(MàJ : 17/04/2018) Les nazis n’ont pas perdu la guerre même si les Alliés l’ont gagnée… (‘Ami Artsi עמי ארצי) (fr)

ATTENTION : ARTICLE EN COURS DE CONSTRUCTION
Objectifs des modifications apportées à la liste d’origine  :
– Adopter une présentation claire et lisible des profils des criminels nazis
– Associer des photos aux noms des criminels
– Vérifier les informations, les compléter et les mettre à jour
– Développer une fiche détaillée sur chaque criminel détaillant ses engagements politiques avant, pendant et après la Libération
CE MESSAGE SERA SUPPRIMÉ DES QUE LA CONSTRUCTION DE L’ARTICLE SERA ACHEVÉE. MERCI DE VOTRE COMPRÉHENSION.)
(dernière mise à jour : 17 avril 2018 (ajout d’informations sur les fiches d’Anton BRUNNER  et d’Anton BURGER))

Non, ce n’est pas un article complotiste de plus, c’est la triste réalité objective des faits : Le procès de Nuremberg n’a jugé que 31 nazis… Le 3è Reich comptait 900 000 SS (et je ne parle même pas des collabos !) !

Pourquoi seulement 31 nazis ont été jugés à Nuremberg ?

On sait qu’il y a eu des exfiltrations vers l’Amérique du Sud, mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il y en a eu aussi vers le Moyen-Orient !

Les nazis ayant fuit vers le Moyen-Orient ont occupé des postes parfois prestigieux, parfois stratégiquement importants…

Certains se sont occupé de la propagande antisémite (et anti-israélienne), d’autres ont entraîné les Arabes dits « palestiniens » dans leurs actions terroristes et stratégiques contre Israël, d’autres encore dirigeaient les opérations armées des pays arabes contre Israël…

Les gens parlent peu des nazis qui, à l’aide d’une certaine complaisance de gouvernements et d’organisations, et des réseaux structurés d’exfiltration pour leur venir en aide, ont « échappé » à Nuremberg. Les nazis ont été beaucoup aidé, par beaucoup de monde, pendant la Shoah, et après :

Pendant la Shoah, il y a eu le refus par les Etats-unis de laisser entrer aux Etats-Unis les Juifs fuyant la Shoah, le refus par les Britanniques de laisser entrer en Palestine mandataire les Juifs fuyant la Shoah, le silence de Pi XII, la complicité et l’entre-aide du mufti de Jérusalem Amin Al ‘Husseini (leader historique et référence ultime de la lutte anti-israélienne des Arabes dits « palestiniens ») avec les nazis.

(cliquez sur les images pour obtenir leur taille réelle)

Amin al ‘Husseini et Heinrich Himmler

Amin al ‘Husseini fait la revue de ses troupes qui arborent le costume militaire nazi. On remarquera aussi le salut nazi de ‘Husseini, bras tendu (photo de droite)

Amin al ‘Husseini fait la revue des troupes qui arborent le costume militaire nazi. On remarquera aussi Amin al ‘Huisseinio en compagnie d’officiers nazis (photo de gauche et de droite) et le salut nazi de ‘Husseini, bras tendu (photo de droite)

Dîner entre nazis (avec Amin al ‘Husseini)

Amin al ‘Husseini et Adolf Hitler

Après la guerre, il y a eu le réseau ODESSA qui leur est venu en aide pour leur permettre de fuir vers l’Amérique du Sud et le Moyen-Orient, il y a eu l’opération Paperclip qui assurait la protection de nazis par les Etats-Unis d’Amérique en échange de leurs « connaissances », il y a eu la Commission de clémence chargée d’alléger les peines prononcées par les tribunaux Alliés, pourtant déjà assez légères, il y a eu la Stille Hilfe (soit disant organisation caritative) qui s’est battue pour empêcher les nazis d’avoir quelque problèmes juridique que ce soit (jamais dissoute et qui existe encore à ce jour !), il y a eu l’Amérique du Sud et les pays Arabes qui ont accueilli à bras ouverts les nazis en fuite et les ont protégé !

La France qui a activement collaboré avec le régime nazi n’a toujours pas fait son examen de conscience. On le voit non seulement par les commissaires aux questions juives et les personnalités politiques ayant soutenu le décret sur le statut des Juifs qui n’ont, ni les uns ni les autres, tâté du cachot, mais aussi en ce qu’il n’a jamais été même esquissé l’idée de rendre aux enfants et petits-enfants de déportés les biens confisqués aux Juifs par l’Etat (la police de Pétain) et pillés par la population alors antisémite, pour l’essentiel ! On n’évoque même pas l’ombre de cette idée en France, pas même aujourd’hui, en 2017 ! Ça fait 72 ans que le sujet n’est pas abordé !

Nous venons d’apprendre, par des documents officiels, que les prétendus « Alliés » étaient informé de l’extermination des Juifs 2 ans et demi avant leur intervention mais ne considéraient pas que sauver des Juifs étaient une priorité ! S’ils étaient intervenus deux ans et demi plus tôt, ils auraient pu sauver 3 millions d’entre nous !!!

De leur côté, les Etats-Unis refusaient de laisser entrer les Juifs fuyant la Shoah, et en Palestine mandataire, les Britanniques renvoyaient les navires de réfugiés juifgs fuyant la Shoah vers l’Europe, dans des camps de rétention européens (y compris des camps allemands !).

Le Centre Simon Wiesenthal recherche les nazis pour les traduire en justice. Le Centre Simon Wiesenthal est une O.N.G. juive, la seule organisation au monde, à ma connaissance, à vouloir retrouver les nazis ayant été exfiltré.

Les nations se contrefoutent de punir les nazis…

Et vu les peines souvent légères dont  ceux jugés à Nuremberg et après ont pu écoper (et tous ceux qui ont été acquittés, qui ont vu leur peine être considérablement réduite par la commission de clémence, ceux qui ont été « dénazifiés » (blanchis), ceux qui ont été inquiétés par la Justice suffisamment tard pour dire après « Laissons-le tranquille, il est vieux et malade » et annuler le procès, et je ne parle même pas du nombre important (exponentiel !) d’anciens nazis qui ont vécu et sont mort de vieillesse sans jamais avoir été inquiétés, on peut se dire que le monde leur est  très clairement complice !

C’est dommage parce que ce n’est pas à nous, Juifs, de combattre les nazis et l’antisémitisme !

C’est aux autres nations du monde de les combattre, parce que ce sont leurs monstres, pas les nôtres ! Ce sont elles qui les ont créé, pas nous !

Efraim Zuroff, du Centre Simon Wiezenthal, a déclaré que son organisation avait permis de retrouver plus de 3 000 criminels nazis depuis 1977 ! C’est beaucoup pour une seule organisation, c’est tout à son honneur et cela mérite d’être salué.

Mais sur 900 000 SS, c’est encore très peu…

Et si l’on avance si lentement, c’est à cause de l’inaction (quand ce n’est pas l’explicite mauvaise volonté des nations en la matière) qui confère l’impunité aux plus grands criminels de l’Histoire ! Les nations auraient dû, si elles avaient réellement eu une prise de conscience, créer une multitude d’organisations comme le Centre Simon Wiesenthal et même plusieurs réseaux coordonnées de traqueurs de nazis et considérer qu’un nazi      n’est pas mort tant que l’on n’a pas retrouvé son corps (combien d’entre eux ont été déclarés morts sans que leur corps soit retrouvés !) et poursuivre les recherches jusqu’à ce que le nazi soit retrouvé (mort ou vivant) ! Mais elles n’en ont absolument rien fait !

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Aujourd’hui, même si le 3ème Reich n’existe plus, les nazis n’ont pas, pour autant, perdu la guerre : Les complicités et les complaisances, les exfiltrations discrètes et nombreuses par des réseaux entiers, les grâces, allègements de peine, relaxes, etc. dont ils ont pu, pour la plupart bénéficier, le nombre terriblement faible d’organisations, tous pays confondus, dont la recherche active des nazis qui n’ont pas été jugés est le but (je le redis, à part le Centre Simon Wiezenthal, je n’en connais aucune) prouve bien que punir les nazis de leurs épouvantables atrocités n’est pas dans l’ordre des priorités et que les nazis ont bénéficié d’un soutien d’après guerre effroyablement bien orchestré !

Aujourd’hui, un certain nombre de nazis sont morts de vieillesse sans jamais avoir été inquiété, vivant une vie tranquille sans connaître l’odeur des barreaux.

Est-ce cela la justice ?!

Il aurait fallu tous les traquer, les juger, jusqu’au dernier, sans complaisance et les enfermer à perpétuité sans allègement de peine possible, sauf pour les très (trop, beaucoup trop) rares comme Oskar Schindler qui a tout fait pour sauver le plus de vies possible en prenant la machinerie nazie à son propre piège.

Aujourd’hui, même s’il est très tard, il n’est pas encore trop tard.

Il faut retrouver les nazis et leurs complices, morts ou vivants… tous ! Connaître leurs parcours secrets, inculper ceux qui les ont aidés et les juger sans complaisance.

Il est insupportable et inadmissible que les nazis puissent n’être pas punis pour ce qu’ils ont fait, et une sanction n’est pas censée leur paraître agréable ou même favorable !

Pour autant, morts ou vivants, voici un petit récap’ de ce que l’on a pu trouver sur une infime poignée d’entre eux… Une poignée de 1 421 criminels nazis et collabos, et sur ce qu’ils sont devenus.

Ce n’est pas ça, la justice !

Dans cette liste, vous constaterez que beaucoup de nazis ont bénéficié de beaucoup de clémence de la part des Alliés… Il ne serait donc pas étonnant qu’à la fin vous vous posiez la question : les Alliés, oui… mais de qui ?

(dernière mise à jour : 17 avril 2018 (ajout d’informations sur les fiches d’Anton BRUNNER  et d’Anton BURGER))





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Abel BONNARD

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AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né le 19 décembre 1883 à Poitiers
  • Se fait connaître des milieux politiques nationalistes à l’âge de 41 ans, à partir de 1925, par sa collaboration au quotidien Le Nouveau Siècle, de Georges Valois, et au Courrier royal avec Henry Bordeaux et Georges Bernanos
  • Est proche de l’Action française, sa pensée politique est celle d’un nationalisme maurrassien, antiparlementariste
  • Préside en novembre 1933, à l’âge de 49 ans, l’ouverture des cours de l’institut d’Action Française, aux côtés de Charles Maurras
  • Signe en 1935 (51 ans) le Manifeste pour la défense de l’Occident et la paix en Europe (Le Manifeste des intellectuels français pour la défense de l’Occident et la paix en Europe est un manifeste rédigé par Henri Massis et destiné à soutenir l’invasion de l’Éthiopie par l’Italie fasciste)
  • Soutient l’Espagne de Franco
  • Publie son œuvre politique majeure, Les Modérés en 1936 (52 ans). Il y critique les parlementaires ainsi que la démocratie
  • En 1937, à 53 ans, se rapproche du Parti Populaire Français (P.P.F.) de Jacques Doriot sans rompre, pour autant, ses liens avec l’Action Française
  • Voyage en Allemagne la même année, en 1937
  • Le quotidien « Le Journal » publie ses impressions et ses interviews d’Adolf Hitler et du théoricien nazi Alfred Rosenberg. La presse nazie souligne ses prises de position en faveur du rapprochement franco-allemand
  • Sympathise avec Otto Abetz et Ernst Jünger et, le 21 janvier 1938, à 54 ans, reçoit Leni Riefenstahl à Cherbourg.
  • Soutient, en juin 1941 (57 ans), la formation de la L.V.F. (Légion des Volontaires Français)
  • Est nommé par Pierre Laval ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse au gouvernement de Vichy, le 18 avril 1942, à l’âge de 58 ans)
  • Est convaincu qu’il n’est « pas bon de répandre aveuglément l’instruction » et qu’elle doit être réservée à une élite. Selon lui, l’instruction n’est bonne ni pour les femmes, ni pour le peuple. Fait l’apologie de l’instinct, de l’élitisme et présente l’instruction populaire comme décadente et responsable de « l’abject érotisme répandu ces deniers temps » et de la « lourde sensualité juive ».
  • Multiplie également les décrets imposant le S.T.O. (Service du Travail Obligatoire) aux étudiants.
  • Est signataire, le 6 juin 1942 du Décret n°1301  réglementant, le statut des Juifs.
  • Est élu membre du conseil municipal de Paris, le 16 décembre 1942, à 59 ans.
  • Co-fonde le 31 janvier 1943, le SOL (Service d’Ordre Légionnaire), embryon de la Milice

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A LA LIBÉRATION

  • Assiste à son dernier conseil des ministres le 17 août 1944 (60 ans)
  • Quitte Paris et la France pour Sigmaringen (Allemagne) le 7 septembre 1944
  • S’envole pour l’Espagne le 2 mai 1945, à l’âge de 61 ans, dans un avion prêté par le diplomate allemand 
  • Est condamné à mort par contumace le 4 juillet 1945, pour « enrôlement pour l’Allemagne, intelligence avec l’ennemi, participation à une entreprise de démoralisation de l’armée et de la nation » et « atteinte à l’unité de la nation »

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APRES LA LIBÉRATION

  • Est libéré le 17 janvier 1946 (62 ans)
  • Séjourne dans un hôtel de Barcelone
  • Est autorisé, le 28 avril 1946, à circuler sur le territoire espagnol et obtient l’asile politique
  • S’installe à Madrid, où il demeure une douzaine d’années (jusqu’à 74 ans)
  • Sombrant dans la misère, change fréquemment de domicile
  • Quitte Madrid pour Paris, le 1er juillet 1958 (74 ans), où il se constitue prisonnier
  • Est conduit à la prison de Fresnes, où on lui signifie le mandat d’arrêt dont il fait l’objet ;
  • Est incarcéré pendant deux heures et trente minutes, et est mis en liberté provisoire
  • S’en suit un procès où, après délibération du jury, il est condamné à dix ans de bannissement avec sursis, avec effet à partir du 20 mai 1945 : la peine (symbolique) est donc déjà purgée.
  • Retourne à Madrid
  • Est terrassé par un infarctus et multiplie dès lors les problèmes de santé
  • Est admis le 6 avril 1968 (84 ans), à l’hôpital Jiménez Díaz pour une thrombose coronaire
  • Meurt le 31 mai 1968 à l’âge de 84 ans.
  • Sont trouvés posés sur sa table, un Coran et un livre de Schopenhauer

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Abel Bonnard

 


Adolf Heinz BECKERLE

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît le 4 février 1902
  • Adhère en 1919, à l’âge de 17 ans,  au « Jungdeutschen Orden », un mouvement anticommuniste et antisémite tout en se prétendant publiquement antifasciste et démocratique (!!)
  • Adhère en 1923, alors âgé de 21 ans, au Parti national-socialiste des travailleurs allemands (le parti nazi) mais le quitte la même année, après le putsch manqué d’Adolf Hitler, plus connu sous le nom de Putsch de Munich, ou encore Putsch de la Brasserie, qui a eu lieu au mois de novembre 1923 (putsch mené par Adolf Hitler qui voulait prendre le pouvoir de force en Bavière et qui était perpétré, outre Hitler lui-même, par des nazis qui devinrent plus tard lugubrement connus : Hermann Göring, Ernst Röhm, Rudolf Hess, Heinrich Himmler et Julius Streicher).
  • Adhère de nouveau, en septembre 1928, à 26 ans,  au Parti nazi  et entre dans la S.A.
  • Devient chef de la S.A. de Hesse et obtient le grade de SA-Standartenführer.
  • Est élu membre du landtag de l’État libre de Prusse en avril 1932 (à l’âge de 30 ans)
  • Est promu, en mars 1933, SA-Gruppenführer
  • Est nommé chef de la police de Francfort-sur-le-Main en septembre 1933 (31 ans)
  • Est promu , en novembre 1937, SA-Obergruppenführer
  • Est nommé représentant spécial auprès du royaume de Bulgarie en juin 1941 (39 ans) et supervise la déportation de 12 000 Juifs de Thrace et de Macédoine à Auschwitz et Treblinka.

A LA LIBÉRATION

  • Est arrêté en septembre 1944 (42 ans) par l’Armée rouge et transféré en URSS. Y est condamné à 25 années de prison.

APRES LA LIBÉRATION

  • Mars 1950 (48 ans) la cour de justice de Hesse confirme dans son rendu qu’il est co-responsable principal de la déportation de Juifs. Sa femme se suicide en 1951, de honte d’être l’épouse d’un criminel de guerre.
  • Est libéré en 1955 (53 ans), mais les tribunaux de la R.F.A. continuent de le poursuivre.
  • Poursuites abandonnées en 1968 en raison de son état de santé (66 ans).
  • Meurt libre en 1976 (74 ans).
Adolf Heinz Beckerle
Adolf Heinz Beckerle

 


Aimé AUTRAND

Peu d’information à son sujet.

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est chef de division des affaires de police à la Préfecture du Vaucluse de juillet 1940 à septembre 1943
  • Y organise la déportation des Juifs du Vaucluse en août 1942
  • Est soupçonné par les Allemands en raison de ses sympathies radicales-socialistes d’avant guerre, est donc arrêté pour gaullisme le 16 septembre 1943 et envoyé au camp de concentration de Linz, en Autriche

A LA LIBÉRATION

  • Est présenté, à son retour en 1945, comme un modèle de résistant (parce qu’il venait d’un camp !)

APRES LA LIBÉRATION

  • Devient représentant du Vaucluse dans le Comité d’Histoire de la Seconde Guerre Mondiale (présidé par Henri Michel, auteur en 1965 du livre Le Département du Vaucluse, De La Défaite à La Libération)
  • Meurt libre en 1980
  • En 2000, une rue d’Avignon a été baptisée en son honneur


Albert BEUGRAS

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né le 23 février 1903
  • Adhère au Parti Populaire Français (P.P.F.) (parti fasciste français) en 1936, à l’âge de 33 ans
  • Devient responsable du service de renseignements du P.P.F. à partir de 1941 (38 ans)
  • Collabore avec le 3è Reich

A LA LIBÉRATION

  • Quitte Paris en août 1944 (41 ans) et rejoint Doriot en Allemagne
  • Refuse d’être un agent américain

APRES LA LIBÉRATION

  • Se livre à la justice française en 1946 (43 ans)
  • Est jugé en janvier 1948 (45 ans)  puis à nouveau en 1950 (47 ans)
  • Est condamné aux travaux forcés à perpétuité
  • Sort de prison en 1954  (51 ans)
  • Meurt libre en 1963 (60 ans)
Albert Beugras
Albert Beugras


 

Albert BORMANN

AVANT LA LIBÉRATION

  • Né le 2 septembre 1902 à Wegeleben (aujourd’hui Saxe-Anhalt) dans le Royaume de Prusse de l’Empire germanique, dans une famille luthérienne
  • Entre en avril 1931 au Nazi Party Relief Fund à Munich
  • Intègre le Kanzlei des Führers (la chancellerie de Hitler) au N.S.D.A.P. en octobre 1931, où il est responsable du parti nazi, de ses finances et des organisations affiliées ainsi que de leurs relations directes à Adolf Hitler. Ce dernier  adorait Bormann et plaçait en lui toute sa confiance.
  • Devient Chef du Bureau Principal n°1 : le bureau des affaires personnelles du Fürher (Persönliche Angelegenheiten des Führers) du Kanzlei des Führers.
  • Collabore avec le 3è Reich

APRES LA LIBÉRATION

  • Change son nom en Roth
  • Est condamné en avril 1949 à six mois de travaux forcés par le tribunal de dénazification de Munich.
  • Meurt libre en avril 1989, à 87 ans, alors qu’il vivait tranquillement à Munich depuis 40 ans !

Albert Bormann
Albert Bormann


Alexandre ANGELI

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Né le 23 mars 1883 à Piedicroce (Haute-Corse)
  • En 1940, alors Préfet régional à Lyon, il applique toutes les directives du régime de Vichy
  • En 1941, le « Mouvement National Contre le Racisme » (M.C.N.R.) est fondé à l’initiative de résistants juifs avec le soutien de catholiques, de protestants et d’athées. Le but de ce mouvement est de combattre par tous les moyens le racisme, le nazisme et la politique de collaboration menée par Vichy. Le mouvement édite de nombreux tracts pour mobiliser l’opinion publique. Angeli collaborant avec le gouvernement de Vichy, lui-même collaborant avec le régime nazi, s’oppose férocement à ce mouvement.
  • Les 16 et 17 juillet 1942, la police française se rend coupable de la rafle du Vél d’Hiv au cours de laquelle plus de 13 000 personnes sont arrêtées (parmi lesquelles, de nombreux enfants et adolescents (4 000).
  • La zone libre est concernée puisque le 4 août 1942 les préfets régionaux reçoivent ordre d’arrêter les Juifs étrangers entrés en France après 1936. L’administration annonce son intention de les transférer en zone occupée avant le 15 septembre. L’ordre, cependant, précise que « les enfants de moins de 18 ans non accompagnés » ne seront pas concernés par ces arrestations ainsi que les « père ou mère ayant un enfant de moins de 5 ans »
  • Le 18 août, un télégramme de René Bousquet (alors secrétaire général de la police) déclare qu’il « ne faut pas laisser les enfants de moins de 18 ans en Zone libre ». Le préfet régional de Lyon, Alexandre Angeli, applique cette directive avec zèle
  • Le 20 août, une rafle a lieu à Lyon.
  • Le 26 août, de nouvelles arrestations ont lieu le 26 août à Lyon ainsi que dans toute la région. Les personnes arrêtées sont, pour la plupart, internées au camp de Vénissieux. Profitant
    du flou juridique (ordres et contre-ordres) concernant les enfants, des membres d’associations tels Claude Gutman (des « Eclaireurs israélites de France »), l’Abbé Glasberg (de l’ « Amitié Chrétienne »), Charles Ledermann (de l’Oeuvre de Secours aux Enfants (O.S.E.)) et d’autres personnalités comme Gilbert Lesage (directeur du service social des Etrangers), le révérend père Chaillet, etc. se mobilisent pour faire évacuer du camp la quasi-totalité des enfants.
  • Le 30 août, le préfet Angeli réclame aux animateurs de l’ « Amitié chrétienne » que les enfants juifs lui soient rendus pour être déportés. L’archevêque de Lyon, le cardinal
    Gerlier, s’y oppose et aurait répondu au Préfet : « Eh bien, monsieur le Préfet, si vous voulez monter à l’Archevêché, montez à l’Archevêché ! Mais les enfants, vous ne les aurez pas ».
    Cette opération permit d’empêcher la déportation des enfants internés à Vénissieux, ils furent dispersés dans différents lieux d’accueil.

APRES LA LIBÉRATION

  • Est jugé et accusé de Collaboration, d’arrestation politiques, de marché noir, de trahison et d’intelligence avec l’ennemi. Le verdict tombe : peine de mort.
  • 6 mai 1946, jugement cassé: Angeli est rejugé à Paris et est finalement condamné à 4 ans de prison et à la privation des droits civiques
  • Angeli meurt libre le 12 avril 1962 à l’âge de 79 ans.
Prefet Alexandre Angeli
Le préfet Alexandre Angeli


Alexander BELEV

 

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né en 1898, à Lom, en Bulgarie
  • Passe de nombreuses années à travailler au Ministère de l’Intérieur bulgare où il devient le protégé du Ministre de l’Intérieur Petar Gabrovski, lui-même un ardent soutien du mouvement fasciste. 
  • Est envoyé, en 1941 par Petar Gabrovski en Allemagne nazie, où il est déjà connu comme l’une des personnalités politique les plus ouvertement antisémites, afin d’étudier les lois de Nuremberg dans l’objectif d’organiser un régime similaire en Bulgarie. 
  • En 1942, le Ministère de l’Intérieur bulgare crée le « Commissariat aux Affaires Juives ». Gabrovski choisit Belev pour devenir président de cette nouvelle organisation.
  • En août 1942, promulgue un ensemble de lois concernant « la manière de traiter » les Juifs de Bulgarie. Se calquant sur les lois Nuremberg, Belev décrète le port de l’étoile pour les Juifs, les regroupe dans des ghettos et restreint leur liberté de mouvement.
  • Devient, à cette époque, un allié politique du SS-Hauptsturmfuhrer Theodor Dannecker, chef de la Gestapo de Bulgarie et adjoint d’Adolf Eichmann.
  • Le 22 février 1943, il signe un pacte avec Dannecker dans lequel il s’engage à livrer 20 000 Juifs à Eichmann, et 12 000 venant des territoires nouvellement conquis de la Thrace occidentale, de la Macédoine orientale  et du reste de la Bulgarie, bien que la déportation de 8 000 Juifs ait été bloquée. Une très large majorité de ceux qu’il a déporté ont été assassinés par les nazis.
  • Est démis, par le gouvernement de Dobri Bozhilov, de son poste de président du Commissariat aux Affaires Juives, le jugeant trop extrême dans ses position et est remplacé par Christo Stomanyakov, réputé plus « modéré » (sic !).
  • Disparaît le 9 septembre 1944. Des rumeurs parlent de suicide, d’autres d’une fuite vers l’Allemagne ou vers les Etats-Unis… 
  • Belev fuit, en réalité, vers Kyustendil (une province bulgare) pour espérer ensuite se cacher en Allemagne. Mais à peine la province bulgare atteinte, il est repéré et arrêté par des maquisards. Ils l’embarquent dans leur véhicule. 
  • A peine après avoir quitté Kyustendil, l’un des maquisards se retourne vers Belev et lui tire dessus. 
  • Belev est mort, jeté sur le bas côté d’une route. Tout ce qu’il s’est passé après sa disparition est découvert des années plus tard.
  • Sa mort est donc datée du jour de sa disparition, le 9 septembre 1944.

A LA LIBÉRATION

  • Est condamné à mort in abstentia, à Sofia, en 1945

 

Alexander Belev


Alexis CARREL

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né le 28 juin 1873 à Sainte-Foy-lès-Lyon
  • Adhère au P.P.F. (Parti Populaire Français, parti fasciste)
  • En 1935, écrit et publie le livre « L’Homme, cet inconnu », dans lequel il développe des thèses eugénistes (livre qui s’est très bien vendu jusque dans les années 50).
  • Rencontre Pétain en 1941 qui le nomme « régent » de la Fondation française pour l’étude des problèmes humains
  • Soutient le parti nazi

A LA LIBÉRATION

  • Meurt le 5 novembre 1944

APRES LA LIBÉRATION

  • Son nom est donné à des rues de villes et à une université de Lyon, un certain nombre d’hommages lui sont rendus dans les années 70 dans différents pays d’Europe

 

Alexis Carrel
Alexis Carrel


Alphonse de CHÂTEAUBRIANT

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né le 25 mars 1877 à Rennes
  • Après avoir visité l’Allemagne en 1935, il devient un défenseur enthousiaste du nazisme
  • En mai 1937, il publie La Gerbe des forces, où il fait l’éloge de l’idéologie hitlérienne, voyant une sorte de compatibilité entre le christianisme, auquel il est attaché, et le nazisme. Il voit, dans le nazisme, un « retour à l’esprit de la chevalerie » mêlé d’une mystique catholique, qu’il a décrite dans son livre « La Réponse du Seigneur ».
  • Rencontre Adolf Hitler, le 13 août 1938, il rencontre même à Berchtesgaden, à qu’il considère comme un nouveau Messie (!!).
  • De juillet 1940 à mai 1941, il crée, préside le groupe Collaboration et dirige, et fonde La Gerbe (journal collaborationniste français), périodique qui se veut un « hebdomadaire politique et littéraire ». Le journal défend l’idée d’une Europe débarrassée du bolchévisme et aryanisée, il est proche des thèses du Rassemblement National Populaire (R.N.P.) de Marcel Déat (parti fasciste et collabo français)

 

A LA LIBÉRATION

  • Se réfugie en Allemagne quand les troupes alliées approchent de Paris, en 1944.
  • Le Comité National des Écrivains (C.N.E.) inscrit son nom sur la liste des auteurs indésirables.

APRES LA LIBÉRATION

  • Après la débâcle de l’Allemagne, il se réfugie en Autriche, et vit à Kitzbühel. Il se fait appeler « Dr Alfred Wolf ».
  • Est frappé d’indignité nationale par contumace et est condamné à mort le 25 octobre 1948 par la sixième section de la Cour de justice de la Seine
  • Le mandat d’arrêt lancé ne l’atteint pas dans le monastère du Tyrol où il s’est retranché.
  • Meurt libre le 2 mai 1951 à Kitzbühel à l’âge de 74 ans

Alphonse de Châteaubriant
Alphonse de Châteaubriant


Alfred ANDRÉ

Peu d’informations précises sur lui.

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est un truand d’Avignon, membre français du G.F.P. (Geheime Feldpolizei – la police secrète allemande dont la spécialité est la lutte contre la Résistance interne et externe et dont l’action et les méthodes lui valent le surnom de « Gestapo de la Wehrmacht »)
  • Organise des rafles de Juifs dans la région d’Avignon, envoie des familles juives entières à la déportation, se sert ensuite dans les appartements et les dépôts de marchandises
  • Rackette les Juifs : promet d’en sauver en échange d’argent et/ou de bijoux et les fait tout de même déporter !,
  • Organise l’arrestation de Juifs de Bollène en mars 1944

A LA LIBÉRATION

  • Fuit le 15 août 1944 avec Charles Palmieri
  • Est arrêté, condamné à mort et fusillé à Nîmes.

Alfred André
Alfred André


Alfred Henri BAUDRILLART

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît le 6 janvier 1859 à Paris 
  • Alors évêque, il déclare au journal Le Matin, le 16 août 1914, au sujet d’une guerre qui s’annonce et qui fera plus de 18 millions de morts (la première guerre mondiale) « Je pense que ces événements sont fort heureux, il y a 40 ans que je les attends. La France se refait, et selon moi, elle ne pouvait pas se refaire autrement que par la guerre qui la purifie ».
  • Est fondateur, en 1919, des Amitiés Catholiques Françaises (à l’époque « Comité Catholique de Propagande Française à l’Etranger »), devenues aujourd’hui Communautés Catholiques Francophones dans le Monde
  • Est élu membre de l’Académie française en 1918
  • Est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1920
  • Le Saint Siège en fait l’évêque titulaire d’Himeria (Italie) en 1921, puis archevêque de Mélitène
  • Accède au rang d’officier en 1931
  • Devient commandeur en 1935
  • Le Saint Siège le fait Cardinal en 1935
  • Soutient le régime de Vichy et la collaboration avec le régime nazi en 1940
  • Devient membre d’honneur du groupe Collaboration
  • Adhère au P.P.F. (Parti Populaire Français, de Jacques Doriot. Un parti fasciste)
  • Dirige la Légion des Volontaires Français Contre le Bolchévisme en décembre 1941 en tant que membre du comité directeur
  • Meurt à Paris, en 1942, à l’âge de 83 ans.
  • Est solennellement enterré à la chapelle des Carmes de l’Institut Catholique

 

Alfred Baudrillart


Algimantas Mycolas DAILIDE 

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né le 12 mars 1921 à Kaunas, en Lituanie 
  • Rejoint en 1941 la police lituanienne (la Saugumas) qui collabore avec le régime nazi en menant des enquêtes pour lui, en procédant à des arrestations. 
  • Jusqu’en 1944, enquête, surveille et collecte des informations sur les Juifs de la région pour le compte du régime nazi
  • Arrête en Lituanie 12 Juifs qui tentent de fuir le ghetto de Vilna ainsi que 2 Polonais qui protégeait des Juifs et les livre aux exécuteurs de la Saugumas
  • Se cache en Allemagne quand l’U.R.S.S reconquiert la Lituanie en 1944.

APRES LA LIBÉRATION

  • En 1950, fuit vers les Etats-Unis
  • Devient citoyen américain en 1955
  • Effondrement de l’U.R.S.S. en 1991. Les Etats-Unis réclame à la Lithuanie les dossiers de la Saugumas.
  • La Lituanie livre au Bureau américain d’immigration et de naturalisation les dossiers de la Saugumas où le nom de Dailide apparaît plusieurs fois. 
  • En février 1997, le tribunal américain de Cleveland le déchoit de sa nationalité compte tenu de son implication dans les persécutions nazies.
  • La cour d’appel américaine du 6ème circuit confirme sa dénaturalisation.
  • S’intalle en Floride en 1999
  • Un juge de l’immigration américain à Bradenton donne l’ordre de son expulsion vers la Lituanie en octobre 2003
  • Une cour d’appel américaine du 11ème circuit annule cet ordre d’expulsion.
  • Est convoqué pour un procès dans un tribunal lituanien en 2006 pour les arrestations des 12 Juifs et des ressortissants polonais quand il faisait partie de la Saugumas. 
  • Est condamné à 5 ans d’emprisonnement, mais les juges décident de ne pas appliquer la condamnation « parce qu’il est très vieux et ne représente pas un danger pour la société »
  • Les Etats-Unis, Israël et le Centre Simon Wiesenthal contestent cette décision.
  • Le tribunal lituanien décide de nommer une commission médicale pour examiner l’état de santé de l’intéressé le 8 juin 2006.
  • Aucune mesure n’a été prise pour exécuter la sentence prononcée à l’encontre de Dailide, qui reste donc condamné sans être emprisonné.
  • Il vit donc libre et a 96 ans cette année

 

 

 

 

 

Algimantas Dailidé
Algimantas Dailidé


Alois BRUNNER

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît en 1912 à Nádkút en Hongrie d’un père et d’une mère très catholiques et viscéralement antisémites.
  • Adhère au NSDAP à l’âge de 19 ans, en 1931.
  • S’inscrit à l’école de police privée de Graz en 1932.
  • Intègre la Légion autrichienne en 1933. Il y rencontre Odilo Globocnik, Ernst Kaltenbrunner, Franz Stangl, Rolf Günther, Franz Novak et Adolf Eichmann.
  • Entre la même année (1933) dans la SS.
  • Intègre le SD en 1939.
  • A partir du 21 décembre 1939, succède à Eichmann à la tête de la Centrale de vienne pour l’internement et la déportation des Juifs d’Allemagne et des pays occupés.
  • Dès octobre 1939, Brunner déporte un millier de Juifs d’Autriche à Nisko.
  • Est nommé Obersturmführer (lieutenant SS) en 1940. Répliquant le modèle du Judenrat imposé aux communautés juives de Pologne, il impose aux Juifs d’Autriche  la création d’une police juive (Jupo) et lui ordonne de participer à la constitution de 5 convois pour Lublin, du 15 février au 12 mars 1941.
  • A partir d’août 1941, interdit l’émigration des hommes juifs entre 18 et 45 ans.
  • Ordonne l’envoi de 5 nouveaux convois pour Lodz du 15 octobre 1941 au 2 novembre 1941.
  • Est promu Hauptsturmführer (capitaine SS) en janvier 1942, quinze jours après la conférence de Wannsee qui enclenche la mise en oeuvre de la « Solution finale au problème juif ».
  • Ordonne, entre le 9 avril et le 14 juin 1942, le départ de six nouveaux convois de Juifs de l’Autriche à Lublin et la déportation de 5 000 Tziganes.
  • Juillet 1942, devient inspecteur de la SIPO-SD.
  • Est nommé à Berlin en octobre 1942. Y ordonne la déportation de 20 000 Juifs les deux mois suivants.
  • Arrive en Grèce le 6 février 1943 avec Dieter Wisliceny, un autre nazi notoire, pour y imposer les lois de Nuremberg aux Juifs de Grèce et préparer la déportation de la communauté juive de Salonique (l’actuelle Thessalonique).
  • Répartit les Juifs dans quatre ghettos fin février 1943 : Vardar, Kalamaria, Agia Paraskevi et Singrou. Les Juifs sont transférés dans un camp de transit du baron Hirsch, situé à proximité de la gare de Salonique d’où les trains les emmèneront à  Auschwitz-Birkenau. Une fois encore, les SS imposent à la communauté juive la création d’une police juive devant les servir.
  • Entre mars 1943 et août 1943, plus de 25 convois quittent Salonique pour Auschwitz-Birkenau. En tout, 45 984 Juifs grecs sont déportés sur ordre de Brunner : 43 850 de la ville de Salonique elle-même, 1 132 des villes mitoyennes et 1 002 de la zone est-Egée.
  • Le 9 mai 1943, Brunner est nommé à Paris et dirige le camp de Drancy, pour intensifier la déportation des Juifs de France.
  • En Grèce, le dernier convoi de Salonique a lieu le 7 août. Parmi les déportés de ce convoi se trouvent 367 Juifs qui sont protégés par leur nationalité espagnole et sont déportés à Bergen Belse. De là, ils sont transférés à Barcelone, puis au Maroc d’où certains sont parvenus à partir pour atteindre la Palestine mandataire.
  • A partir du 10 septembre 1943, l’armistice est signée entre l’Italie et les Alliés, Brunner établit un plan avec Röthke pour la traque des Juifs, plan que suit à la lettre la Gestapo après être entrée dans la ville de Nice. Les rafles sont sans précédent en France dans leurs méthodes : La circoncision vaut appartenance à la « race » juive, des « physionomistes » sont chargés de repérer des Juifs dans les rues d’après de prétendues caractéristiques physiques et de les arrêter. Jusqu’au 14 décembre 1943, 2 500 Juifs sont arrêtés et détenus à l’hôtel Excelsior qui se trouve à proximité de la gare de Nice. 27 déportations sont organisés de Nice à Drancy, de septembre 1943 à décembre 1943, totalisant 1 819 personnes, parmi lesquelles le père de Serge Klarsfeld.
  • A partir de janvier 1944, Brunner ordonne des rafles en région parisienne et en province.
  • Signe le 14 avril 1944, avec Helmut Knochen, chef de la police de sécurité en France, un ordre d’arrestation de tout Juif de nationalité française demeurant sur le territoire : orphelinats, camps de travail, prisons, campagnes sont complètement ratissées… Il en résulte la déportation de 6 000 Juifs (parfois dénoncés pour toucher la prime offerte aux délateurs) de France vers les camps d’extermination de Pologne.

A LA LIBÉRATION

  • Ordonne en juin 1944 le départ d’un convoi de 1 500 personnes. En dépit du débarquement en Normandie, Brunner tient fermement à poursuivre les déportations de Juifs. Cependant, les arrivées à Drancy se raréfient. Brunner se rabat alors sur les enfants détenus dans les centres entretenus par l’Union Générale des Israélites de France (l’UGIF) à Paris et en banlieue. Il rassemble à Drancy 500 enfants âgés de 1 à 15 ans, accompagnés de leurs assistants sociaux et de leurs directeurs.
  • Ordonne, le 31 juillet 1944, la déportation de 1 314 personnes dont 300 enfants de Drancy vers l’Allemagne (convoi n°77).
  • En un an en France, de 1943 à 1944, Brunner déporte 22 427 hommes, femmes et enfants, soit près d’un tiers des déportés juifs de France.
  • Organise avec Josef Witiska, chef de l’Einsatzgruppe H, la déportation des Juifs slovaques. Dans la nuit du 25 au 26 septembre 1944, il rafle 1 800 Juifs de Bratislava, la capitale slovaque et les enferme au camp de Sered. Plus de 13 500 Juifs de Tchécoslovaquie sont, en tout, déportés sur ordre de Brunner.
  • Brunner gagne Prague où se trouve le QG replié d’Eichmann en avril 1945.
  • Prend le nom d’Aloïs Schmaldienst lorsque les troupe soviétiques entrent en Tchécoslovaquie et parvient à leur échapper mais est interné un peu plus tard dans un camp américain à proximité de Vienne.  Suite à une confusion d’identité, Anton Brunner est exécuté à la place d’Alois Brunner, ce qui lui permet d’échapper aux Alliés.
  • Est condamné à mort par contumace, le 3 mai 1945, par le Tribunal permanent des forces armées à Paris.

APRES LA LIBÉRATION

  • Mène une existence tranquille à Essen, en Allemagne, en totale contradiction avec le fait qu’il figure sur la liste n°1 des criminels de guerre établie par le Tribunal militaire international de Nuremberg.
  • De peur d’être repéré, il fuit vers l’Egypte en 1953, où il se fait appeler Ali Mu’hammad. Il est traqué sans relâche par Simon Wiesenthal, et gagne la Syrie en 1954 avec l’aide d’Amin al-‘Husseini, le mufti de Jérusalem. Il y retrouve un autre nazi notoire, Franz Rademacher. Ce dernier l’embauche dans sa société Orient Trading Company (OTRACO), sous le nom de Georg Fischer.
  • L’Allemagne et d’autres pays réclament sans succès son extradition.
  • On le retrouve sur une photo de 1961 où il porte une moustache (ce qu’il n’avait pas fait jusque là)
  • Le 3 septembre 1961, le Mossad (les services secrets israéliens) le localisent et lui envoient un colis piégé : deux agents de la poste de Damas sont tués, Brunner (qui se fait alors appeler « Fisher ») est seulement blessé,  bien que la police syrienne prétende qu’il est mort. Brûlé au visage, il perd son œil gauche.
  • En 1966, après le coup d’État du parti Baas pour prendre le pouvoir, Alois Brunner devient conseiller des services de sécurité syriens.
  • En 1971, il prend encore davantage d’importance après le coup de force qui place ‘Hafez el-Assad à la tête du pays. Brunner forme tous les chefs de renseignement syriens et crée les techniques de torture qui seront appliquées dans les prisons syriennes.
  • En 1980, un autre colis piégé lui est envoyé causant la perte de plusieurs de ses doigts.
  • En 1982, Beate et Serge Klarsfeld localisent son adresse, contraignant la France et l’Allemagne à déposer une requête d’extradition auprès de la Syrie.
  • En 1985, le journal allemand Bunte parvient à le photographier. Cette photographie permet à la police criminelle de Wiesbaden de l’identifier formellement.
  • En 1987, Brunner déclare, dans une interview accordée au Chicago Sun-Times, à propos des Juifs exterminés : « Tous méritaient de mourir parce que c’étaient les envoyés du diable et des ordures humaines. Je n’ai aucun regret et je le referais « .
  • En août 1987, Interpol lance contre lui un mandat d’arrêt international.
  • En 1992, une rumeur prétend qu’il vient de mourir en Syrie. Mais sa fille, Irena Ratheimer, mariée à un député autrichien, n’a jamais confirmé ce décès. L’enquête pour attester la tenue d’obsèques pour lui ou même l’existence d’un enterrement dans un cimetière de Damas n’a pas été concluante.
  • En 1995, le procureur de l’Allemagne promet une récompense de 333 000 dollars pour toute personne fournissant des informations permettant sa capture.
  • En décembre 1999, des rumeurs prétendent que Brunner est mort en 1996. Mais des journalistes allemands ayant fait un séjour en Syrie affirment qu’il est bel et bien vivant et qu’il réside à l’hôtel Méridien de Damas.
  • Le 2 mars 2001, Brunner est à nouveau condamné en France par contumace à la prison à perpétuité pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
  • En juillet 2007, le ministère de la Justice autrichien promet sur son site une récompense de 50 000 euros à toute personne qui fournirait des informations pouvant conduire à localiser ou capturer Alois Brunner et Aribert Heim.
  • En juillet 2011, le gouvernement allemand reconnaît avoir détruit des documents concernant la localisation de Brunner.
  • Fin novembre 2014, le centre Simon-Wiesenthal annonce son probable décès en 2010, à Damas, à l’âge de 98 ans, d’après les informations récoltées par un ancien agent des services secrets allemands qui avait servi au Moyen-Orient.

 

Alois Brunner


Alwin-Broder ALBRECHT

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît le 18 septembre 1903 en Allemagne à Sankt Peter-Ording dans la province de Schleswig-Holstein.
  • Rejoint à 18 ans, en 1922,  la Reichsmarine.
  • Est promu Kapitänleutnant le 1er juin 1934, à l’âge de 30 ans.
  • Devient Korvettenkapitän 3 ans plus tard, le 1er novembre 1937.
  • Est nommé Officier de liaison d’Adolf Hitler à la Marine le 19 juin 1938.
  • Le 30 juin 1939, après avoir découvert qu’Albrecht avait épousé en début d’année une femme « avec un passé », Erich Raeder, le Commandant du Grand Amiral de la Marine, tente de le transférer à Tokyo, puis de l’expulser de la Marine. Hitler s’y oppose et une dispute éclate entre Hitler et Raeder.
  • Est nommé par Hitler NSKK-Oberführer, le 1er juillet 1939, devient un des adjoints de Hitler, travaillant à la Chancellerie du Reich à Berlin.

 

A LA LIBÉRATION

  • En 1945, passe du temps dans le Führerbunker (le bunker de Hitler) en tant qu’adjudant de Hitler. Est vu pour la dernière fois dans le cadre de la bataille de Berlin, défendant la Chancellerie du Reich d’Hitler une mitraillette à la main.
  • Se serait suicidé, dit-on, le 1er mai 1945, à l’âge de 41 ans, mais son corps n’a, en réalité, jamais été retrouvé.

 

Alwin-Broder ALBRECHT
Alwin-Broder ALBRECHT

 


Amédée BUSSIERE

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît le 12 décembre 1886 à Clermont-Ferrand (France).
  • Devient préfet de police de Paris à l’âge de 56 ans, en mai 1942.
  • Sans être sous ses ordres directs, Bussière est un grand ami de René Bousquet.
  • Organise la rafle du Vel d’Hiv’ la nuit du 15 au 16 juillet 1942.
  • Livre, en 1943, des informations Röthke et fait arrêter 37 500 personnes, Juives la plupart, mais également des Résistants non-Juifs.

A LA LIBÉRATION

  • Est arrêté et incarcéré à Drancy, au dépôt de la préfecture de police le 20 août 1944, puis est incarcéré à la Santé.
  • Est révoqué le 25 mai 1945.

APRES LA LIBÉRATION

  • Comparaît devant la cour de justice de la Seine en juillet 1946 où il est inculpé pour renforcement des Brigades Spéciales, collaboration et intelligence avec l’ennemi. Il échappe de peu à la peine de mort, est condamné aux travaux forcés à perpétuité, à l’indignité nationale et à la confiscation des biens. Il est alors détenu à Fresnes.
  • La peine est commuée en 1951 (5 ans plus tard), il obtient alors la liberté conditionnelle la même année.
  • Meurt libre en 1953, à l’âge de 67 ans.

 

Amédée Bussière
Amédée Bussière


André BAILLET, dit « le Colonel »

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est commissaire de police.
  • Adhère au gouvernement de Vichy Sous-directeur des Renseignements Généraux.
  • Devient directeur en 1943.
  • Nommé à la tête de l’administration pénitentiaire, livre de nombreux prisonniers à la Milice.

 

APRES LA LIBÉRATION

  • Est condamné à mort le 20 juin 1945
  • Est fusillé à Montrouge, le 26 juin 1945

 

Andre Baillet
Andre Baillet


André BAUR

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît en 2904

Est vice-président de l’UGIF (Union Générale des Israélites de France ) créée par Philippe Pétain le 29 novembre 1941 (JO DU 2-12-1941) avec un objectif collaborateur comme explicité dans ses statuts :

« Loi du 29 novembre 1941 instituant une Union Générale des Israélites de France

Nous Maréchal de France, Chef de l’Etat français le Conseil des ministres entendu décrétons :

Article premier. – Il est institué auprès du Commissariat aux Questions juives une Union générale des Israélites de France. Cette Union a pour objet d’assurer la représentation des Juifs auprès des Pouvoirs publics notamment pour les questions d’assistance, de prévoyance et de reclassement social. Elle remplit les tâches qui lui sont confiées dans ce domaine par le gouvernement. L’Union générale des Israélites de France est un établissement public autonome doté de la personnalité civile. Elle est représentée en justice comme dans les actes de la vie civile par son président, qui peut déléguer à tel mandataire de son choix tout ou partie de ses pouvoirs.

Article 2. – Tous les Juifs domiciliés ou résidant en France sont obligatoirement affiliés à l’Union générale des Israélites de France. Toutes les associations juives sont dissoutes à l’exception des associations cultuelles israélites légalement constituées. Les biens des associations juives dissoutes sont dévolus à l’Union générale des Israélites de France. Les conditions de transfert de ces biens seront fixées par décret rendu sur le rapport du secrétaire d’Etat à l’Intérieur.

Article 3. – Les ressources de l’Union générale des Israélites de France sont constituées : 1°, Par les sommes que le Commissariat général aux Questions juives prélève au profit de l’Union sur les fonds de solidarité juive institué par l’article 22 de la loi du 22 juillet 1941. 2° Par les ressources provenant des biens des associations juives dissoutes. 3° Par des cotisations versées par les Juifs et dont le montant est fixé par un Conseil d’administration de l’Union d’après la situation de fortune des assujettis et selon un barème approuvé par le Commissaire général aux Questions juives.

Article 4. – L’Union générale des Israélites de France est administrée par un Conseil d’administration de dix-huit membres choisis parmi les Juifs de nationalité française, domiciliés ou résidant en France et désignés par le Commissaire général aux Questions juives.

Article 5. – Le Conseil d’administration est placé sous le contrôle du Commissaire général aux Questions juives. Les membres répondent devant lui de leur gestion. Les délibérations du Conseil d’administration peuvent être annulées par arrêté du Commissaire général aux Questions juives.

Article 6. – Les cotisations fixées par le Conseil d’administration de l’Union générale des Israélites de France sont recouvrées par états exécutoires comme il est prévu par l’article 2 du décret du 30 octobre 1935.

Article 7. – Tant que subsisteront les difficultés de communication résultant de l’occupation, le Conseil d’administration pourra être divisé, le cas échéant, en deux sections dont le siège sera fixé par le Commissaire général aux questions juives. Chaque section comprendra neuf membres et sera présidée l’une par le président et l’autre par le vice-président.

Article 8. – Le présent décret sera publié au Journal officiel et exécuté comme loi de l’Etat.

Fait à Vichy, le 29 novembre 1941

Ph. PÉTAIN

Par le maréchal de France, chef de l’Etat français.

L’amiral de la flotte, ministre Le garde des Sceaux, ministre

vice-président du Conseil secrétaire d’Etat à la justice

AI. DARLAN Joseph BARTHÉLEMY

Le ministre, secrétaire d’Etat à l’intérieur

Pierre PUCHEU 

Le ministre secrétaire d’Etat à l’économie nationale et aux finances 

Yves BOUTHILLIER »

(JO DU 2-12-1941)

 

 

  • Pétain nomme des notables juifs le 9 janvier 1942 pour représenter l’UGIF : le décret nommant les membres du Conseil d’administration de l’UGIF est publié au Journal Officiel de l’Etat français. Les personnes qui rechignaient à capituler sont remplacés (pour la zone sud car en zone nord, la plupart d’entre eux venant du Comité de coordination des Oeuvres de bienfaisance du Grand-Paris où ils avaient déjà fait leurs preuves, ils étaient moins susceptibles de contester les ordres). MM. André Baur, Georges Edinger, Fernand Musnik, Benjamin Weill-Hallé, Marcel Stora, sont donc rejoint par Mmes Juliette Stern et Lucienne Scheid-Haas, Alfred Morali et Albert Weill.Les documents évoquant les enfants, dans les archives de l’UGIF, sont plutôt rares, néanmoins des notes de service sont assez parlantes :

    « Avis important : Nous constituons à l’Union Générale des Israélites de France, un fichier central de tous les enfants juifs dont les parents ont été arrêtés ces jours-ci. Si ces enfants ont été recueillis par un organisme privé ou par des familles particulières et que vous en ayez connaissance, nous vous prions de bien vouloir les signaler immédiatement car il est déjà porté à notre connaissance que quelques enfants se sont trouvés égarés. Tout le service social fonctionne en permanence continuelle et, à cet effet, nous vous prions de bien vouloir établir avec nos services une liaison régulière… »

Cette information publiée dans le Bulletin de l’UGIF du 24 juillet 1942 pouvant sembler, de prime abord, anodine prend tout son sens quand elle est replacée dans son contexte : elle a, en effet été publiée une semaine après la grande rafle des 16 et 17 juillet et est lourde de menaces car elle annonce le rassemblement de ces  » enfants égarés « , dans des maisons où ils seront très surveillés et qui sont tenues à disposition des nazis qui venir rafler ces enfants très facilement. Ce communiqué sera renouvelé pendant plusieurs semaines dans le Bulletin de l’UGIF.

La presse de la résistance juive dénonce l’UGIF :

Notre Voix – 15 février 1943 :

REDOUBLONS D’EFFORTS POUR LES PETITS ENFANTS JUIFS TRAQUÉS

 » … Chaque jour nous apporte de nouvelles preuves de sympathie et de solidarité envers les petits malheureux que l’action des femmes parisiennes a sauvés de la déportation et de la mort. Outre les sommes importantes collectées à Nice, ces jours derniers, 25 familles françaises s’offrent à prendre chacune un enfant juif. Marseille, Nice, Grenoble suivent leur exemple. Voilà les beaux exemples de solidarité française et voilà la honte de l’Union Générale des Israélites de France qui a livré 100 enfants aux agents de la Gestapo pour les assassiner. Leur crime sera impitoyablement châtié. Redoublons d’effort pour les petits enfants juifs traqués. Collectons l’argent et les vêtements pour eux. Trouvons-leur des marraines qui remplaceront la maman perdue. Faisons tout pour que le sourire reparaisse sur leur visage attristé… « 

Notre Voix – 1er juin 1943 :

L’UGIF, FILIALE DE LA GESTAPO

 » A Lyon, un Juif a demandé un secours à l’UGIF or on a exigé qu’il présente sa carte d’identité. Comme elle ne portait pas le tampon  » Juif « , l’UGIF refusa le secours. A Marseille, la Gestapo a exigé de l’UGIF la liste des Juifs assistés. Cette organisation a répondu qu’il n’y avait pas de liste mais que les personnes qu’elle aide allaient se présenter tel jour. Et quand les malheureux arrivèrent, la Gestapo était là pour les déporter. Nous avions déjà mis en garde contre les traîtres de l’UGIF quand ils avaient, à Paris, livré des enfants aux Boches. Les faits rapportés plus haut indiquent à tous les Juifs qu’ils doivent considérer l’UGIF comme une filiale de la Gestapo. Les traîtres seront démasqués. Leur châtiment se prépare. « 


Notre Voix – 20 juin 1943 :

PAS UN SOU POUR LES TRAITRES DE L’UGIF!

 » L’entreprise de mouchardage et de spoliation créée par la Gestapo a besoin d’argent et, comble d’audace, elle impose une contribution à ses victimes dont les contributions volontaires sont insuffisantes et pour cause. L’UGIF ne se contente plus de la part que les Boches lui versent sur les spoliations qu’ils réalisent. Il lui faut davantage. Et cela soi-disant pour secourir les Juifs déshérités. D’abord, les Juifs n’auraient pas besoin de ces prétendus secours si on ne leur avait pas volé leurs biens et si on les laissait travailler librement. Et d’autre part, chacun sait comment l’UGIF secourt les malheureux. Comme à Paris où elle livre à la Gestapo, pour être déportés, les enfants qui lui avaient été confiés ; à Marseille, où les Juifs qui se présentent pour toucher un secours sont aussitôt embarqués par la Gestapo prévenue par cette organisation de traîtres ; à Lyon, où l’UGIF exige que la carte d’identité porte la mention  » Juif « . La solidarité, les Juifs la pratiquent mais entre eux, à l’exclusion des traîtres qui veulent une fois de plus mériter le salaire que leur alloue leurs maîtres de Vichy et de Berlin en organisant un nouveau recensement des Juifs. Car c’est à cela que tend également la nouvelle contribution. En dehors des sommes qu’elle rapporterait elle permettrait aussi de connaître les nouvelles résidences et de mieux livrer les Juifs à leurs bourreaux.

BOYCOTTONS CE NOUVEAU RECENSEMENT DÉGUISÉ. PAS UN SOU POUR L’UGIF… « 

A partir de l’été de 1943, c’est au tour d’André Baur de payer le fait d’être Juif. La Gestapo vient le chercher et l’enferme à Drancy.

Le 17 décembre 1943, elle le met dans le convoi N°63 direction Auschwitz avec 501 hommes et 345 femmes, 99 enfants de moins de 18 ans. Les nazis l’y assassinent.

 

 

 


Andreas BOLEK  

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît le 3 mai 1894 en Allemagne à Weinbergen près de Lemberg.
  • Rejoint en 1919 le parti nazi dans l’espoir de passer d’officier de combat à chef local.
  • Devient député de la Haute Autriche en 1926.
  • Devient président du NS Group et conseil de la ville de Linz en 1932.
  • En mars 1936, devient représentant du Reichstag pour la circonscription de Hessen.
  • Rejoint la SS et devient chef de brigade en 1937.
  • Est chargé de la gestion du corps du chef de la police de Magdebourg le 1er décembre 1937, poste totalement occupé dès le 7 novembre 1938.
  • Devient, la même année, directeur des SS du bureau principal du SD.
  • Devient, en 1939, membre honoraire du Tribunal populaire pendant cinq ans.
  • Est nommé à la tête d’un groupe de SS en 1942 et reçoit les honneurs des nazis.

A LA LIBÉRATION

  • Est fusillé par les troupes soviétiques le 5 mai 1945 sur le flanc occidental de l’Elbe.

 


Angelo CHIAPPE

AVANT LA LIBÉRATION

  • Naît le 25 juillet 1889 à Ajaccio
  • Part du Parti radical et du Parti radical socialiste pour se rapprocher de l’extrême droite et de l’Action française.
  • Devient chef de cabinet du préfet de la Somme et sous-préfet, puis devient successivement, de 1928 à 1931, préfet d’Ardèche et, jusqu’en 1936, de l’Aisne.
  • En 1931, devient père de Jean-François Chiappe (l’historien monarchiste et d’extrême-droite)
  • Participe, le 13 février 1936, à un imposant cortège composé en majorité de militants de droite, d’extrême-droite et de l’Action Française, à l’occasion des obsèques de Jacques Bainville (historien admiratif de l’antisémite et monarchiste Charles Maurras).
  • Est muté, toujours en 1936, et devient préfet de la Manche.
  • Est muté en 1939 et devient préfet des Basses-Pyrénées et y prend la responsabilité du camps de Gurs (camp de rétention pour incarcérer, pendant la seconde guerre mondiale, les ressortissants de pays de l’Axe, en guerre contre la France (Allemagne nazie, Italie fasciste et Japon impérial), des militants du Parti Communiste favorables au Pacte germano-soviétique).
  • En septembre 1940, devient préfet du Gard
  • Soutient la collaboration dès octobre 1940 et prend part à la chasse aux Résistants et aux Juifs, procède à la dissolution de 63 conseils municipaux des villes principales Nîmes, Beaucaire, Alès, Bessèges et La Grand-Combe
  • Révoque, en 1942, le maire de Bagnols, Ernest Euzéby, celui-ci ayant refusé de retirer le buste de Marianne du fronton de sa mairie.
  • Devient préfet du Loiret le 6 février 1944 et préfet régional d’Orléans, promotion qu’il doit aux SS. A très mauvaise réputation à Orléans, en zone libre, où il est considéré comme un « Vichy policier ».
  • La Milice s’installe à Orléans et provoque de très nombreux incidents avec la population locale.
  • Chiappe reçoit le 23 avril Joseph Darnant et Philippe Henriot.
  • Accueille officiellement Philippe Pétain le 7 mai 1944 devant une foule importante.

A LA LIBÉRATION

  • Les troupes américaines progressant, Chiappe disparaît dès début août 1944, quitte Orléans le 8 août, revient chercher des affaires personnelles le 9, prend la route vers Montargis.
  • Est arrêté courant août à Paris et réclammé à Nîme, ville sous contrôle des Francs Tireurs Partisans (FTP).
  • Est jugé pour collaborationnisme et pour son zèle dans l’application du STO (Service du Travail Obligatoire).
  • Est condamné à mort puis fusillé le 23 janvier 1945 devant les arènes.

 


Anton BROSE

SS au grade de unterscharführer, Gestapo d’Auschwitz

  • N’a jamais été jugé
  • Pas d’autre informations à son sujet
Anton Brose
Anton Brose


Anton BRUNNER

 

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né le 8 août 1898 à Bregana, en Croatie.
  • S’installe en Allemagne avec sa famille pendant la 1ère guerre mondiale.
  • Devient membre du Parti Social Démocrate du Travail (SDAP) dans les années 20.
  • Obtient le poste de commissaire du Reich pour la réunification en mars 1938.
  • En 1939, rejoint le parti nazi (NSDAP).
  • En 1941, devient responsable au département central de l’internement des citoyens juifs dans les camps collectifs de Leopoldstadt, à Vienne, en Autriche.
  • Brunner est muté en mars 1943 au « Bureau central pour le règlement de la question juive » à Prague. Il y reste jusqu’au début du mois de mai 1945.
  • Participe à partir de mars 1944 (jusqu’à décembre 1944) au Sonderkommando Eichmann à Budapest (Hongrie) en raison de sa maîtrise de la langue hongroise et déporte les Juifs hongrois vers le camp de concentration d’Auschwitz.

A LA LIBÉRATION

  • Prend la fuite dès le début du soulèvement de Prague, le 5 mai 1945, avec d’autres criminels bureaucrates

 

APRES LA LIBÉRATION

  • Est arrêté et inculpé par le tribunal populaire de Vienne. Est accusé d’avoir participé au minimum à 48 rafles dans les camps de rassemblement du deuxième district de Vienne et d’être responsable de la déportation de 48 000 Juifs. Peine inconnue, suite inconnue.
  • Condamné à mort le 10 mai 1946, après une semaine de procès, il est exécuté le 24 mai 1946, à l’âge de 48 ans, à Vienne, en Autriche.

Anton Brunner
Anton Brunner


Anton BURGER

 

 

AVANT LA LIBÉRATION

  • Est né le 19 novembre 1911 à Neunkirchen, en Autriche.
  • Rejoint l’armée autrichienne en 1930.
  • Intègre la parti nazi autrichien en 1932.
  • Le parti nazi étant officiellement interdit en Autriche par décret du gouvernement de Engelbert Dollfuss en juin 1933, Burger s’installe à Augsbourg, en Allemagne et devient membre de la Légion autrichienne (groupe paramilitaire composé de pro-nazis autrichiens expatriés).
  • Reçoit la citoyenneté allemande en 1935.
  • Participe avec la Légion autrichienne à l’Anschluss le 12 mars 1938 et est intronisé dans la SS et est affecté à l’Agence centrale pour l’émigration juive à Vienne devenant membre du commandement d’action spécial Bureau de sécurité du Reich.
  • Est transféré, en 1939, à l’Agence centrale pour l’émigration juive à Prague, d’où il participe à l’expropriation d’environ 1 400 foyers juifs.
  • Est promu au Obersturmführer et dirige la succursale de la RSHA ( la RSHA  est l’abréviation allemande désignant l’Office central de la sécurité du Reich) à Brno dès 1941.
  • Est envoyé par Adolf Eichmann à Bruxelles, en 1942,  pour coordonner les expulsions des Juifs belges, néerlandais et français.
  • Sert au camp d’Auschwitz en 1943.
  • Devient commandant du camp de concentration de Theresienstadt du 3 juillet 1943 au 7 février 1944.
  • Ordonne, le 11 novembre 1943, à la population du camp, près de 40 000 personnes, de se tenir debout devant les baraquements par temps de gel lors d’un recensement du camp. 300 détenus meurent d’hypothermie.
  • Est envoyé à Athènes, en Grèce, par Adolf Eichmann pour remplacer Dieter Wisliceny en tant que chef du Sicherheitsdienst, en février 1944, où, sous le colonel SS Walter Blume, il organise les déportations de Romaniotes et de Séfarades de Rhodes et de Kos et de Corfou… Il déporte au total plus de 3 000 Juifs.
  •  Est promu SS-Hauptsturmführer (capitaine) en juin 1944.

 

APRES LA LIBÉRATION

  • Est arrêté à Altaussee (Autriche) et détenu dans un camp d’internement à proximité de Salzbourg.
  • Est jugé par contumace par la Cour populaire de Tchécoslovaquie et est condamné à mort.
  • S’échappe du centre de rétention en juin 1947 et s’installe dans sa ville natale à Neunkirchen sous un faux nom.
  • Est arrêté en mars 1951, et est maintenu en détention à Vienne.
  • S’échappe à nouveau le 9 avril 1951 et disparaît sans laisser de trace.
  • S’installe non loin de la frontière entre l’Allemagne et l’Autriche.
  • Travaille comme gardien de 1960 à 1961.
  • Déménage en 1961, dans la ville d’Essen et y travaille comme vendeur sous le nom de Wilhelm Bauer.
  • Meurt libre le 25 décembre 1991, à 80 ans, à Essen (Allemagne).
  • Sa véritable identité est découverte en mars 1994. L’information est confirmée au Centre Simon Wiesenthal par le Bavarian Landeskriminalamt.

 

Anton Burger

(article en cours de construction, la liste est bien loin d’être finie !)

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