bindesnachrichtendiesnt – Services de renseignement de l’Allemagne de l’Ouest ; à la retraite en 1968 ; mort en 1979.

Gehrum, Karl (S.S. Obersturmführer, membre de la Gestapo, l’un des responsables du massacre des membres du réseau Alliance au Struthof le 1er septembre 1944) : jugé avec ses complices et fusillé le 10 novembre 1947.

Geitmann, Hans (Reichsbahndirektion Oppeln) : président de la Generalbetriebsleitung Süd, Stuttgart, Bundesbahn. En 1957, membre du Vorstand de la Bundesbahn.

Gemmecker, Albert Konrad (commandant de Westerbork) : condamné aux Pays-Bas à 10 ans de prison en 1949, signalé comme vivant à Düsseldorf en février 1960.

Gens, Jacob (chef de la Police juive puis chef du ghetto de Vilna en remplacement du Judenrat ; dénonce et donne le chef de la résistance Yitzhak Wittenberg) : tué par la Gestapo en septembre 1943.

Genzken, Karl (service médical de la SS) : condamné à la prison à perpétuité par un tribunal militaire américain. Peine réduite à vingt ans par la Commission de clémence. Condamné à une amende par un tribunal de dénazification de Berlin-Ouest en 1955.

Gérard, Pierre (camelot du roi, blessé le 6 février 1934, membre du Rassemblement antijuif de Darquier de Pellepoix, directeur de la propagande au Commissariat Général aux Questions Juives) : condamné à l’indignité nationale à vie au cours du procès des propagandistes du CGQF, du 7 au 11 juillet 1949.

Gerber, Gerard (SS, pharmacien, Auschwitz, Ravensbrück, Mauthausen) : Disparu.

Gerlach, Reinhard (chef de la Gestapo de Litija en Slovénie) : condamné à mort par une cour yougoslave et exécuté le 21 juillet 1947.

Gerland, Karl (Gauleiter de Kurhessen de 1943 à 1945 ; à partir de 1943, SS-Brigadefuhrer) : tué au combat le 21 Avril 1945.

Germonprez, Edouard (informateur de la Gestapo) : condamné à mort et exécuté à Rennes, le 22 novembre 1944.

Gerstein, Kurt (Institut d’Hygiène de la Waffen SS de Berlin ; organise l’achat du gaz pour Auschwitz) : c’est un cas rare : celui d’un SS qui prend conscience du crime auquel il est en train de participer. rédige des rapports sur ce qu’il a vu et informe les représentants de la Suède et de la Papauté du génocide ; se pend le 25 juillet 1945 ou aurait été assassiné par ses codétenus SS.

Gerteis, Adolf (Directeur général et président des chemins de fer dans le Gouvernement général et les chemins de fer de l’Est qui déportèrent 2 millions de Juifs dans les seules années 1942-1943) : jamais inquiété, poursuit sa carrière comme cadre dirigeant à la Bundesbahn. Mort à Fribourg dans les annees 1970.

Gerstenberg, Alfred (commandant de la Luftwaffe en Roumanie de 1942 à 1944 ; occupe Bucarest en août 1944 pour éviter que les Roumains ne se rendent aux Soviétiques) : arrêté par les Soviétiques, libéré en 1955, mort en 1959.

Gerstenmeier, Wilhelm (aide de camp d’Anton Thernes à Majdanek) : condamné à mort et exécuté le 3 décembre 1944 à Majdanek.

Getzinger, Anton (Hartheim ; superviseur du camp III) : mort accidentellement en 1943.

Giesler, Paul (Gauleiter de Munich) : se suicide avec sa femme le 8 mai 1945 à Berchtesgaden.

Gillars, Milfred Elisabeth (de nationalité américaine, enseigne l’anglais à l’Institut Berlitz de Berlin ; anime une émission de propagande nazie à la radio de Berlin) : arrêtée en 1945 et condamnée à 12 ans de prison pour trahison ; libérée en 1961 ; morte en 1988.

Gille, Otto, (SS Obergruppenführer, commandant du régiment SS Germania en 1942, puis la 5e division SS en 1943 et le 4e SS panzerkorps en 1944) : recherché, jamais arrêté, il vit tranquillement en Allemagne de l’Ouest jusqu’à sa mort en 1966.

Gimzauskas, Kazys (commandant de la police lituanienne) : procès en février 2001.

Giroud, Jean (maître des Requêtes au Conseil d’Etat, service juridique du Commissariat Général aux Questions Juives, chargé de rédiger les nouvelles lois antisémites) : Disparu.

Glas, Alfons (Ostbahn) : Bundesbahninspektor. Disparu.

Gley, Heinrich (SS-Obersharführer, ‘infirmier’ des centres d’ ‘euthanasie’ de Grafeneck et Sonnenstein, puis à Belzec entre août 1942 et août 1943 où il était affecté à la rampe et au déshabillage) : Après Belzec, affecté dans une unité combattante en Italie, puis à Berlin. Fait prisonnier, puis libéré le 29 décembre 1947. Travaile ensuite comme maçon à Munster. Témoin au procès